TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

lundi 20 décembre 2010

MANIFESTATION POUR LA SOUVERAINETE DES INSTITUTIONS IVOIRIENNES dimanche 19 décembre place de la République


Place de la République Ivoiriens et Africains... par nyoumsi

J'avais décidé d'assister avec mon mari et nos enfants à la manifestation du 19 décembre 2010 place de la République des pro-Gbagbo après le succès de la manifestation de la semaine précédente devant le Conseil Constitutionnel dans une ambiance bon enfant et familiale en dépit des tensions et des enjeux vitaux pour ce pays.  Quand nous sommes arrivés à 15h, la tension était à son paroxysme... Quelques 200 manifestants (une majorité de femmes et quelques enfants) pro-Gbagbo étaient encerclés par des cordons de CRS qui les empêchaient de bouger tandis qu'une trentaine de manifestants pro-Ouattara (presque exclusivement des jeunes hommes) leur balançaient toutes sortes de projectiles (chaussures, bouteilles, chaises,...) dans l'indifférence la plus totale des forces de l'ordre pourtant massivement mobilisées. Confrontés à ce climat de violence, nous avons décidé que mon mari rentrerait avec les enfants et que je resterais ne serait-ce que pour témoigner de l'agression dont les manifestants pacifiques pro-Gbagbo étaient victimes. Tandis que les responsables de la sécurité de la manifestation tentaient tant bien que mal d'empêcher certains manifestants de répondre à la provocation, nous avons appris que deux ivoiriens pro-Gbagbo avaient été agressés à l'arme blanche par les pro-Ouattara en tentant de rejoindre le cortège (nous ne les reverrons que vers 18h à leur retour de l'hôpital au moment de la dispersion de la manifestation). Avec d'autres, j'ai interpelé les CRS en leur reprochant de laisser des femmes et des enfants manifestant pacifiquement et bénéficiant de l'autorisation préfectorale de le faire (ils attendaient visiblement depuis plus de deux heures que la situation dégénère et qu'ils aient ainsi un prétexte pour disperser la manifestation)... N'ayant rien pour filmer ou prendre des photos, j'ai interpellé un journaliste en lui demandant de filmer ce qui se passait pour attester que les manifestants pro-Gbagbo étaient violemment agressés dans l'indifférence la plus totale des forces de l'ordre voire avec leur complicité... Il m'a répondu avec mépris qu'il était du côté de Ouattara (belle éthique journalistique qui consiste à ne garder des preuves que pour servir le parti pris que l'on défend  au détriment de la couverture objective des faits!). Quand il est devenu évident qu'il serait difficile de faire disperser la manifestation en incriminant les pro-Gbagbo et devant le nombre de témoins, des renforts sont soudainement apparus et ont enfin interpellé la poignée d'agresseurs qui empêchait le cortège de défiler. Mais le mal était fait : les manifestants ont dû se contenter de rester rassemblés sur la place de la République et les journaux titrèrent le lendemain uniquement sur les affrontements entre pro-Gbagbo et pro-Ouattara, occultant totalement l'origine des violences et la passivité, voire la tolérance pour le moins surprenante des CRS vis-à-vis des agresseurs clairement identifiés. Je tenais juste à partager ces quelques éléments avec ceux que ça peut intéresser : en Côte d’Ivoire, on n’y est pas et on peut vite se faire des idées selon les sources qui nous abreuvent. Là au moins, j'étais présente et l'information est de première main.