TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

mardi 17 mai 2011

DEUX POIDS DEUX MESURES : L'INDECENCE !

« Entre le riche et le pauvre, entre le fort et le faible, c’est la liberté qui opprime  et la loi qui libère »  LACORDAIRE

Pas moyen d'échapper aux cris d’indignation des amis de DSK :
-   BHL le va-t-en-guerre de l’Occident n’a pas de mots assez durs pour dénoncer l’injustice dont serait victime son ami de 30 ans ;
-   Manuel WALS a failli pleurer d’émotion devant les images insupportables de STRAUSS-KAHN menottes au poignet, incapable d’avoir commis les crimes dont on l’accuse ;
-   Avec des trémolos dans la voix, Benoît HAMON y va également de son couplet avec quelques bémols toutefois, histoire de préserver l’avenir, calcul politique oblige ;
-   De la même façon l’impénétrable CAMBADELIS crie au complot en rappelant la présomption d’innocence et la nécessité de défendre l’honneur de son ami… Aurais-je rêvé ? Est-ce le même homme épris de Vérité et de Justice que j’avais entendu approuver l’intervention de la France en Côte d’Ivoire allant même jusqu’à reprocher à JUPPE de ne pas l’avoir fait plus tôt (voir son intervention pendant l’audition des Ministres JUPPE et LONGUET devant la Commission des Affaires Etrangères de l’Assemblée Nationale au lendemain des bombardements français ) ?
-   Je ne vous parle même pas de tous ces responsables politiques totalement ignorants de la situation en Côte d’Ivoire mais s’empressant de crier avec la meute pour rester dans le ton (MONTEBOURG, DUFLOT ,…).
Je  ne participe pas du lynchage médiatique de DSK et j’ai même pu -  dans un premier mouvement d’empathie - me laisser aller à le plaindre lui ou plutôt sa famille et sa femme en particulier,  tellement habituée à m’indigner sur commande par pression médiatique interposée et sur fond de pensée unique savamment distillée. Puis je me suis rappelée toutes les silences coupables de ces messieurs bienpensants, le plus ignoble du moment restant pour moi la diabolisation du régime GBAGBO et l’abandon de ce pays entre les mains de chiens de guerre assoiffés de sang et de pouvoir avec à leur tête  l’infâme OUATTARA grand ami des grands de ce monde au premier rang desquels OBAMA, SARKO, SORROS et aussi  DSK (voir toutes les pages de ce Blog et les autres Blogs consacrés à la dénonciation de ces massacres cités en LIENS). Je revois le massacre des 67 manifestants aux mains nues et les milliers de blessés de l’Hôtel Ivoire du 9 novembre 2004 par la Licorne, le cynisme avec lequel le parti socialiste a presque unanimement approuvé les interventions militaires en Côte d’Ivoire au mépris de la souveraineté du peuple ivoirien et de ses institutions. J’ai encore dans les oreilles les cris d’horreur des rescapés des bombes françaises, des exactions et crimes commis par les rebelles de OUATTARA. Je réprouve la chape de silence qui s’est abattue sur le pays depuis qu’il aurait soit disant été libéré de la pseudo-dictature GBAGBO fabriquée de toutes pièces pour justifier encore et encore le dépeçage de la Côte d’Ivoire par les Occidentaux, éternel remake du partage de l’Afrique version conférence de BERLIN.
Les preuves des dérives annoncées du régime OUATTARA sont visibles partout sur le Net mais surtout pas sur les chaînes de grande écoute. L’omniprésence des caméras et des journalistes qui peine tant les proches de DSK fait cruellement défaut en Côte d’Ivoire en particulier et dans les pays émergents plus généralement, permettant ainsi de taire les exactions graves et permanentes qui s’y passent.
Ce que subit aujourd’hui DSK est certes éprouvant à l’aune de nos standards d’Occidentaux privilégiés, mais anecdotique si on le compare à  l’épuration ethnico-politique qui sévit actuellement en Côte d’Ivoire dans l’indifférence générale et avec la complicité des partis de gouvernement et même de certaines ONG acquises à OUATTARA dont elles commencent malgré tout à se distancier au vu de l’ampleur des massacres perpétrés et surtout prémédités.
Alors vous comprendrez que les cris d’indignation à géométrie variable des caciques du PS finissent par lasser et discréditent les valeurs qu’ils prétendent défendre. Leurs protestations contre « les traitements dégradants et attentatoires à la dignité » qui seraient infligés au pauvre DSK tout juste accusé de viol et autres violences ont du mal à nous émouvoir. Elles ne parviennent plus à nous distraire des images choc des corps brûlés, suppliciés et martyrisés de milliers d’Ivoiriens seulement coupables de revendiquer le droit de leur peuple à s’autodéterminer. Nous sommes sans nouvelle de nos proches terrés dans la forêt pour échapper aux exactions de ceux que la France et l’ONU ont installés au pouvoir…
Quel lien avec le lynchage médiatique de STRAUSS-KAHN me direz-vous ? Et bien la démesure, la perte de sens commun, la folie meurtrière et sans doute la manipulation… Alors oui, DSK est peut-être innocent… peut-être coupable. Quoiqu’il en soit, il sera efficacement défendu par les riches avocats qu’il paiera pour cela et qui seront autorisés à le rencontrer et auront les moyens de préparer sa défense contrairement à GBAGBO et à ses proches à qui ont refuse toute assistance et dont on est quasiment sans nouvelle depuis le 11 avril. Les caméras qui le mitraillent garantiront que son intégrité physique soit respectée. Il ne subira pas de traitement dégradants et inhumains contrairement à GBAGBO et à ses proches, victimes des pires humiliations et de toutes sortes de pressions pour les amener à faire acte d’allégeance. Les « repentants » d’aujourd’hui seront au mieux écartés demain une fois leur caution au régime acquise, au pire éliminés  (à l’instar de IB chef du macabre commando invisible faussement déclaré pro-GBAGBO sauvagement assassiné et bientôt MANGOU, N’DRE, COULIBALY et tant d’autres dont les familles ont été prises en otage).
 Qu’il soit innocent ou au contraire coupable justement, STRAUSS-KAHN aura droit au soutien et au conseil de ses avocats ; ses proches ne vont pas être lynchés voire massacrés en toute impunité. Rappelons sommairement  :
-   l’arrestation et à la séquestration du Président GBAGBO (voir lien suivant) ,
-   celle de sa femme Simone GBAGBO, première dame du pays, les mauvais traitements infligés à  cette dernière,
-   les violences subies par la plupart de ses proches, son fils Michel notamment,
-   plus grave encore le massacre de ses collaborateurs, à commencer par Désiré TAGRO le Ministre tué d’une balle dans la bouche alors qu’il avait agité le drapeau blanc de la reddition,
-   l’exécution de Philippe REMOND ce Français abattu à YAMASSOUKRO pour avoir exprimé sa fidélité à GBAGBO et défendu la Monnaie Ivoirienne de Résistance,
-   l’assassinat de centaines voire de milliers de civils dont le seul tort est d’appartenir à la même ethnie ou d’avoir voté pour un Président souverainiste et donc décrété hostile aux intérêts français,...
Certains s’insurgent encore des conditions de détention de DSK. Là encore un peu de décence. Il a droit à une cellule individuelle et à un traitement loin des sévices infligés aux Ministres, responsables et proches collaborateurs de GBAGBO dont on ne sait même pas pour certains s’ils sont encore vivants à ce jour (Geneviève BRO GREBE, Présidente des Patriotes ; Pascal AFFI N’GUESSAN Président du FPI, l’équivalent du parti socialiste en Côte d’Ivoire ; Dacoury TABLEY, ancien Gouverneur de la BCEAO torturé,…). Et nous ne parlons même pas des conditions de détention des milliers de prisonniers « politiques » entassés dans des stations essences reconverties en prisons depuis que ces dernières ont été saccagées tandis que des milliers de prisonniers de droit commun qui les peuplaient ont été libérés et enrôlés dans les Forces dites Républicaines de Côte d’Ivoire à la solde de OUATTARA. Imaginez un peu le même scénario en France : on arrête et on massacre tous les responsables actuels de l’équipe SARKO et ont fait sortir des milliers de criminels en tous genres pour assurer la sécurité de nos chers concitoyens. DE LA PURE FOLIE ET C’EST POURTANT CE QUE LES GRANDS DE CE MONDE INFLIGENT ACTUELLEMENT AU PEUPLE IVOIRIEN AVEC LA CAUTION DES GRANDS MEDIA !
Si je suis vraiment rassurée de voir que ces caciques du Parti Socialiste de plus en plus éloignés de nos réalités quotidiennes (en tous les cas des miennes : Sarcelloise, mère de 3 enfants dont un cérébrolésé, travaillant dur pour gagner de quoi vivre mais consciente de sa chance de pouvoir travailler) faire preuve d’un peu d’empathie, d’amitié sincère et de fidélité à l’un des leurs dans la tourmente, je m’interroge en revanche sur leur silence complice voire leur participation active à l’épuration ethnico-politique qui se poursuit actuellement en Côte d’Ivoire au nom du droit des pays riches d’imposer des dirigeants serviles qui garantissent leur accès aux richesses.
Avant de conclure, je tiens à évoquer quelques souvenirs d’enfance… Aussi loin que je m’en souvienne ma famille a toujours été de gauche… J’ai toujours voté à gauche. Le 10 mai 1981, j’avais 11 ans et je crois avoir vécu les festivités les plus émouvantes et joyeuses de toute mon existence. Imaginez-vous que pour la première fois de ma modeste et insignifiante petite vie de bonne élève, j’avais été autorisée à faire l’école buissonnière pour fêter l’alternance. Je revois encore mon grand-père plutôt réservé et ma grand-mère folle de joie exulter, danser et chanter à tue tête « France socialiste puisque tu existes tout devient possible ici et maintenant… » répétant à qui voulait bien l’entendre que maintenant que la gauche était au pouvoir, ils pouvaient mourir en paix… Même s’ils me manquent toujours autant, je suis soulagée qu’ils n’assistent pas 30 ans plus tard au spectacle affligeant de la gauche de 2011… En tous les cas à celui donné par le Parti Socialiste auquel ils étaient si fiers d’appartenir !
En guise de conclusion enfin, je retournerai contre la France la désormais célèbre formule de Rama YADE à propos de KADHAFI :
« L’Afrique n’est pas un paillasson sur lequel la France et la Communauté Internationale au service des pays riches peuvent venir s’asseoir en pillant les richesses de ce continent et en privant les peuples souverains de leur droit à choisir librement et pacifiquement leurs représentants ».
Christine TIBALA

lundi 16 mai 2011

DUEKOUE COMME ORADOUR SUR GLANE N'EST PAS UN CAS ISOLE : LE MASSACRE CONTINUE EN COTE D'IVOIRE !

"Quand ça va pourrir, ça va sentir" dit l'adage africain
Et ça sent la mort en Côte d'Ivoire depuis des années et au delà de l'imaginable depuis quelques mois !

Le Nouvel Obs publie enfin un photo reportage sur la réalité de l'épuration ethnico-politique qui sévit actuellement en Côte d'Ivoire à travers l'exemple devenu symbole national de DUEKOUE. Nous dénonçons ces massacres depuis presque un mois et demi (voir lien suivant : "L'épuration ethnico-politique se poursuit" ! De nombreuses autres villes ont connu ou connaissent actuellement le même sort dans l'indifférence la plus totale voire avec la complicité de la Communauté Internationale, des média étonnamment silencieux après la diabolisation du régime GBAGBO, voire avec celle des ONG supposées intègres et fiables en matière de comptage des morts (au premier rang desquelles Human Rights Watch  financée par George SOROS le milliardaire grand ami de OUATTARA = voir l'article du Gri Gri International sur la partialité de HRW dans le dossier ivoirien du 25 mars 2011 sur le lien suivant).

Attention d'autres massacres sont en cours ou se préparent !
La manipulation médiatique continue et l'inversion des rôles, le bourreau se faisant passer pour la victime, a encore de beaux jours devant elle !

Nous en voulons pour preuve l'article du Patriote (Journal pro-OUATTARA et donc non frappé d'interdiction contrairement à tous les média n'ayant pas fait allégeance à ce dernier)  qui tente une nouvelle fois d'inverser la réalité en attribuant les massacres de BLOLEQUIN, TOULEPLEU, GUIGLO, SASSANDRA,... aux désormais célèbre "mercenaires libériens" prétendûment à la solde de GBAGBO et qui seraient les auteurs de toutes ces atrocités. A noter que dans l'article ci-dessous, on sent quand même nettement la menace poindre et absolument aucune intention d'accepter une once de responsabilité dans les massacres perpétrés par les forces rebelles pro-OUATTARA et désormais reconnus même par l'axe atlantico-sarko-ouattariste faute de pouvoir faire autrement au vu des preuves surabondantes.

Politique
Tueries des miliciens et mercenaires dans le Bas Sassandra - Il faut éviter le syndrome de l’ouest
Publié le jeudi 12 mai 2011  

Certains miliciens et mercenaires qui ont fui la commune de Yopougon tuent, volent et violent actuellement dans la région du Bas Sassandra. Dans leurs exactions, ils sont épaulés voire encouragés par certains fils de la région. Les miliciens et mercenaires à la solde de Laurent Gbagbo, tout au long de leur fuite, ont bénéficié de l’appui matériel et financier des populations allogènes des villes et villages. Notamment à Fresco, à Sassandra et à Méagui. Le fruit de cette collaboration dans le mal a causé la mort d’au moins 120 personnes. Même si certains de ces affreux ont été stoppés dans la région de Soubré, d’autres continuent toujours de courir. Certainement, il se trouvera des gens pour leur apporter aide et assistance. Peut-être même armes et munitions. Mais c’est l’occasion de dire à ces personnes qu’il ne faut pas se tromper de combat. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire a besoin de quiétude. Après une décennie de crise, les Ivoiriennes dans leur grande majorité souhaitent que s’arrêtent définitivement les bruits de fusils et de canons. C’est la raison pour la quelle l’appel à la réconciliation lancé par le président de la République a été bien accueilli au sein des populations. Les fils et filles de la région qui s’amusent donc à venir en aide à ces chiens de guerre ne rendent ni service à Laurent Gbagbo ni à leurs parents. L’ancien chef d’Etat est actuellement en résidence surveillée à Korhogo. Il ne peut donc rien apporter à leur lutte en ce moment. En outre, le soutien aux mercenaires libériens ne le fera pas revenir au pouvoir. Au contraire, il ne fera qu’empirer la situation. Pire, il y a de gros risque que leur région se transforme en une véritable jungle où des individus sans foi ni loi s’imposeront à eux par la violence. Les miliciens et mercenaires libériens ont une devise : « Pay yourself ». Ce qui signifie « paie-toi toi-même ». Ils n’hésiteront pas, lorsque l’occasion se présentera, de se retourner contre leurs hôtes. Lorsque l’argent se fera rare et que ceux qui les encouragent dans leur voie ne pourront plus respecter leurs engagements, ils se retourneront contre leurs parents pour se faire payer et les faire payer. Les massacres de Guitrozon et de Petit Duékoué sont encore frais dans les esprits. Les mercenaires libériens et miliciens adorent pratiquer la tactique de la terre brûlée. Ces individus de petite frappe finiront par piller, voler, violer et tuer leurs propres hôtes avant de quitter la région s’ils se sentent acculés et obligés de l’abandonner. Les cas de Touleupleu, Zouhan Houyé, Bloléquin et Guiglo sont là pour l’attester. En hébergeant et protégeant ces affreux, les populations autochtones du Bas Sassandra joue avec le feu et s’exposent au syndrome de l’ouest qui a été totalement détruit par la faute de certains de ses fils. Comme le disait l’adage : « Qui dine avec le diable, doit avoir une longue cuillère ». Les fils et filles de la région du Bas Sassandra sont donc prévenus.
Jean-Claude Coulibaly

11/05/11

En images : le massacre de Duékoué

"1000, 2000 morts ? On ne sait pas. Mais la grande tuerie de Duékoué a duré toute une semaine, dans la ville, les villages, la brousse. Accusées : les Forces du Nord du président Ouattara qui ont lancé leurs supplétifs à l'assaut. Jean-Paul Mari a reconstitué sur place la mécanique d'une bataille qui a tourné à l'épuration ethnique".
"Dans l'église incendiée du quartier Carrefour, il faut marcher entre les cadavres encore frais d'hommes abattus à bout portant, découpés à la machette ou la gorge tranchée, à même le sol, mains liées dans le dos, comme des animaux de ferme. Il y avait un quartier, une population de 10 000 personnes, il ne subsiste plus grand-chose d'humain. Sinon l'église Jésus-Christ Sauveur, carbonisée, les maisons noircies, les allées défoncées en terre ocre, le sol noir couvert de gravats et de vêtements sales, dispersés."
"Tuer, tuer, tuer, la solution est toujours la même. La solution à quoi ? D'abord à un conflit politique. Entre les Forces du Nord, ex-rebelles devenus l'armée du nouveau président Ouattara, et les Forces du Sud, l'armée de l'ancien président déchu Laurent Gbagbo. Une solution aussi au conflit ethnique qui oppose les Malinkés ou Dioulas du Nord et les Guérés du Sud. Une solution, enfin et surtout, au conflit foncier, la terre pour la terre, la guerre dans la guerre, pour un village, une ferme, un champ de cacao. Tuer l'autre, le grand propriétaire, le fermier, c'est laisser la terre vide, comme un cimetière fertile, à prendre là, maintenant. Un conflit politico-militaire et la revanche des métayers, cela suffit pour justifier le massacre des innocents. Cela s'appelle une épuration ethnique".
"Carrefour est le premier quartier sur leur chemin. Ils encerclent les maisons. Les hommes sont triés, leur carte d'identité examinée. Un nom malinké : la vie sauve. Une carte d'identité ivoirienne, un nom guéré : une balle dans la tête. Dehors les femmes sont à genoux. "Ils nous forçaient à chanter leur gloire, à répéter : "Guerriers ! Guerriers !", dit Julie, une habitante. Les assaillants se divisent en trois groupes : "Les tueurs, les pillers et les gâteurs... Les gâteurs, c'est ceux qui arrosaient nos maisons d'essence avant de mettre le feu." Un curé et ses enfants de choeur sont surpris devant l'église : "Quel est ton parti ? - Le parti de Jésus-Christ. - Jésus-Christ ? C'est pas un parti" Ils sont abattus. Au milieu des cris et des explosions, les assaillants insultent leurs victimes : "Vous avez voté Gbagbo ! Traîtres !" Et les anciens métayers exultent : "Vous nous avez pris pour des domestiques. Nous sommes revenus en maîtres. Nous prendrons vos femmes, vos terres, vos champs. Et vous mangerez de la boue !" Et ils tuent."
"A Bahé-B, à quelques kilomètres de Duékoué (...) au troisième jour des massacres, les tueurs ne trient plus leurs victimes. "Ma femme, Félène, mes jumeaux de 4 ans et demi, mon fils de 2 ans... Ils ont tué neuf personnes de ma famille", dit Denis. Couché dans les herbes hautes, paralysé, en sang, Denis entend l'appel au secours de sa nièce, sa fille adoptive, âgée de 13 ans : "Papa ! Au secours ! Ils sont en train de me violer!" Denis aperçoit plusieurs hommes autour de l'enfant, les cris durent uen éternité. Puis ils cessent. Et Denis découvrira le corps de sa nièce, abattue d'une décharge dans la poitrine."
"Parfois, même le père Cyprien sent le courage lui manquer. Surtout dans la nuit noire, quand il entend les rôdeurs assassins continuer à hurler des menaces sous le nez des survivants : "On vous tuera jusqu'au dernier". Oui, le père Cyprien tremble lui aussi."

28, 29, 30 mars 2011… Les forces du nord du président Ouattara lancent leur grande offensive contre le sud en direction d'Abidjan pour déloger le président Gbagbo qui s'accroche au pouvoir. Une des premières grandes villes conquises est Duékoué dans l'Ouest du pays, un verrou stratégique entre le Nord et le Sud. Après la bataille commencent les grands massacres de Duékoué. Les supplétifs de l'armée, des chasseurs traditionnels Dozos, des miliciens, des hommes portant treillis et des soldats en uniforme, vont investir la ville et les villages environnants. Ils trient la population et abattent ceux qui appartiennent à l'ethnie Guéré, favorable au président. Les meurtres, les viols, les pillages vont durer toute une semaine et vont faire entre mille et deux mille victimes. Galerie photo: dans l'ordre, les scènes de massacres, les tueurs sur les lieux, les pillages, les fosses communes creusées par les casques bleus de l'ONUCI, le flot des réfugiés, le père Cyprien de la Mission Catholique qui les accueillent, des témoins sur les lieux d'une église incendiée à Carrefour, le quartier ravagé de Duékoué, un tank pro-gouvernemental détruit à la sortie de la ville. Lire le reportage complet dans Le Nouvel Observateur .
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Des prêtres tués devant l'église. (D.R.)
Massacre de civils à Duékoué. (D.R.)
Les tueurs sur les lieux du crime. (D.R.)
Les tueurs sur les lieux du crime. (D.R.)
Pillages. (D.R.)
Pillages. (D.R.)
L'ONU enterre les morts dans une fosse commune. (D.R.)
Les réfugiés de la mission catholique de Duékoué. (Jean-Paul Mari)
L'Église du quartier Carrefour incendiée. (Jean-Paul Mari)
Le Père Cyprien avec les réfugiés de Carrefour. (D.R.)
Un tank pro-gouvernemental détruit par les Forces du Nord à la sortie de Duékoué. (Jean-Paul Mari)
Infographie décrivant la situation de Duékoué. (Infographie : Mehdi Benyezzar)


samedi 14 mai 2011

TOUT CA POUR UN T-SHIRT ? Variations autour de la répression de la Brigade Anti Négrophobie


Violences policières  lors de  la Commémoration de l'abolition de l'esclavage du 10 mai 2011

Nouvelle catégorie d'atteinte à la sûreté de l'Etat :
Le port du T-Shirt "Brigade Anti Négrophobie" !

Quand on voit ça de l’extérieur, on est en droit de s’interroger sur ce que ces jeunes gens ont bien pu faire pour s’attirer ainsi les foudres de la République. Pour battre le pavé contre la Françafrique depuis de nombreuses années, laissez-moi vous détromper.
Ces jeunes gens ont le seul tort de porter un T-Shirt sur lequel est inscrit « Brigade Anti Négrophobie ». Ils ne  font là qu’expérimenter les méthodes fascisantes qui permettent aux gouvernements occidentaux de cacher leur visage aussi impérialiste que raciste et d'occulter les formes modernes de pillage des ressources d'autrui. En France notamment, la liberté d’expression n’est que théorique. Il existe toute une panoplie diverse et variée de moyens dissuasifs pour empêcher les gens de s’exprimer.
Voyez avec quelle perversité d’ailleurs on malmène ces jeunes gens. Comme on a rien à reprocher à ces militants pacifistes qui se présentent qui plus est cartons d'invitation à l'appui, on invente un nouveau délit = suspicion d’intention de peut-être, éventuellement, potentiellement envisager de troubler l’ordre public ! C’est vrai qu’ils sont puissamment armés ces jeunes gens = sensibles, mobilisés et intelligents avec ça ! Alors quand on leur demande de retirer leur T-shirt explosif pour ne pas dire atomique s'ils veulent rester à la cérémonie à laquelle ils ont été conviés, ils obtempèrent, même s’ils ne sont pas d’accord avec cette atteinte flagrante à leur liberté d’expression. Et que croyez-vous qu’il arrive ? Nonobstant la promesse d’une des agents de police de les installer moyennant retrait de leur T-shirt, ils sont encerclés par plus d’une vingtaine de policiers et expulsés manu militari de la cérémonie !
Bon, j’admets que je ne suis pas totalement impartiale dans cette affaire. Je milite – pas assez activement il est vrai sans doute – depuis des années contre la Françafrique.
Pour l’anecdote, cette répression scandaleuse d’une mobilisation non violente de la Brigade Anti Négrophobie me rappelle d’autres expériences vécues du même acabit. Je pense par exemple à une manifestation de protestation contre la venue de Sassou NGUESSO, ce "démocrate" congolais bien connu de tous  au pouvoir depuis 34 ans au CONGO BRAZZAVILLE érigé en Pdt d’une Conférence sur le développement durable d’un jour au Palais du Luxembourg (Tiens justement le même symbole républicain honteusement détourné de ses missions souveraines fondamentales !). Et nous voilà encerclés  par rien moins que 3 cordons de CRS qui dissuadent efficacement les gens de nous approcher en nous faisant passer pour des  "terroristes d’extrême gauche" (après m’avoir prise pour une passante landa et m’avoir suggéré de ne pas m’approcher des militants, les mêmes forces républicaines françaises se sont ravisées et m’ont fouillé corporellement dès qu’ils ont su que j’étais une de ces dangereux activistes !
Toujours dans le registre de l’analogie - que l’on pourrait qualifier d’anecdotique si ce qu’elle révèle de l’état pitoyable de notre pseudo-démocratie n’était pas aussi grave – j’évoquerai la couverture de la marche pro-Gbagbo du dimanche 19 décembre 2010 place de la République. Alors là l’analogie s’apprécie par contraste = alors que toutes les formalités étaient parfaitement remplies et la manifestation autorisée, les forces de l’ordre avaient visiblement des consignes précises face aux réels troubles assortis de violences perpétrés par les casseurs pro-Ouattara (jets de pierre, de bouteilles, bastonnades, agressions à l’arme blanche,…). En l’occurrence que croyez-vous qu’ils firent ? Et bien ils encerclèrent pendant plus de 2 heures les manifestants (majoritairement des femmes de tous âges venues pour certaines dont votre serviteure avec leurs enfants) les livrant sans défense aux "gbagbonades" des manifestants pro-Ouattara armés  (cf. article et vidéo sur le lien suivant : manifestation du 18 décembre 2010).

A ceux qui ne verraient pas clairement le lien, je les invite à réfléchir au paradoxe suivant :
On encage des manifestants non violents de la Brigade Anti Négrophobie venus assister  à la commémoration de l’abolition de l’esclavage ce 10 mai 2011 alors que l’on laisse les casseurs pro-Ouattaro-sarkozystes troubler la manifestation pacifique des pro-Gbagbo pourtant autorisée par la Préfecture. Dans les deux cas toutefois, félicitons les vrais défenseurs de la Démocratie et de la liberté d’expression qui n’ont pas répondu à la provocation, ni cédé à la violence… Les forces de l’ordre qui n’attendaient visiblement que ça pour intervenir et coffrer tout le monde en ont été pour leurs frais !
Quittons maintenant le terrain de l’anecdote et remettons en perspective cette violence policière aussi injustifiée que disproportionnée sur deux axes, l'un national l'autre international.

La police débordée ? 2 poids-2 mesures !

Au plan national, on est en droit de s’interroger sur un tel déploiement de moyens coûteux pour le simple port de T-shirt jugés provocateurs alors que les atteintes réelles aux biens et aux personnes se multiplient de toutes parts et particulièrement dans les banlieues défavorisées auxquelles j’ai la chance d’appartenir (eh oui, personnellement je considère cela comme un honneur de vivre au milieu des gens ordinaires ce qui ne m’empêche ni ne m’interdit de dénoncer les atteintes permanentes au vivre ensemble qui sont légions). Pour parler par exemple de la ville de SARCELLES dans laquelle je réside, les incivilités, agressions et violence en tous genres ont lieu fréquemment et passé la garde du Nord, je n’ai pas le loisir d’être rassurée par une présence policière ou militaire régulière dans le RER D que j’utilise quotidiennement. De la même façon, notre bailleur Opievoy nous laisse vivre dans l’insécurité la plus totale en ne faisant rien contre un squat de plus de deux ans de délinquants toxicomanes dans nos caves remplies de papiers et de cartons particulièrement inflammables au vu et au su tant des élus que des responsables institutionnels locaux sans que cela ne génère aucune intervention particulière de la Police pourtant prévenue à de nombreuses reprises et nonobstant des mains courantes répétées (et là les squatteurs aussi bien que les riverains excédés possèdent des armes bien plus dangereuses et réelles que les simples T-Shirts de la brigade Anti Négrophobie).  Il y a moins de 15 jours, un de mes voisins particulièrement en colère tirait en l’air à la carabine pour protester contre l’occupation de notre barre d’immeubles par lesdits squatteurs ! Et que croyez-vous qu’il arriva = RIEN car la « stratégie de l’édredon » tant dénoncée par Mongo BETI dans son combat contre la Françafrique fait aussi partie des moyens particulièrement efficaces et dissuasifs d’asservissement des masses populaires.
Au plan international maintenant, le parallèle peut être fait avec ce qui se passe en Côte d’Ivoire. En France, on réquisitionne des forces de l’ordre en masse pour coffrer des manifestants pacifiques et ainsi les empêcher d’exercer leur liberté d’expression jugée subversive sans doute. En Côte d’Ivoire, on libère des détenus de droit commun des prisons et on les envoie réprimer les populations civiles sans aucune formation ni préparation… Dans les deux cas, il s’agit d’asservir le peuple et d’empêcher les insoumis de s’exprimer et de fédérer autour d’eux…
Une nuance de taille toutefois :
Porter un T-shirt hostile au pouvoir en France  vous expose à une arrestation un peu musclée (oui, car être antinégrophobe, c’est forcément être antisarko… CQFD !) ;
Porter un T-shirt ou toute autre marque d'appartenance réelle ou supposée au clan GBAGBO vous condamne à mort en Côte d'Ivoire en ces temps d’épuration ethnico-politique et d’AFROTERRORISME de l’axe atlantico-sarko-ouattariste ! (lien sur la page : l'épuration ethnico-politique se poursuit)


Christine TIBALA

vendredi 13 mai 2011

L'EPURATION ETHNICO-POLITIQUE SE POURSUIT

Tandis que l'axe atlantico-sarko-ouattariste nous promet la réconciliation, l'épuration ethnico-politique continue et une véritable chape de silence s'est abattue sur la Côte d'Ivoire...


MASSACRES DE   DUEKOUE
Vidéo de France 24


 



Un enfant de moins de 10 ans tué à coup de mâchette
 



Arbre des exécutions de DUEKOUE


Pour faire disparaître les traces des massacres, on brûle les corps. Les cadavres ne parlent pas, mais les survivants eux peuvent témoigner... Sauf qu'ils ont trop peur pour parler !


 MASSACRE D'ANOKOUA KOUTE

Témoignage de Mme Juliette MOBIO






 AUTRES MASSACRES DANS L'OUEST


De nombreux massacres ont déjà eu lieu et se poursuivent notamment dans l'Ouest du pays comme ces villages Guéré devenus synonymes de génocide = Blolequin, Toulepeu, Guiglo, Guitrozon,...

Philippe REMOND, Français assassiné à YAMOUSSOUKRO par les rebelles
Enfant tué à GUITROZON

Une véritable chappe de silence s'est abattue sur la région natale du Président GBAGBO. Mais nous tenons de source sûre qu'une véritable chasse à l'homme s'y poursuit dans des villes comme GAGNOA ou DALOA où tous les notables pro-Gbagbo ou supposés tels sont pourchassés et assassinés ainsi que leurs proches. Les maisons désertées sont occupées par des rebelles quand elles ne sont pas simplement pillées, saccagées et incendiées. Les chiens de guerre ouattaristes pourchassent même leur proie jusque dans les Eglises. Ainsi plusieurs massacres ont eu lieu notamment à SAN PEDRO.




Massacre à BLOLEQUIN









MASSACRES A BOUAKE








 EPURATION A ABIDJAN

Vidéo accablante des massacres en nombre perpétrés par les rebelles en toute impunité

 
              

Il y a bien des boucliers humains, mais ce sont de pauvres civils raflés par les chiens de guerre ouattaristes dans les rues de la capitale et forcés à avancer à découvert pour dissuader les Patriotes de se défendre !




               
TUERIES A LA RESIDENCE PRESIDENTIELLE


Désiré TAGRO tué de plusieurs balles dans la bouche



A qui donc avez-vous livré la Côte d'Ivoire et ses habitants ?

Les images qui suivent sont passées sur les écrans de la plupart des grands média occidentaux sans succiter des cris d'orfraie de la Communauté Internationale dont l'indignation est décidément à géométrie variable.


Comme vous pouvez le constater les pires exactions sont commises tant sur des civils que des militaires en dépit des conventions militaires et de la Déclaration des Droits de l'Homme au nom de laquelle on prétend agir.

SI LES CHIENS DE GUERRE OUATTARISTES N'ARRIVENT DEJA PAS A SE CONTRÔLER DEVANT LES CAMERAS, IMAGINEZ CE QU'ILS FONT LOIN DES FEUX DE LA RAMPE !

Traitements dégradants versus Henri Dacoury-Tabley ex gouverneur de la BCEAO



Le Ministre BECHIO tabassé

Michel GBAGBO, le fils de Laurent GBAGBO
Il est Français mais n'a pas le droit à la protection de la FRANCE en tant que ressortissant de notre si beau pays car il n'appartient pas au bon camp !


Geneviève Bro-Grébé, présidente des femmes patriotes





Après avoir fait sortir des milliers de détenus de droit commun des prisons ivoiriennes, après avoir systématiquement détruit tous les commissariats, les chiens de guerre ouattaristes entassent les Ivoiriens dans les endroits les plus insolites, ici une station essence...






Quand on a vraiment gagné un combat, nul n'est besoin de d'humilier l'adversaire ni de détruire ses symboles. Voilà la "Démocratie" que l'on impose aux Ivoiriens !