TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

vendredi 18 juillet 2014

Ivresse de toute puissance en Francivoire

Message que le Président HOLLANDE aurait pu prononcer lors de son voyage en terre vassale d’Eburnie (toute ressemblance avec la réalité n’est absolument pas fortuite !) :

« Voilà ce que je suis venu vous dire sur la fin de l’impunité décrétée par la France » Mais voyant un mouvement de panique gagner l’Assemblée avec aux premiers rangs le diabolique couple OUATTARA avec l’un dont les piles menacent de s’arrêter à chaque seconde sous le poids de sa conscience s’il en a une et l’autre dont les ravalements de façade successifs sont sur le point de s’affaisser laissant la barbarie intérieure s’étaler dans toute sa laideur, le PAN SORO et ses dents qui rayent le parquet commençant à s’entrechoquer à l’évocation de poursuites possibles, sans compter tous les com’zones qui ont troqué le treillis contre le costume cravate mais n’en demeurent pas moins des chefs sanguinaires nourris du sang de leurs victimes depuis 2002... et surtout observant la pâleur qui gagne tous les commanditaires, bénéficiaires directs ou collatéraux du coup de force de 2011 avec ses implications en amont et en aval, HOLLANDE poursuit précipitamment : « Non rien qui ne doive vous inquiéter. Vous pourrez continuer à étouffer les civils avec des sacs plastiques ou vous adonner à vos tueries individuelles et collectives en accusant vos victimes de tous les crimes du monde pour justifier vos exactions. Vous pouvez continuer à coloniser les riches terres cacaoyères en violant, pillant en expropriant et en massacrant les propriétaires. Ne soyez pas inquiets, vous pouvez plus que jamais incarcérer, torturer, sodomiser collectivement vos centaines de prisonniers politiques et les détenir au secret sans suite. Vous pouvez toujours sans risque déguiser vos bavures ou autres exécutions sommaires en cambriolages ou accidents imprévisibles. Vous pouvez continuer à vous faire soigner en France en laissant crever vos populations faute de soins et d’accès à des normes d’hygiène et d’alimentation minimales. Rien n’a changé de ce côté. En revanche, pour répondre aux exigences prioritaires de la lutte antiraciste que nous menons et qui est au centre de nos préoccupations et de celles de nos concitoyens, il vous est désormais strictement interdit de comparer quiconque à un singe, sous peine de 9 mois d’emprisonnement et d’une lourde amende. » A ces mots, les nervis blancs, noirs et arc-en-ciel de la Francivoire ne se sentent plus de joie et s’empressent de signer les contrats certes léonins, mais néanmoins encore très juteux des patrons français présents dans les valises du nouveau maître de l’Elysée. Les chefs d’orchestre se succèdent mais la musique elle reste la même.

mercredi 16 juillet 2014

Quand la CNDA et l'OFPRA relaient la propagande anti-GBAGBO de l'Occident terroriste

En juin dernier, nous appelions à la mobilisation en soutien à Basile GNINION qui répondait à la convocation de la Cour Nationale du Droit d'Asile à venir défendre devant elle en audience publique son recours contre le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA rendue en septembre 2013, sans qu'il en ait d'ailleurs reçu la notification.











Le mardi 24 juin 2014, nous étions donc à la Cour Nationale du Droit d’Asile de MONTREUIL pour le soutenir lui et sa famille à l'audience publique où il comparaissait dans le cadre de son recours après le rejet de sa demande d’asile par l’OFPRA. 

Pour commencer, le rapporteur a admis la recevabilité du recours au motif du défaut de notification régulier de la décision de rejet de sa demande d’asile. C’est à peu près tout ce qui sera dit de vrai par les miliciens de cette institution si noble sur le papier, mais si dévoyée de ses idéaux au profit du soutien de la realpolitik intéressée de l’Occident.

Le rapporteur supposé « rapporter » les motivations, les forces et les faiblesses du recours de l’intéressé va se lancer dans des diatribes mensongères qui le rendraient passibles du Tribunal Correctionnel pour dénonciation calomnieuse, atteinte à l’image d’un mort et abus de faiblesse s’il n’était pas protégé par son statut de « rapporteur » de la CNDA (l’est-il vraiment d’ailleurs protégé contre ce genre de plaintes ? A défaut, cela l’obligerait peut-être à faire attention à ce qu’il dit).

Après avoir inventé 4 enfants et 2 femmes à Basile qui n’aura même pas le temps de rectifier, ni même son avocate tellement les calomnies prioritaires à contrer sont légion, le rapporteur considère que si la parenté de Basile GUEHI avec Firmin MAHE est établie, alors l’OFPRA est fondée à lui refuser sa protection, car « qui nous dit qu’il n’a pas du fait de sa parenté participé aux crimes de ce coupeur de route notoire qu’était Firmin MAHE selon de nombreuses sources officielles » ? Après le délit de patronyme –je vous renvoie aux poursuites jamais vraiment motivées contre Michel GBAGBO, les rebelles en treillis reconvertis en potentats costumes trois pièces élargissent le concept au délit de parenté. Cela n’est pas sans nous rappeler Maître TREMOLET-trémolo-dans-la-voie, l’avocat du meurtrier Guy RAUGEL, l’ex-militaire de la force Licorne qui a étouffé Firmin MAHE à l’aide d’un sac poubelle, qui demandait à ce que l’indignité du père –en parlant de Firmin MAHE- justifie qu’on lui refuse la moindre indemnité au titre de l’indignité de son père. 

Tout aussi grave dans le registre de la calomnie, le rapporteur s’est permis d’affirmer que quiconque revendique avoir répondu aux appels de Charles Blé GOUDE, a du sang sur les mains et donc est exclu de la protection de l’Etat français.


Comme on pouvait désormais s'y attendre, la CNDA a confirmé le 16 juillet 2014 le rejet de sa demande d'asile à Basile GNINION au motif que si les pièces et les déclarations « permettent de tenir pour établi que M. Basile GNINION a manifesté des sympathies pour le régime du Président déchu, Laurent GBAGBO, et que nourrissant de forts sentiments antifrançais, il a participé en maintes occasions à des manifestations violentes et à des opérations armées pour s’opposer à l’installation du Président démocratiquement élu, Alassane OUATTARA, bénéficiant du soutien de la communauté internationale, il n’en demeure pas moins que l’intéressé a pu vivre paisiblement dans son pays après l’investiture du nouveau Président […] que ses assertions tendant à rendre l’Armée française responsable, indirectement, d’un massacre par la rébellion de la population d’un village en 2004 ou bien, directement, de tirs visant délibérément une foule pacifique au mois d’avril 2011 sont grossières et dépourvues de tout fondement sérieux ; qu’il suit de là que les craintes énoncées ne sont pas fondées […] »

Nous aimerions que chacun prenne bien la pleine mesure de l'enjeu de ces recours devant la CNDA, car pendant que nous nous focalisons sur la CPI et les juridictions ivoiriennes aux manoeuvres dilatoires, nous risquons de passer à côté des tonnes de jugements fallacieux de l'OFPRA/CNDA revêtus du sceau de la République française et rendus au nom du peuple français, autant de preuves fabriquées en nombre qui seront déversées massivement à la CPI pour corroborer le storytelling de l'Occident selon lequel GBAGBO serait un dictateur qui a surfé sur l'ivoirité pour se maintenir au pouvoir à travers un plan commun génocidaire ourdi avec Blé GOUDE et Simone GBAGBO.

Voir la totalité la décision de rejet du recours de Basile GNINION devant la CNDA ci-dessous :


mardi 15 juillet 2014

Conférence de presse présidée par Laurent AKOUN après le réaménagement technique du SG du FPI du 040714



CONFERENCE DE PRESSE

Déclaration liminaire Sur la prétendue DÉCISION n° 005-2014/PP/FPI du 04 Juillet 2014, Portant réaménagement technique du Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien.

Chers amis des medias, nous sommes réunis ce matin à l’invitation du Secretaire Général du Front Populaire Ivoirien, porte-parole de ce parti. Je voudrais vous remercier pour avoir bien voulu distraire un peu de votre temps pour nous permettre de nous adresser à toute la Côte d’Ivoire en général et aux militants et sympathisants du FPI en particulier.
Nous sommes trois à co-animer cette conférence (le secretaire Général Laurent Akoun, le Vice-président Alphonse Douati et le Secrétaire National Tapé kipré, et nous sous soumettrons ensemble, volontiers à vos questions, car nous nous devons de dire la vérité au peuple, celui-là même qui fonde un espoir sur notre parti qui se veut la conscience morale et politique de ce peuple. 

Cette conférence, de notre point de vue, est une séance de clarification pour le Parti. Nous sommes en République et dans un parti démocratique où la liberté d’opinion et le droit à la différence sont sacrés. Nous nous exprimons par ce biais parce que c’est par les médias que le scandale est survenu. Dès lors ce cadre d’expression devient légitime pour la manifestation de la vérité. 

Les faits : 
Chers amis des medias, permettez-nous de présenter les faits qui nous réunissent ce jour. Par affichage dans la presse et sur les réseaux sociaux le vendredi 04 juillet 2014, nous avons pris connaissance du document intitulé réorganisation de la direction du FPI qui présente une DÉCISION n° 005-2014/PP/FPI du 04 Juillet 2014, portant réaménagement technique du Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien. Il s’en est suivi une vague de mécontentements et une saisine collective du Comité de Contrôle à l’effet d’invalidation de ce qui peut être considéré comme une décision émanant des instances statutaires du Parti. Plusieurs cadres du parti et non des moindres montrent des signes d’agacement et refusent de siéger dans ce nouveau format du secrétariat général. Une pétition a même été signée qui montre l’ampleur du désastre que court le Parti. En attendant que le Comité de Contrôle du Parti, le « Conseil Constitutionnel » du FPI, livre les conclusions de sa saisine, nous membres du Secrétariat Général légal et légitime issu du 07 septembre 2014, saisissons cette occasion pour vous faire l’analyse de la situation. 
Les conséquences à tirer découlant des prérogatives du Comité de Contrôle en dernier ressort du comité central, organes de direction et de décision qui exerce ses prérogatives entre les congrès et les Conventions

Notre analyse : 

De ce qui peut être considéré comme décision du président du FPI portant réaménagement technique du Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien, nous pouvons aisément relever ce qui suit. 

1- Sur la forme,
a. Le document qui est publié dans la presse et sur les réseaux sociaux ne présente aucune authentification du FPI :
i. Pas d’identification visuelle, le logo officiel du FPI est inexistant, rendant le document banal pour une décision prise par le plus grand parti de Côte d’ivoire,
ii. Pas de cachet officiel du FPI, rendant le document non authentique.

b. Le document qui se veut le produit d’une réflexion murie, présente un intitulé non pourvu, notamment le point 24, le Secrétariat National chargé des Actions pour la Libération de Laurent Gbagbo qui reste à pourvoir. Comment peut-on espérer y voir une réelle volonté de respecter les décisions du Comité central si on n’est pas capable de trouver au FPI un cadre à même de tenir ce poste. Un point de presse, une session du Secrétariat Général et du Comité Central et une conférence de presse sur le sujet n’ont pas permis de déceler la personne idoine. Impensable.

c. Le président sensé être élu depuis 2001, est nommé au même titre que les autres membres du secrétariat général Vous comprendrez donc mesdames et messieurs que sur la forme, le document tel que publié n’a pas valeur légale et ne peut valablement être opposable aux militants du Front Populaire Ivoirien. On aurait dit qu’il est nul et de nul effet.

2- Sur le fond,

a. A supposer que le document émane du président du FPI et qu’il engage le Parti, le document est publié le 04 juillet 2014 à partir de 23h 40 alors que le Secrétariat Général n’a pas été informé et le Comité Central n’a pas validé la proposition. C’est une manière solitaire de prendre des décisions qui engagent gravement le Parti et dont la diffusion est faite avant même d’être soumis au Comité Central. L’initiateur prend sur lui de nommer des Secrétaires Nationaux chargés des Fédérations alors que le découpage n’a jamais fait l’objet d’une communication du Secrétariat Général au Comité Central portant création de nouvelles fédérations comme le stipule l’article 34 de notre Règlement intérieur : « la création
d’une fédération relève de la compétence du Secrétariat Général». Nulle part il est question de la prérogative exclusive du président du Parti.
Au surplus, le Comité Central réuni en session ordinaire le 1er février 2014, sous la présidence effective du Président du Parti, le camarade Pascal AFFI NGUESSAN, note dans son communiqué final au paragraphe 7 point 1 que « relativement à la redynamisation des structures de base, le Comité Central après en avoir délibéré, a instruit le Secrétariat Général de hâter le processus de normalisation de la vie dans les structures de base. Aussi, le Comité Central décide-t-il que aucun découpage de fédération, sauf dérogation spéciale, ne sera autorisé jusqu’au prochain progrès ». On ne peut donc délibérément se mettre à porte-à-faux des décisions du Comité Central et espérer être cautionné par les militants. Ces découpages anticipés concernent :
104. S.N chargé des Fédérations d’ABIDJAN-BANCO : ZABA ZADI Lazare
105. S.N Chargé des Fédérations d’ABIDJAN-SUD : ELLOH Ouégnin
108. S.N chargé des Fédérations d’ABIDJAN-LAGUNE : NIAMBA N’Drin Benjamin
122. S.N. chargé des Fédérations de la Région du SUD-COMOE 2 : BOHUI Faustin

b. L’initiateur du document se donne le droit de nommer le président du Parti en l’article 1 « Article 1er :
Sont nommés membres du Secrétariat Général du Front Populaire Ivoirien les personnalités dont les noms suivent : 
Président : AFFI N’GUESSAN Pascal », en totale violation des statuts article 31 alinéa 4, « le congrès est compétent pour investir le président du Parti et le président du Comité de Contrôle »
article 41 qui stipule que « le FPI est dirigé par un président élu par les assemblées fédérales et investi par le Congrès ». Est-ce une façon de se mettre au dessus du Congrès et se donner les pouvoirs des instances du parti ? une telle démarche frise le déni du droit de la communauté et s’enfonce dans une féodalité abjecte.

c. Le Président du Parti démet et rétrograde des membres du Secrétariat Général sans qu’il soit fait mention par notification de leurs défaillances comme le demande les statuts à l’article 42 alinéa 4 « le président nomme les membres du Secrétariat Général [….], il procède au remplacement des membres défaillants ». 
Ainsi 8 personnes sont révoquées sans ménagement, 12 personnes connaissent une rétrogradation et 42 personnes font leur entrée. On y trouve même des personnes bombardées au sommet du Parti sans qu’on ait connaissance de leur passé militant dans aucune structure comme l’a résolu la dernière Convention de février dernier qui a validé les strates de responsabilité des militants du Parti. 
Au total, ce n’est plus un Secrétariat Général réaménagé selon l’esprit du Comité Central, mais un nouveau Secrétariat Général qui connait un remue-ménage sur 62 postes sans l’avis de l’organe de décision. Un nouveau Secrétariat Général est donc mis en place de façon unilatérale par un seul individu, fut-il président de Parti. La question que nous sommes en droit de nous poser est celle-ci : mais pour quel objectif tout cela? Par ailleurs plusieurs postes sont dédoublés voir plus. Il s’agit par exemple des responsables chargés des élections dont le N°1 se trouve à la 53ème place, le N°2 à la 61ème place et le N°3 à la 99ème place. Il en est de même pour la politique extérieure qui occupe huit (8) personnalités comme suit : 
7. 6ème Vice-président chargé des Relations Extérieures : KODJO Richard 
32. S.N chargé des Relations Diplomatiques et de la Coopération Internationale : Alcide DJEDJE 
39. S.N chargée de la Diaspora et des Représentations du FPI à l’Extérieur : Mme Brigitte KUYO 
60. S.N chargé des Affaires Africaines : KONE Boubacar 
65. S.N chargé des Affaires Internationales : BLE KESSE Adolphe 72. S.N chargé de la Monnaie et de la politique d’Intégration Economique Régionale (UEMOA-CEDEAO): TCHEIDE Jean Gervais 
83. S.N chargé de la Mondialisation et des politiques d’Intégration : GNAGNE Yadou 
111. S.N chargée des Affaires Internationales : Mme BIO Bernardine 
Tout cela dénote une précipitation et un amateurisme intolérable. Une attitude grave qui indique le peu de respect pour les textes et un mépris incompréhensible pour les militants.

d. Au delà des incongruités observées dans le document, c’est l’instrument de combat qui est menacé parce qu’il aurait pour mission la solidarité envers les prisonniers et les exilés, l’unité et la cohésion interne. Cet instrument ne peut être bouleversé de fond en comble sans l’aval du Comité Central qui est notre boussole entre le Congrès et les Conventions. En réalité les actes solitaires posés laissent à penser qu’on veut anéantir tous ceux qui incarnent Laurent Gbagbo et de les effacer de la mémoire collective. L’initiateur montre clairement qu’il ne veut pas se battre pour Laurent Gbagbo là où le Comité Central instruit de le mettre au centre des débats. Le président Laurent Gbagbo est à la Haye au nom de défense de la Côte d’ivoire indépendante et souveraine. Il y est aussi à cause des militants de son Parti et de ses camarades, conséquences de la mission que nous lui avons confiée de traduire dans les faits les rêves de la Refondation du pays, en tant que porte étendard de la cause commune. Nous n’avons pas le droit de l’abandonner et de tenter de tourner sa page comme des vulgaires ingrats et nauséeux parricides. Or que nous enseigne la sagesse malinké : « qu’il faut craindre l’ingratitude, car cela se paye tôt ou tard » 
e. Cette aventure solitaire est bel et bien un refus de la démocratie interne et le rejet du fonctionnement harmonieux de notre Parti. Cette propension à ramer à contre courant des décisions du Comité Central au motif qu’on privilégie l’éthique de la responsabilité à l’éthique du principe, est une négation des prérogatives des organes du parti et une tentative d’usurpation des pouvoirs du Comité Central. C’est purement et simplement un pieu planté dans la cohésion et une option sérieuse de la division irréversible du Parti. Au moment où, le Comité Central constate avec amertume que le pouvoir tente de tenir le FPI éloigné ou à tout le moins de l’affaiblir irrémédiablement à échéance, afin de le rendre inapte aux consultations à venir, et nous en voulons pour preuve l’incarcération de Laurent Gbagbo à la Haye, de Simone Gbagbo à Odienné, de plusieurs prisonniers politiques disséminés partout dans les geôles de Côte d’ivoire, le nombre ahurissant d’exilés politiques qui continuent d’être menacés par des mandats et des arrestations spectaculaires au mépris de la loi fondamentale, le gel abyssal des avoirs des citoyens à qui l’on ne reproche rien, les empêchements impulsifs à répétitions des manifestations de l’opposition, la désintégration de l’Etat face à une prise en otage de ses fondamentaux par une partie du peuple, etc… ; nous avons du mal à suivre la ligne politique indiquée par le Comité Central et qui nous a permis de prendre des Bastilles et surtout de maintenir le Parti en vie et qui devrait nous permettre de faire face avec efficacité aux différents défis qui se présentent à lui. Ces défis majeurs tournent notamment autour des points suivants :
a) la libération du Président Gbagbo Laurent,
b) la libération sans condition de Simone Gbagbo et de tous les autres détenus civils et militaires ;
c) le retour de tous les exilés, refugiés et les déplacés ;
d) l’arrêt de toutes les procédures judiciaires à l’encontre des libérés provisoires;
e) la régularisation administrative et le dégel des avoirs de toutes les personnalités de l’opposition;
f) l’amnistie générale de toutes les personnes en liberté provisoire et celles condamnées Conclusion Chers amis, nous sommes en droit d’en prendre conscience et interpeller quiconque voudrait se dérober à ces réalités intangibles. C’est pourquoi et en conséquence de cause, au regard du fond du document, il pèse une lourde suspicion légitime sur son initiateur quant à sa volonté de contourner et violer délibérément les textes du Parti, de s’arroger les prérogatives du Congrès, de la Convention et du Comité Central, ce qui tomberait sous le coup de l’article 21 des Statuts et des articles 61 et 62 du Règlement Intérieur : « le non respect de la ligne, des décisions, des Statuts et Règlement Intérieur entraîne des sanctions » fin de citation. Aussi, voudrions-nous nous en remettre à la procédure initiée par le Comité de Contrôle et in fine, à la décision du Comité Central.

Cher amis, nous saisissons cette occasion pour inviter les organes dirigeants du Parti, les structures de base, les représentations à l’extérieur, les structures spécialisées et l’ensemble des militantes et militants du FPI, à cultiver la confiance dans leur outil de lutte et à se tenir toujours mobilisés pour gagner la bataille de la libération du président Laurent Gbagbo et pour les libertés démocratiques. Cela passe naturellement par la cohésion au sein de notre Parti.
Nous ne nous passerons jamais de Laurent Gbagbo. Nous ne tournerons pas sa page ; nous n’abandonnerons pas sa ligne. Laurent Gbagbo demeure l’âme du Front Populaire Ivoirien.

Je vous remercie de votre attention.

Fait à Abidjan, le 15 juillet 2014
Laurent Akoun

lundi 14 juillet 2014

Lettre ouverte de Boga Sako Gervais à HOLLANDE du 14 juillet 2014



A
M. François HOLLANDE
Président de la République 
de FRANCE.
(LETTRE OUVERTE)

MONSIEUR LE PRESIDENT HOLLANDE,
« On n’est pas fier de vous recevoir en Côte d’Ivoire! »
Au moment où la France et les Français célèbrent le 14 Juillet 2014, nous apprenons que le jeudi 17 juillet prochain, vous serez reçu en visite officielle en Côte d’Ivoire, par M. Alassane Dramane Ouattara et son régime.
Il est évident que les motivations principales de cette visite sont moins la situation des quinze à vingt milles ressortissants français vivant dans ce pays, que les intérêts économiques et militaires de la France ; vu que votre pays qui a perdu son triple A, s’effondre toujours un peu plus du fait de la crise économique qui frappe tout l’Occident. La Côte d’Ivoire qui se présente comme la locomotive économique des pays de la zone franc, malgré ses crises sociopolitiques successives, constitue donc pour la France, plus que jamais, la manne précieuse pouvant lui permettre de résister à la crise.
Ce qui explique sans doute pourquoi votre prédécesseur, M. Nicolas Sarkozy, se soit tant impliqué dans la crise postélectorale de fin 2010 et qu’il ait tant engagé l’armée française dans le dénouement tragique de cette crise ; rien que pour installer son ami Ouattara au pourvoir. Ainsi, la France pourrait profiter des richesses de la Côte d’Ivoire comme elle le souhaiterait.
On pourrait toutefois concéder aux dirigeants de la France le juste droit de veiller sur les intérêts français dans le monde et surtout en Afrique, certes ; mais jamais nous ne pardonnerions à la France de marcher sur des corps et dans le sang d’Africains et d’Ivoiriens, dans le simple but de s’accaparer nos richesses, par le truchement d’un de leur pion planqué à la tête de notre pays.
MONSIEUR LE PRESIDENT HOLLANDE,
« On n’est pas du tout fier de vous recevoir en Côte d’Ivoire ! »
En effet, depuis septembre 2002, beaucoup d’Ivoiriens et des amis de la Côte d’ivoire sont déçus de la France, lorsque le Président Jacques Chirac, son premier ministre Dominique De Villepin et son ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie osèrent légitimer la rébellion ivoirienne à Marcoussis, en hissant les rebelles dans le gouvernement, plutôt que d’aider les dirigeants légitimes de l’époque à les neutraliser et à les désarmer.
On est encore plus déçu de la France, lorsqu’en novembre 2004, ses soldats osèrent tirer sur des civils ivoiriens aux mains nues devant l’Hôtel Ivoire et qu’en mars 2011, sous un fallacieux prétexte de la Résolution 1975 de l’Onu, ils bombardèrent la résidence présidentielle ivoirienne, en exterminant tous ces jeunes qui s’y étaient constitués en bouclier humain. Ces actes criminels ont largement contribué à accroître le nombre des morts et des disparus de la crise, ainsi que celui des blessés à vie, au sein de la population civile ivoirienne. Aussi, après avoir tenté de l’éliminer par les bombardements, les soldats français se saisirent-ils du Président Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011, qui sera torturé par les rebelles à Korhogo, avant d’être remis à la Cour pénale internationale (CPI), le 30 Novembre 2011. Et c’est en héros que M. Sarkozy fut accueilli le 21 mai 2011 à Yamoussoukro, à l’investiture de M. Alassane D. Ouattara ; comme il sera triomphalement ovationné le 15 septembre 2011 à Bengazi, en Lybie post-Kadhafi. Autant de comportements indignes, qui justifient qu’il soit actuellement mis en examen par la justice française, après avoir subi environ quinze heures de garde à vue.
Cependant, malgré le transfèrement du Président Laurent Gbagbo à la CPI, où il fut rejoint le 22 mars 2014 par le Ministre Charles Blé Goudé ; et malgré l’emprisonnement de près d’un millier d’Ivoiriens se réclamant de M. Gbagbo, dont son épouse Simone Ehivet, l’Etat de droit et les Droits de l’Homme continuent d’être gravement violés en Côte d’Ivoire sous M. Ouattara, dont le régime s’apparente plutôt à une véritable dictature.
Comme le témoignent la plupart des rapports des Organisations nationales et internationales des Droits de l’Homme, les traques, les chasses à l’homme, les arrestations arbitraires, les séquestrations, les brimades, les tortures et les exécutions sommaires contre les personnes dites « pro-Gbagbo » et contre d’innocentes victimes, se sont poursuivis jusqu’à ces derniers jours. Les cas particuliers des détenus au secret que sont Mme Simone Ehivet-Gbagbo, les Sous-officiers et Officiers supérieurs des Forces de Défense et de Sécurité (FDS), tels que Dénis Dogbo Blé, Anselme Séka Séka ou Jean-Noël Abéhi demeurent très préoccupants et inquiétants. Certains détenus seraient-même sodomisés pendant leur interrogatoire par des individus appartenant aux Frci et dozos « pro-Ouattara ». Autant de pratiques qui, ajoutées aux tortures, précipitent des ex-prisonniers vers la mort, comme ce fut le cas du syndicaliste Basile Mahan Gahé ou du Commissaire de Police César Négblé.
Pendant ce temps, la Justice ivoirienne ou la CPI continuent de se comporter en ‘’Justice des vainqueurs’’, en ne poursuivant que les « pro-Gbagbo » et en ignorant totalement les « pro-Ouattara » pourtant auteurs de crimes graves : on peut citer ceux qui furent révélés au monde par la Croix Rouge, le 29 mars 2011 à Duekoué, ou ceux commis dans le camp des réfugiés de Nahibly, le 20 juillet 2012.
La Communauté internationale dont vous faites partie aurait-elle vraiment décidé de sacrifier le seul Président Laurent Gbagbo et ses proches, en épargnant les rebelles ivoiriens qui tuent et violent toujours davantage les Droits de l’Homme depuis 2002 et qui sont aujourd’hui propulsés au sommet de l’Etat ivoirien ? Souhaiteriez-vous une guerre civile en Côte d’Ivoire ?
MONSIEUR LE PRÉSIDENT HOLLANDE,
Que venez-vous donc faire en Côte d’Ivoire ?
Venez-vous, comme on est en droit de le penser, rassurer le régime au pouvoir et lui apporter votre soutien, afin de mieux préserver vos intérêts et ceux de la France affaissée ? Venez-vous encore proposer de nouvelles armes assassines et renouveler la coopération militaire avec ce régime dictatorial, afin de garantir un second mandat 2015-2020 à M. Ouattara ?
Ou alors, venez-vous pour aider les populations ivoiriennes à réclamer à M. Ouattara et à ses amis du RHDP, l’application de la Démocratie et de l’État de droit ; le respect des Droits de l’Homme ; la Justice juste et équitable ; la bonne gouvernance ; le respect des libertés publiques et des garanties fiables pour des élections apaisées…, toutes choses qui conditionnent la Paix ?
M. LE PRÉSIDENT HOLLANDE, LES IVOIRIENS ET LES AFRICAINS D’AUJOURD’HUI ET DE DEMAIN VOUS REGARDENT, VOUS ET LA FRANCE !

Fait à Rome, ITALIE, le 14 Juillet 2014

Dr BOGA SAKO GERVAIS
Enseignant-Chercheur à l’Université de Côte d’Ivoire ;
Ex-Membre de la Commission Nationale des Droits de l’Homme
de Côte d’Ivoire (CNDHCI) ;
Président de la Fondation Ivoirienne pour Les Droits de l’Homme et la vie Politique (FIDHOP) ;
Ecrivain-Essayiste.




samedi 12 juillet 2014

Mamadou KOULIBALY : le nouveau cheval de Troie de l'Occident en Côte d'Ivoire ?

Laurent et Simone GBAGBO, Blé GOUDE, des centaines de prisonniers croupissent dans les geôles ouattaro-sarkhollandaises, tandis que des centaines de milliers d'Ivoiriens réputés à tort ou à raison pro-GBAGBO demeurent en exil à l'extérieur comme à l'intérieur du pays, loin des terres dont ils ont été dépossédés par la force, sans oublier -devoir de justice et de vérité oblige- que des dizaines de milliers de civils et militaires ont perdu la vie depuis 2002, c'est-à-dire depuis que la FRANCE a décidé de "soutenir", voire de commanditer la rébellion ivoirienne avec la volonté d'installer Alassane OUATTARA par tous les moyens à la tête de la CÔTE D'IVOIRE, au mépris des lois et des institutions que le peuple souverain s'est pourtant données. Nous voyons et nous entendons toutes celles et ceux qui parlent d'alliance (avec Mamadou KOULIBALY et son LIDER par exemple) ou encore de nécessité "stratégique" d'aller aux élections de 2015 sauf à marginaliser l'opposition, FPI en tête. En ce qui concerne Mamadou KOULIBALY, comment donner suite à son appel à s'unir derrière lui  contre OUATTARA, alors qu'il nous invite à reconnaître la victoire de OUATTARA et qu'il prétend qu'il est juste et équitable que Laurent GBAGBO réponde des crimes prétendument commis par l'Armée régulière de CÔTE D'IVOIRE pendant la crise postélectorale, crimes qu'il met sur un pied d'égalité avec ceux commis par SORO et OUATTARA ? Autrement dit, lui le N°2 de l'Etat ivoirien comme se plaît à célébrer son ami  Toussaint Alain qui ne rate pas une occasion de le promouvoir dans son "magazine" POLITICO MAG, lui Président de l'Assemblée Nationale lorsque le 11 avril 2011 survint, lui le garant des institutions de la République qu'il avait vocation à diriger en cas de vacance du pouvoir, a entrepris un grand « one man show » en France pour venir nous expliquer qu’il est le seul rempart contre l’arbitraire de OUATTARA, que contrairement aux apparences, il n’a pas trahi GBAGBO, qui  « était mon ami, mon frère » nous a-t-il assuré avec des trémolos dans la voix au CISP où il était venu rencontrer la diaspora ivoirienne ce mardi 8 juillet 2014 (puis devant nos expressions de stupeur, se reprend en disant « qui reste mon ami, mon frère » tout en estimant qu’il mérite de répondre de ses actes devant la CPI au nom d’une justice équitable aux côtés de SORO et de OUATTARA. Je ne suis même plus sûre qu’il ait cité nommément OUATTARA comme devant répondre de ses crimes à l’occasion de cette rencontre- pardon de l’opération de séduction sur fond de propagande insipide et mensongère à laquelle nous assistâmes. C’est sûr que GBAGBO rejoint par SORO et OUATTARA à LA HAYE, ça lui faciliterait grandement l’accès au fauteuil présidentiel ivoirien ! ). Reconnaissons-lui tout de même l’art de la démagogie  quand on voit comment il sait manipuler l’espoir ceux qui l’écoutent et qui ne savent plus qui se bat encore réellement aux côtés de Laurent GBAGBO, ces millions d’Ivoiriens qui ont tant perdu dans cette tragédie néocoloniale, véritable guerre économique déguisée en guerre humanitaire. Alors certes, Mamadou KOULIBALY dénonce la mal-nommée « Commission Electorale Indépendante » dans sa composition et ses pouvoirs actuels, il vilipende OUATTARA et sa mauvaise gouvernance, mais est-ce assez pour nous faire oublier qu’il a reconnu la victoire de OUATTARA au mépris de la suprématie du Conseil Constitutionnel ivoirien qui avait seul pouvoir de valider les résultats définitifs ? En CÔTE D’IVOIRE, le Conseil Constitutionnel est la seule et unique institution qui peut proclamer  la victoire d’un candidat, comme en FRANCE ou aux ETATS-UNIS où tout le monde s’est rangé à la reconnaissance  de BUSH comme vainqueur des élections de 2000, même s’il est établi qu’AL GORE avait plus de voix que lui. Même lorsque la juridiction suprême se trompe, que cela soit la Cour Suprême américaine ou encore le Conseil Constitutionnel français, les décisions prises restent valides, sans compter que l’erreur de droit invoquée par Mamadou KOULIBALY pour « délégitimer » la proclamation initiale de la victoire de Laurent GBAGBO reste à prouver. Il prétend qu’un vrai leader (en jouant abondamment avec l’homophonie du nom de son parti : LIDER) doit aller au feu pour arracher le sceptre de la liberté, et qu’il est le seul et le premier à avoir toujours dénoncé le franc CFA comme monnaie d’asservissement ainsi que le « médicament amer de MARCOUSSIS » comme il l’appelle. Nous lui en donnons actes… Mais justement, comment nous qui avons aimé le Mamadou KOULIBALY qui claquait la porte de MARCOUSSIS pour dénoncer les atteintes à la souveraineté par l’ancienne puissance coloniale, pourrions-nous comme lui avaler la pilule  criminelle du 3 décembre 2010 qui a abouti au 11 avril 2011 et à l’installation de OUATTARA à coup de bombes franco-onusiennes ? 

"Le Président de l'assemblée Nationale, Mamadou Koulibaly rentré du Ghana a fait allégeance au Président de la République, SEM Alassane Ouattara Chef de l'Etat. | TCI : 20/04/2011."

Quelle confiance les Ivoiriens peuvent-ils accorder à  celui qui a disparu pendant près de 6 mois que dura la crise postélectorale pour réapparaître, faire allégeance (http://www.ado.ci/actualite.php?np=6&ns=12&na=3736) et cautionner l’investicrature de OUATTARA à YAMOUSSOUKRO en présence de SARKOZY sur fond de parjure de Paul YAO NDRE ? D’où vient l’argent qui lui permet d’entreprendre une vaste campagne « préélectorale » en FRANCE ? Pourquoi n’est-il pas frappé des mêmes restrictions que des centaines de proches collaborateurs de Laurent GBAGBO sachant qu’en tant que Président de l’Assemblée Nationale ivoirienne depuis toutes ses années et jusqu’à la chute de Laurent GBAGBO, il lui appartenait de contrôler l’activité du Gouvernement et d’en sanctionner en cas de manquements le cas échéant ? Qu’est-ce qui le distingue de KASSARATE ou de MANGOU ? Son parti le LIDER n’est-il pas le faux-nez de l’Etat de non droit qu’est devenu la CÔTE D’IVOIRE, c’est-à dire un parti d’opposition de pure façade qui ne serait là que pour donner l’illusion d’une opposition démocratique tandis que la véritable opposition croupit en prison, ou peine à survivre sous le coup de mesures d’asphyxie financière et d’interdictions en tous genres (de se réunir, de s’opposer, de refuser un RGPH -Recensement Général de la Population et de l’Habitat- antidémocratique,…) ? Et si son parti « LIDER » ostensiblement libéral, bien trop libéral pour être honnête (le seul représentant d’un parti politique français dans la salle salué par Mamadou KOULIBALY appartenait au parti libéral justement). Concernant les prétendues compétences de l’économiste Mamadou KOULIBALY, cela me rappelle un certain OUATTARA vendu comme expert en solutions économiques d’avenir et qui nous montre l’étendue de son incompétence et de son imposture depuis qu’on lui a remis clef en mains la présidence du pays, y compris en le faisant bénéficier des milliards de l’IPPTE obtenue par le régime précédent à force de sacrifices coûteux et de renoncement à des investissements pourtant prioritaires. Comment le même Mamadou KOULIBALY peut-il commencer sa conférence par un florilège de propositions ultralibérales avec même de forts relents « poujadistes » : « la CÔTE D’IVOIRE ne peut pas continuer à vivre sur l’épargne des autres » ; « Si la FRANCE est riche, c’est parce qu’elle se nourrit du travail et non de l’endettement » (si, si, je vous le jure, Mamadou KOULIBALY est allé jusqu’à proférer ce genre de contrevérités pour expliquer les problèmes économiques actuels du « poumon », que dis-je du « miracle économique » de l’Afrique de l’Ouest francophone, pour tout dire un mirage qui est en train de faire naufrage ). Les petits planteurs, ouvriers, syndicalistes, enseignants, et autres catégories socioprofessionnelles ivoiriennes qu’ils soient fonctionnaires ou non apprécieront cette mise en cause collective de Mamadou KOULIBALY qui trouve que les Ivoiriens sont paresseux et s’enrichissent sur le dos des autres, lui l’ancien dignitaire du Front Populaire Ivoirien qui dénonce pourtant légitimement le franc CFA comme monnaie d’asservissement au service de la même FRANCE dont les Ivoiriens profiteraient indûment en quémandant des remises de dettes, lui qui  défendait à l’époque une autre modèle économique fondé sur une production, une répartition et une consommation des richesses plus  justes et plus performantes. Naturellement, pas un mot du même KOULIBALY sur les abus de biens sociaux d’Armajaro, de Bouygues, de Bolloré, de la SIFCA, du groupe Dreyfus,… Bref de toutes ces bénéficiaires de spéculations immobilières, cacaoyères, foncières, diamantaires,… qui sont pourtant à l’arrière plan du financement de toutes les opérations de déstabilisation de la CÔTE D’IVOIRE en particulier et de l’Afrique francophone en général ! 

Avant de conclure sur mon grief majeur à l’encontre du Pdt du LIDER, rien ne m’enlèvera de l’idée que Mamadou KOULIBALY est au mieux l’alibi d’une opposition ivoirienne de pure façade visant à donner l’illusion d’une démocratie où l’alternance est théoriquement possible, au pire -et l’avenir le dira sans doute très  certainement- une précieuse carte de rechange de la Francivoire, mis en course pour pallier l’échec du valet local OUATTARA à rentabiliser sa coûteuse et non moins criminelle installation à la tête du pays qui a réussi à rendre le pays aussi ingouvernable qu’il l’avait promis pour les autres, sans se douter à l’époque que cela vaudrait aussi pour lui-même. Pour conclure, je reviendrai sur la réponse que me fit KOULIBALY à ma question sur ce qu’il faisait pour les victimes de la crise ivoirienne dont la liste ne cesse de s’allonger depuis 2002. Pour ce faire, je m’appuyai sur son propre exemple virtuel d’un litige entre un propriétaire terrien Wê qu’il appela pour l’exemple « GOGOUA » et un pauvre Burkinabé dénommé « OUEDRAOGO ». Dans son exemple d’injustice qui expliquerait la frustration des allogènes, le second est supposé avoir acheté la terre qu’il cultivait depuis longtemps au premier, mais le contrat de vente ne serait pas reconnu et c’est ce qui expliquerait les conflits fonciers actuels de l’Ouest Ivoirien. Ce à quoi je rétorquai que son exemple me paraissait non seulement caricatural mais totalement étranger aux nombreux témoignages des victimes Wê qui racontent comment les rebelles ont fait irruption dans leurs villages depuis 2002, violant, massacrant, pillant autant qu’ils pouvaient et finissant par s’installer dans leurs maisons et leurs campements à la faveur de l’exil ou de la mort des anciens occupants. Par sa négation des souffrances infligées au peuple Wê qui se poursuivent d’ailleurs, Mamadou KOULIBALY est proche de Joël NGUESSAN, porte parole du RDR qui niait l’existence de problèmes autres que fonciers à Duékoué comme à Nahibly et expliquait que les massacres dont celui de DUEKOUE abondamment documenté par la Croix Rouge par exemple faisant état d’au moins 800 morts sur la base de l’appartenance ethnique en une seule nuit, s’expliquaient par des mesures de représailles dont se seraient rendus coupables les seuls Dozos (discours récurrent du RDR et des pro-OUATTARA pour blanchir les FRCI et les anciens com’Zones qui ont pour la plupart été promus aux plus hautes fonctions de l’Armée ivoirienne, si tant est que l’on puisse la qualifier ainsi).  La négation des souffrances du peuple Wê par Mamadou KOULIBALY n’a donc rien à envier à celle des thuriféraires de OUATTARA qui eux-mêmes ne font que reprendre le storytelling de l’Occident soucieux d’habiller ses guerres d’occupation en missions humanitaires : Le plan commun de la CPI et de ses nervis pour chasser GBAGBO.

A tous celles et ceux qui  invitent les Ivoiriens à accepter la main tendue d'un Mamadou KOULIBALY, voire à envisager d'aller aux élections au nom de la réconciliation, je pose la même question que je pose à tous les acteurs de la crise ivoirienne pressés de tourner les pages sombres de la tragédie ivoirienne de ces 12 dernières années : que faites-vous des victimes ? Selon cette célèbre formule prêtée à CHURCHILL qui veut qu'"un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre ", quelles garanties pour une paix durable donnent-ils  alors que les rebelles qui endeuillent le pays depuis 2002 sont maintenant au pouvoir en toute impunité, impunité qui comme tout le monde  le sait est un des principaux facteurs de récidive ? Et surtout les mêmes causes produisant les mêmes effets, qu'est-ce qui va empêcher les chiens de guerre de l'Occident -j'ai nommé les FRCI, la LICORNE, l'ONUCI et autres forces supplétives- de continuer leurs activités terroristes alors que les commanditaires (grosses multinationales et acteurs décisionnaires politiques ou économiques de tous bords) se partagent les retombées des marchés juteux obtenus en contrepartie, tels les C2D (Contrats de Désendettement et de Développement) qui permettent de donner l'illusion que la CÔTE D'IVOIRE vivrait de l'épargne des autres, alors qu'elle est victimes du pillage généralisé  de ses richesses via un système bien rodé de démembrement de tous les attributs de sa souveraineté (Présidence, Assemblée Nationale, Armée, Police, Justice, monnaie,...). L'interview de Christine Djahuié vient nous rappeler avec courage les souffrances infligées aux populations ivoiriennes, notamment à celles du grand Ouest ivoirien, qui ajoutées à l'impunité et aux exactions qui se poursuivent dans la région génèrent une situation de poudrière permanente :  
Christine DJAHUIE : l'Ouest de la CI est une poudrière permanente. Christine Djahuié, respect et soutien pour cette interview au service des victimes qui semblent être les grandes oubliées d’une réconciliation de pure façade et des petits arrangements entre amis... mais aussi entre ennemis, ambitions politiques obligent.  

Aussi, si je salue comme beaucoup d’autres le travail accompli par Maître ALTIT au service de Laurent GBAGBO, je m’interroge sur sa stratégie qui consiste à appuyer la dernière demande de libération de Laurent GBAGBO sur la prétendue « normalisation » de la situation en CÔTE D’IVOIRE, sur le soi-disant rétablissement du dialogue républicain entre l’opposition, notamment le FPI et les autorités de fait du pays qui se voient ainsi  légitimées par ceux là mêmes qui ont été chassés du pouvoir à coup de bombes franco-onusiennes et du déversement de hordes de rebelles sanguinaires puissamment armés, instruits et financés par l’Occident, France en tête. Pire, page 12 alinéa 47 de la dernière requête de Maître ALTIT en date du 27 juin 2014 ayant trait au 6ème réexamen du maintien en détention de Laurent GBAGBO que vous pouvez consulter sur le lien suivant http://icc-cpi.int/iccdocs/doc/doc1796069.pdf, la tragédie des populations autochtones de l’Ouest est totalement occultée et ramenée à de vulgaires conflits fonciers individuels. Je cite : « 47. Il est d’ailleurs maintenant communément admis que les incidents qui avaient eu lieu à l’époque avaient mis aux prises les paysans chassés de leurs terres et réfugiés au Libéria et les nouveaux occupants d’origine burkinabé. Ces incidents n’avaient donc aucun motif « politique » et n’étaient qu’une conséquence de la lutte pour le contrôle de la terre. ». Autrement dit la propre défense de Laurent GBAGBO en la personne de Maître ALTIT est en train de nier le  génocide en cours du peuple Wê du fait de son soutien réel ou supposé à GBAGBO ou tout simplement pour s’accaparer les riches terres cacaoyères de la région et les céder à des allogènes massivement acheminés pour la coloniser, et constituer un « bétail électoral » docile , naturellement favorable à OUATTARA à coup de naturalisations frauduleuses. De tout ce qu’il m’a été donné de lire, je crois bien que c’est ce qui m’indigne le plus. Si Laurent GBAGBO doit être libéré, qu’il le soit sur la base de son innocence reconnue, de la reconnaissance de l’inversion de la victime et du bourreau dans la crise ivoirienne, mais certainement pas en marchant sur la tête de toutes celles et ceux l’ont soutenu et le soutiennent encore envers et contre tout, de celles et ceux qui sont morts pour avoir servi et défendu les institutions souveraines de CÔTE D’IVOIRE à travers son représentant légitime, SEM Laurent GBAGBO injustement et arbitrairement incarcéré à LA HAYE. La libération de Laurent GBAGBO ne peut pas se faire en trahissant ses plus fidèles et innocentes victimes de la barbarie rebelle ou alors, c’est à désespérer du combat que nous croyons servir en nous réclamant des valeurs humanistes qu’il incarne pour nous.

Les images toujours aussi insoutenables de l'Hôtel Ivoire du 9 novembre 2004 doivent  nous rappeler que le devoir de mémoire invoqué par l'Occident n'est pas à géométrie variable. Ce massacre commis par  la force Licorne a été largement documenté et diffusé par les médias occidentaux dont Canal Plus, mais reste toujours impuni à ce jour. Qu'est devenue la plainte que Maître BOURTHUMIEUX a déposé contre l'Armée française au nom du COPAVIL  ? Et celle de Maître HAMZA qu'elle dit avoir déposée au nom de l'Etat ivoirien et qui aurait été déclarée recevable par le Juge de la CPI ? Pourquoi MATTEI parle-t-il abondamment du combat de Maître BALAN l'avocat des famille des 9 soldats français sacrifiés par CHIRAC à BOUAKE pour empêcher la réunification du pays avec l'opération Dignité qui s'annonçait victorieuse (à noter au passage que le même maître BALAN est l'avocat de SCHNIER un des meurtriers de Firmin MAHE, celui qui lui tenait les jambes tandis que RAUGEL enfilait le sac plastique pour l'étouffer) ? Et pourquoi le même MATTEI passe sous silence les milliers de victimes ivoiriennes de la forces Licorne dont plus de 60 civils au mains nues début novembre 2004 comme vient nous le rappeler cette vidéo très éprouvante à regarder, mais que l'on doit se faire un devoir de continuer à diffuser pour que la falsification de l'histoire de la jeune République ivoirienne ne continue pas à se faire pendant que nous assistons  à l'inversion des victimes et du bourreau sans rien faire ?  Laurent GBAGBO, Blé GOUDE à LA HAYE, Simone GBAGBO et des centaines d'autres prisonniers politiques maintenus au secret, anéantis et parfois blessés mortellement par des traitements inhumains et dégradants subis au quotidien telles des sodomies et des simulations d'exécution nocturnes (le syndicaliste Mahan GAHE et le commissaire NEGBLE ont eu le temps de dénoncer ces sévices avant de succomber, même si par pudeur, leurs proches ont pu chercher à occulter ces pratiques moyen-âgeuses),... tandis que les rebelles sanguinaires et leurs commanditaires occidentaux se pavanent et que l'Armée française cherche encore à se faire passer pour la victime. 

Pourquoi la mort de 9 soldats français, certes injustement sacrifiés par CHIRAC à BOUAKE le 6 novembre 2004 devrait-elle nous émouvoir plus que celles des millions d'Ivoiriens dépossédés de leur souveraineté, de leur biens, de leurs terres et pour des dizaines d'entre eux de leurs proches, lâchement assassinés alors qu'ils n'étaient pour la plupart que des militants du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes au mains nues, voire des citoyens ordinaires qui n'aspiraient qu'à vivre et à élever leurs enfants en paix ?

vendredi 4 juillet 2014

LE "PLAN COMMUN" DE LA CPI ET NERVIS POUR ELIMINER GBAGBO

La mauvaise foi des dirigeants et des valets de la Françafrique n’a décidément pas de limite. Pour justifier leurs guerres économiques déguisées en guerres humanitaires, ils fabriquent et diffusent les rapports de plus de 2500 ONG complaisantes inféodées au système onusien dont elles tirent la majorité de leurs subsides (Coalition pour la CPI : http://www.iccnow.org/?mod=membership). Au niveau national, cette organisation se décline en  45 ONG membres de la Coalition Française pour la CPI (http://www.cfcpi.fr). En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, le « storytelling » pour justifier l’installation de OUATTARA à coup de bombes franco-onusiennes est relayé par toute une série de rapports plus écoeurants les uns que les autres, dont deux rapports qui ont vraiment été repris à tous les niveaux pour donner l’apparence de la légitimité à la déportation de Laurent GBAGBO devant leur Cour Politique Internationale : celui de HRW : http://www.hrw.org/fr/reports/2011/10/05/ils-les-ont-tu-s-comme-si-de-rien-n-tait et celui d’Amnesty International : http://www.amnesty.fr/AI-en-action/Violences/Justice-internationale/Actualites/Cote-d-Ivoire-regarde-carte-Identite-et-abattu-2783. Avant de vous livrer des contre-rapports précis et aboutis qui montrent comment ces rapports "non gouvernementaux" falsifient l’Histoire en inversant la victime et le bourreau (un des 5 principes des médiamensonges propres aux guerres d’occupation néocoloniale tel que décrits par Michel COLLON), les autoproclamés maîtres du monde poussent le vice et la mauvaise foi jusqu’à dénigrer et invalider le travail des ONG qui oublieraient que « celui qui paie les musiciens choisit la musique ». Ainsi pour avoir voulu sauver le peu d’honneur qui lui reste –au moins en ce qui concerne la Côte d’Ivoire, parlons de ce que nous connaissons- ou plus cyniquement pour avoir essayé de jouer la partition du « ni, ni » = « ni Gbagbo, ni Ouattara » à travers un rapport intitulé « Côte d’Ivoire : la loi des vainqueurs du 26 février 2013 » (http://www.amnesty.fr/sites/default/files/afr31012013_26fev2013.pdf), Amnesty International se voit contester par ses pairs tant la cooptation et la soumission à l’ordre établi sont les règles à respecter sous peine de disparaître. Nous en voulons pour preuve les pages 91 et 92 du rapport OFPRA que vous trouverez ci-dessous reproduites, révisionnisme et négationnisme historiques appliqués à la Côte d’Ivoire, qui est ce que nous avons lu de plus caricatural, nauséabond, voire même de criminel dans la mesure où il conditionne largement  le sort des demandeurs d’asile politique qui se présentent à ces milices françafricaines que sont devenues l’OFPRA et la CNDA (à moins qu’elles ne l’aient toujours été, ce que nous n’avons pas encore eu le temps de vérifier). Là encore, nous invitons tous les militants du droit du peuple ivoirien à disposer de lui-même à lire et à démonter ce pitoyable rapport de propagande ouattariste de l’OFPRA (https://ofpra.gouv.fr/sites/default/files/atoms/files/rapport_de_mission_en_cote_divoire_2012.pdf) en adressant toutes les preuves surabondantes des souffrances infligées à nos proches par les rebelles depuis 2002 : communication@ofpra.gouv.fr ; pascal.brice@ofpra.gouv.fr Directeur Général de l’OFPRA ; pascal.baudouin@ofpra.gouv.fr Directeur de Cabinet de l’OFPRA ;  pascal.girault@cnda.juradm.fr ; georges.barbiere@ofpra.gouv.fr chef de la délégation Afrique 2 de la CNDA ; infos@unhcr.ch). Il y va de la survie des nôtres.


Que celles et ceux qui le peuvent prennent le temps de lire en entier ce "rapport" de l'OFPRA qui n'a de rapport que le nom et ils constateront que c'est une accumulation d'affirmations non étayées visant à conforter le « storytelling » des maîtres du monde occidental qui ont installé OUATTARA à coup de bombes franco-onusiennes et qui le maintiennent au pouvoir par la force et la propagande . Peu importe que ce qu'ils écrivent soit prouvé ou non, ce qui compte, c'est que ça ait l’air vrai et que ça corrobore la version de la Communauté Internationale. Ce qu'il fallait aussi, c'était justifier le rejet/retardement de toutes les demandes d'asile des Pro-GBAGBO en se calant sur le discours des autres milices de la France néocoloniale, d'où cette mission complètement bidon de l’OFPRA en CÔTE D’IVOIRE, là encore financée par l'Union Européenne. Un exemple de l'indécence des propos tenus dans ce pseudo rapport de l'OFPRA : Sur le massacre de DUEKOUE de mars 2011, un interlocuteur cite la CROIX ROUGE qui a rapporté que près de 800 personnes avaient été tuées en une nuit par des FRCI qui avaient pour « but de détruire l’ennemi ». Sans même citer les preuves surabondantes de cette épuration ethnico-politique à caractère génocidaire pourtant à leur disposition, les miliciens de l'OFPRA citent page 63 -sur un pied d'égalité avec la Croix Rouge précitée - leur "guide touristique" Joël NGUESSAN comme une source "indépendante" et "fiable" tout en ne niant pas sa qualité de porte-parole principal du RDR : Selon lui, les 800 personnes tuées à Duékoué durant la crise postélectorale ont été « victimes de conflits fonciers et d’affrontements meurtriers entre miliciens, comme Amadé Ourémi, un chef de milice (burkinabé). Les FRCI n’ont pas été impliquées dans ces affrontements. Certains pro-FPI ayant commis des exactions ne peuvent pas revenir dans l’Ouest, comme Maho Glophéhi. En Côte d’Ivoire il y a une forte pression sur le foncier. Tout cela est instrumentalisé. Les autochtones veulent chasser les étrangers ». Les 200 pages du rapport OFPRA ne sont qu’un ramassis de mensonges du même acabit quasiment jamais étayés de faits objectifs et vérifiables. Les témoins ou interlocuteurs cités ne sont pratiquement jamais identifiés ; les victimes n’ont pas de nom, leurs crimes sont rarement datés ni-même précisément localisés. Comble de la malhonnêteté intellectuelle et au mépris de la vertu pédagogique primordiale d’exemplarité, les rats-porteurs de Ouate-à-rats citent abondamment l’AFP, RFI, Jeune Afrique, le Patriote, comme sources d’information fiables établissant les crimes contre l’humanité qu’ils imputent au camp GBAGBO, même quand n’y figure aucun élément probant précis, tandis qu’ils rejettent les coupures de presse, photos nominatives, datées et géocalisées des demandeurs d’asile pro-GBAGBO. A une telle ignominie et à une telle bassesse, nul n’est définitivement tenu, alors espérons que certains de ces zélés serviteurs de la France néocoloniale sauveront l’honneur de cette institution négationniste en prenant fait et cause pour les nombreuses victimes de la tragédie ivoirienne qui se présentent devant eux.



jeudi 3 juillet 2014

LES AMIS DE OUATTARA SONT TOUJOURS A L’ŒUVRE MAIS IL NE FAUT PAS QUE CA SE SACHE

Les liens vers les pages internet des Forums pour la Gouvernance Identitaire où était mentionné OUATTARA comme artisan de la réconciliation et de la sortie de crise que je mentionnais dans un précédent article sur Benoît SCHEUER (Benoît SCHEUER le propagandiste de OUATTARA est toujours à l'oeuvre). Ainsi, si vous cherchez à aller sur les liens qui présentent l'installation des forums de la gouvernance identitaire dont Benoît SCHEUER est un des fondateurs, vous tomberez sur des mentions "not found".

Voici le texte présentant les FGI que vous trouviez encore il y a quelques semaine concernant le projet FGI de VERBATIMS : 

« INSTALLATION DES FORUMS DE LA GOUVERNANCE IDENTITAIRE (FGI) EN CÔTE D'IVOIRE

CADRE GENERAL ET OBJECTIFS DU PROJET
Les crises successives que la Cote d'Ivoire a connues ces dernières décennies (boycott actif de 1995, coup d'Etat de 1999, élections contestées de 2000, rébellion armée de 2002) ont atteint leur point culminant avec le conflit post électoral de novembre 2010 à avril 2011. Le bilan de cette crise est important : plus de 3000 morts, notamment à l'Ouest et à Abidjan.
Dans un contexte de sortie de crise, le Président Alassane Ouattara a pris une série d'initiatives en vue de la réconciliation.
La volonté politique est claire : mener de front l'apaisement identitaire, le rétablissement de la cohésion sociale et le redressement économique du pays.
Ainsi, en appui au processus de réconciliation et dans la philosophie du Programme National de Cohésion Sociale et de réconciliation, le projet vise, en toute indépendance, à renforcer les capacités les leaders d'opinion de tous bords à repérer et gérer les conflits à caractère identitaire et à construire autour d'eux une citoyenneté ouverte en vue d'une cohésion sociale durable.
Il sera mis en œuvre en partenariat avec la Convention de la Société Civile Ivoirienne, la CSCI et en synergie avec toute initiative de la société civile ou des pouvoirs publics visant la réconciliation et la construction d'une cohésion sociale durable.
Ce projet d'une période de 24 mois, démarre en février 2014. Il sera mis en œuvre dans deux districts du grand Ouest et dans le district autonome d'Abidjan.
Il est financé par l'Union européenne et une convention de subventions est en cours de finalisation avec le Ministère belge des Affaires étrangères. »

Voici maintenant ce que l'on trouve sur la présentation des FGI de VERBATIMS (Installation des FGI en Côte d'Ivoire) :

LA NOUVELLE PRESENTATION DES FORUMS DE LA GOUVERNANCE IDENTITAIRE EXISTE QUI NE MENTIONNE PLUS OUATTARA COMME ARTISAN DE LA SORTIE DE CRISE ET LAISSE ENTENDRE QUE LES FORUMS DE LA GOUVERNANCE IDENTITAIRES SERAIENT AU SERVICE DU PEUPLE IVOIRIEN SAUF QUE C’EST TOUJOURS L’UNION EUROPEENNE QUI FINANCE ET QUE BENOIT SCHEUER LE NEGATIONISTE GENOCIDAIRE EST TOUJOURS EMBUSQUE DANS CE PROJET AU SERVICE DE LA REELECTION DE OUATTARA.




mardi 1 juillet 2014

OU EN EST L'ENQUÊTE SUR L'ASSASSINAT DE DESIRE OUE ?


Le 13 novembre dernier, Désiré OUE, rédacteur en chef  du très chrétien "Tomorrow Mag" était assassiné  d’une balle en pleine poitrine sous les yeux de sa famille par des hommes en armes dont le visage n'était même pas masqué tellement la certitude de leur impunité leur semble "garantie". Nous vous renvoyons pour mémoire au dossier de presse remis sur ce crime abject et impuni à Mme Cléa KAHN-SRIBER, directrice Afrique de Reporters Sans Frontières lors de l'entretien qu'elle a difficilement consenti à nous accorder le 16 janvier 2014 (voir lien suivant : Dossier de presse sur l'assassinat du journaliste Désiré OUE du 13 novembre 2013).

A l'occasion d'une Conférence publique du "CECECI" à PARIS en avril de cette année, non ça ne s'invente pas, c'est bien le nom de ce "Collectif pour un Engagement Citoyen pour l’Emergence de la Côte d’Ivoire" , un instrument du RDR au service de la "réélection imposée" de OUATTARA,  Mamadou TOURE, conseiller technique du candidat à sa propre succession illégitime  en charge de la Jeunesse et des Sports  avoue quasiment avoir commandité le meurtre de Désiré OUE, ce journaliste confirmé aussi compétent que dévoué aux autres, aux jeunes surtout qu'il avait à coeur de former au métier de l'information tellement il était convaincu que les médias avaient le pouvoir/devoir de rendre le monde meilleur à vivre pour nos enfants, sous réserve d'être entre de bonnes mains (Lien vers Compte Rendu d'une immersion en territoire ennemi du 05 avril 2014).


La presse, Reporters Sans Frontières et quelques médias "Africains"ont fait semblant de s’en émouvoir sous les assauts de la presse bleue du moment, mais depuis aucune procédure ne semble engagée et ceux qui semblaient tant se préoccuper de ce dossier ont disparu de la scène publique. 7 mois et demi après avoir été saisi du dossier, le ou les avocat(s) qui ont déclaré agir pour que toute la lumière soit faite sur cet assassinat est/sont incapables de nous dire si la moindre enquête a été ne serait-ce qu’ouverte par les autorités ivoiriennes. Aucune plainte ne semble par ailleurs avoir été enregistrée et de lourdes menaces pèsent sur la vie des proches et amis de la victimes qui se montrent un peu trop curieux ou manifestent leur intention de saisir la justice dans cette affaire. 

Compte tenu de ces éléments, du silence assourdissant de Reporters Sans Frontières et de toutes celles et ceux qui sont supposés se battre pour la protection des journalistes, seule véritable garantie qu'une véritable liberté de la presse puisse un jour exister tant le pouvoir corrompt, les médias ayant vocation à s'ériger en contre-pouvoir, vous trouverez ci-dessous le témoignage des propos tenus publiquement le samedi 05 avril 2014 par  Mamadou TOURE concernant l'assassinat de Désiré OUE , propos qui ne laissent planer aucun doute sur son implication dans ce meurtre abject qui a toutes les chances de rester impuni comme celui d'autres journalistes avant lui (Sylvain GAGNETAUD, Antoine MASSE) si la justice ivoirienne n'est même pas saisie d'une enquête criminelle.