TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

jeudi 26 février 2015

TIBURCE KOFFI OU LE RAT DE PALAIS QUI SE MORDAIT LA QUEUE…


Dans la série "quand on a de tels amis plus besoin d'ennemis » ou "Les girouettes nous fatiguent, mais elles donnent le sens du vent", parlons d’un orfèvre, d’un cas d'école à lui tout seul dans l'art du retournement de veste : Tiburce KOFFI !




Dans la vidéo de 11 mn ci-dessus, nous vous laissons "apprécier" comment Tiburce Koffi parlait de Laurent Gbagbo en 2011 le traitant de "fou du pouvoir", de "schizophrène du pouvoir", « qui ne quitterait le pouvoir qu'au prix du sang, peut-être même de son sang", "je crois là que nous avons affaire à un jusqu'au boutiste qui ira jusqu'au suicide ultime", qu’il est « devenu milliardaire, que « c’était un règne de cauchemar, de détournements de fonds, de vols, de tous les interdits possibles ». 

Il continue dans sa lancée en accusant Laurent Gbagbo de tous les maux « il y avait toute cette politique qui consistait à détruire l’école, à saboter ce qui aurait pu constituer demain l’intelligentsia de ce pays », « Et pour avoir une guerre civile, ils ont tout fait pour transformer le débat politique en une guerre religieuse, en s’attaquant à des mosquées, en tuant des imams", de Laurent GBAGBO « qui peut même avoir son dernier secret, le cyanure par exemple, ce serait une sortie honorable".  

Les FRCI étaient qualifiées de "forces républicaines" et Laurent Gbagbo ne pouvait pas "peser plus de 25% de l'électorat" tandis que OUATTARA était « une forme d’espérance, de rêve pour les Ivoiriens », que OUATTARA ne pouvait pas perdre le combat, qu’il avait « derrière lui tout un ensemble de forces normales et paranormales » ( ???)

Le même Tiburce Koffi au micro d'Augustin Djédjé d'Event News TV nous explique en 2015 que OUATTARA ne peut pas être candidat par la Terreur, que Laurent Gbagbo a fait au moins 48% des voix aux élections de 2010, que OUATTARA est le candidat de la Communauté internationale, que BEDIE est responsable de l'ivoirité. 

Que s'est-il donc passé entre le Tiburce Koffi ADOrateur laudateur de 2011 et celui de 2015 qui le conspue et le voue aux gémonies ? Qu’a-t-il découvert qui se cachait derrière le visage maintes fois "replastifié" du couple OUATTARA qu'il ne savait déjà ? A-t-il pâti de mauvais traitements, d'incarcération arbitraire, d'exactions sur lui et ses proches, d'expropriation, de gel de ses avoirs,... ? NON QUE NENI : TIBURCE KOFFI A JUSTE ETE LIMOGE. 

Cet ivoiritaire traitre et opportuniste a oublié une règle de base dans ce milieu de charognards qu'il a choisi de servir au mépris des valeurs et des amitiés qu'il affiche de nouveau. Les servants locaux de l'Occident sont comme leurs maîtres et commanditaires : ils n'ont pas de sentiments, que des intérêts ! 

Je souhaite rarement du mal aux gens et ne pense pas que la vengeance soit bonne conseillère. Mais en ce qui concerne Tiburce Koffi, s'il pouvait souffrir le centième de ce qu'il a permis à son ex-mentor de faire endurer aux Ivoiriens aux mains nues qui refusent de se plier à son joug dictatorial, ce ne serait vraiment pas cher payer par rapport à son rôle médiatique de premier plan dans l'installation de OUATTARA au pouvoir par la force et dans le sang après près d'une décennie de rébellion sanguinaire. 

Lui qui a cautionné le coup d'Etat à coup de bombes franco-onusiennes en 2011, comment peut-il se pavaner en France aujourd'hui et invoquer le respect de la Constitution ivoirienne pour faire barrage à OUATTARA dans la perspective de 2015 ? 

SI LA TRAHISON ET LE RIDICULE POUVAIENT TUER, LE SORT DE TIBURCE KOFFI SERAIT SCELLE !

lundi 23 février 2015

"MEFIE-TOI DE TES ENNEMIS ET ENCORE PLUS DE TES "AMIS" !"

Qui se cache vraiment derrière le faux avocat panafricaniste Norbert TRICAUD ?



"Protégez-moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge !" dit un adage célèbre... Il y a quelques semaines déjà, je mettais en garde d'éventuelles victimes à la recherche d'un avocat contre Maître Norbert Tricaud qui me menaçait de poursuites en diffamation alors qu’il n’a toujours pas daigné fournir la moindre explication plausible sur l’étouffement de l’affaire Mahé et la restitution du dossier depuis bientôt 8 mois (http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2015/01/reponse-maitre-tricaud-suite-ses.html  ; http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/10/trahison-corruption-etou-dissuasion-la.html) . 

Depuis 18 mois que cet avocat a fait irruption dans le dossier Mahé sur présentation d'un tiers à un moment où aucun autre avocat ne voulait reprendre le dossier. Après la trahison déjà de Fabien Ndoumou (http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/02/affaire-mahe-chronique-dune-justice.html ; http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/02/affaire-mahe-quand-la-justice-francaise), l'opportunisme de feu Maître Gaspard de Gonzales et la forfaiture de maître Verrièle commis au titre de l'aide juridictionnelle, nous cherchions en vain en vain des éléments sur son passé et son engagement au service du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Certes il se vante d’être dans un tas de collectifs dont le CRAN sur des affaires très médiatisées, mais pas grand-chose sur ses activités avant 2010. Je trouvais bizarre que son engagement panafricain et particulièrement pro-Gbagbo s'incarne subitement en 2013 alors qu'il avait refusé même d'écouter nos sollicitations sur la défense des victimes du massacre de Duékoué quelques mois auparavant. Je savais juste qu'il avait oeuvré pour la promotion du NEPAD ce qui en soi n'était déjà pas un signe d'adhésion aux valeurs souverainistes et au droit des peuples à disposer d''eux-mêmes... Voilà ce que je découvris il y a quelques jours qui a fini de me convaincre du double jeu de Maître Norbert Tricaud. En 2009, celui qui prétend se reconnaître en Laurent Gbagbo a reçu la médaille d'or de la "Ligue Universelle du Bien Public". Peu connue, cette ONG fonctionne comme une loge maçonnique chrétienne avec des personnalités civiles et militaires proches des CHIRAC tel Bernard Debré. La Ligue Universelle du Bien Public dont Tricaud est devenu le représentant Amérique latine et Afrique centrale siège auprès de l'ONU. Rappelons que Maître Tricaud ne cesse pourtant de fustiger l’ONU et ses émanations dans nos marches et conférences dans lesquelles il excelle à prendre la parole alors que dans les dossiers sensibles qu'il prétend gérer, il use et abuse de manoeuvres dilatoires quand il ne les enterre pas purement et simplement (affaire Mahé, Désiré Oué, autochtones de la lagune Ebrié/Bolloré,...) et je viens d'apprendre suite à ma mise en garde publique d'il y a quelques semaines alors qu'il se faisait encore passer pour l'avocat de la famille Mahé qu'il a fait bien d’autres victimes dans des dossiers touchant à d’autres pays de la Françafrique. Il y a quelques semaines, je pensais plutôt qu'il avait été victime de pressions, voire acheté pour lâcher le dossier comme cela au milieu du gué... Au vu de mes récentes découvertes, j'opterais aujourd'hui plutôt pour la thèse de missions qui lui sont confiées par le réseau politicofinancier auquel il appartient. En effet, qu'a bien pu faire Maître Tricaud pour être récompensé en 2009 la médaille d'or de la Ligue Universelle du Bien Public dont la marraine n'est autre qu' Anh Dao Traxel la fille adoptive des CHIRAC également présidente de l'association l'Etoile européenne du dévouement civil et militaire (EEDCM) ? Dans la biographie qui lui est consacrée à l'occasion de la remise de ce qui semble bien être une récompense pour services rendus, nous apprenons que l’agent Tricaud a longtemps travaillé en Suisse dans la haute finance et le conseil en placements financiers auprès des chefs d'Etat africains, qu'il est devenu avocat en 2000, qu'il a assisté Feu Yassingbé Eyadéma en 2004, qu'il a assuré le Secrétariat Général de la JACHABI (Jeunesse Active pour CHAntal BIya). Les phrases exactes de cette partie de sa biographie sont : « Au Cameroun, sa seconde patrie, il a beaucoup travaillé comme conseil d'une société pétrolière Suisse, puis au service de l'Etat Camerounais ; c'est pourquoi, il a accepté la proposition de la Princesse Evelyne NGO NYOBE, ici présente, d'assurer le Secrétariat Général de l'association de la Première Dame du Cameroun en Europe, la JACHABI EUROPE. » http://bien.public.over-blog.com/article-29458823.html.



MAGISTRALE INTERVENTION DE SIMONE GBAGBO DEVANT LA COUR D'ASSISES D'ABIDJAN

Monsieur le Président,

Je tiens à saluer la mémoire de toutes les personnes qui ont perdu la vie durant cette période douloureuse que traverse la Côte d'Ivoire.

Je compatis également aux souffrances et à la douleur de toutes les personnes blessées, mutilées, physiquement, moralement.

Toutes ces personnes qui ont été pillées et qui ont perdu leurs biens et qui sont aujourd'hui désemparées.

Je salue enfin toutes les personnes qui se retrouvent en exil du fait de la crise postélectorale.

Je salue la Cour, et suis ravie de comparaitre afin de donner ma part de vérité sur les poursuites dont je fais l'objet.

Tellement de choses ont été dites !!!

I. SUR LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE 2010
Le 1er tour des élections présidentielles en Côte d'Ivoire a eu lieu le 30 Octobre 2010.
Le 27 Novembre 2010, la veille du 2ème tour de l'élection présidentielle, les candidats Laurent GBAGBO et Alassane OUATTARA se sont par écrit, solennellement engagés : « (...) à accepter le verdict des urnes tel que proclamé, à
l'issue du scrutin, par la Commission Electorale Indépendante et le Conseil Constitutionnel ».
C'est dans ces conditions que le 28 Novembre 2010 a eu lieu le Second tour de l'élection présidentielle.
La Commission Electorale Indépendante avait alors 3 jours, soit jusqu'au 1er Décembre 2010 à minuit, pour proclamer des résultats provisoires.
En effet, la clôture du scrutin étant intervenue le 28 novembre 2010 à 17 heures, la CEI avait jusqu'au ter décembre à minuit pour :
- Communiquer au Conseil Constitutionnel un exemplaire des procès-verbaux, accompagnés des pièces justificatives;
- Proclamer les résultats provisoires.
Faute de quoi, elle serait forclose.
Le 1er décembre 2010, répondant à des journalistes, Monsieur Youssouf BAKAYOKO, Président de la CEI a confirmé cela, en déclarant que :
« Nous poursuivons notre travail. Cela signifie que nous n'avons communiqué, à l'heure où je vous parle, aucun résultat. Nous n'avons rien dit à qui que ce soit parce que nous n'avons pas achevé notre travail ».
Continuant de répondre à des journalistes, Monsieur Youssouf BAKAYOKO a déclaré devant les médias ivoiriens « qu'il n'était pas encore minuit », invitant les Ivoiriens à demeurer patients.
Les résultats tardant à venir, le candidat Alassane OUATTARA va même écrire au Président de la CEI, toujours le 1er décembre 2010, pour lui dire, je cite : « Nous nous permettons de rappeler que le délai de trois jours impartis à la Commission Electorale Indépendante expire ce jour, avec comme conséquence le risque de voir la CEI dessaisie, ce qui serait un échec dans la conduite de votre mission ».
Le Président de la République Française, Monsieur Nicolas SARKOZY, va également s'autoriser à adresser une correspondance au Président de la CEI, pour lui indiquer : « Les textes de la République de Côte d'Ivoire vous offre une marge limitée pour proclamer les résultats provisoires, comme vous le savez mieux que moi-même, et compte tenu de l'attente de votre peuple, je vous exhorte au prononcé du verdict des urnes. Nous sommes disposés ainsi que toute la communauté de l'Union Européenne à soutenir de façon irrévocable le respect de la volonté du peuple, de sécuriser les civils ainsi que tous les nouveaux représentants des institutions installées ».
Comment le Président SARKOZY, alors que la CEI n'a pas fini de dépouiller les procès-verbaux peut-il annoncer qu'il va y avoir de « nouveaux représentants des institutions installées » et qu'il va avoir, lui, à « sécuriser les civils » ?
Enfin de compte, la CEI transmet au Conseil Constitutionnel, les 30 novembre et 1er Décembre 2010, tous les procès-verbaux de dépouillement des votes sans proclamer de résultats provisoires. 
Le 1er Décembre 2010, le candidat Laurent GBAGBO a, conformément à l'article 60 de la Constitution, formulé des requêtes devant le Conseil Constitutionnel sur des irrégularités constatées, lors du 2nd Tour du scrutin, dans les bureaux de vote de huit départements (Bouake, Korhogo, Boudiali, Dabakala, Ferkessedougou, Katiola, Béoumi, et Sakassou).
Le 2 Décembre 2010, prenant acte de la transmission des procès-verbaux de dépouillement, et des requêtes du candidat Laurent GBAGBO, le Conseil Constitutionnel a rendu une décision dans laquelle il dessaisissait la Commission Électorale Indépendante, et constatait avoir été régulièrement saisi.
Ainsi, la critique tendant à affirmer que le Conseil Constitutionnel s'est autosaisie de la question électorale tentant, par ce fait, d'empêcher la CEI de procéder à la proclamation des résultats provisoires est totalement erronée.
En réalité, la CEI n'a pas été en mesure de procéder à la proclamation de résultats provisoires faute de consensus, mais surtout faute de pouvoir établir un Procès-Verbal de délibération et de résultats au plus tard le 1er décembre 2010.
Cependant, le même jour et de manière plutôt surprenante, Monsieur BAKAYOKO Youssouf, Président de la Commission Electorale Indépendante, est allé proclamer de prétendus résultats au quartier général du candidat du RDR, Monsieur Alassane OUATTARA.
A ce niveau, j'ai plusieurs remarques à faire :
•Tout d'abord, cette déclaration est intervenue plus de trois jours après la clôture du scrutin du 28 novembre 2010, en dehors du siège de la CEI, et en l'absence des médias ivoiriens, alors que la CEI était forclose et avait elle-même déjà transmis tous les procès-verbaux de dépouillement au Conseil Constitutionnel ;
•Deuxièmement : Le Président de la CEI ne peut procéder à une proclamation qu'avec l'ensemble de son bureau réuni, et au siège de son institution. Cette proclamation solitaire au QG d'un candidat rend sa déclaration nulle ;
•Troisièmement : Le Président de la CEI, n'a jamais justifié d'un Procès-Verbal de délibération ni de la liste d'émargement des Commissaires Centraux pour justifier de la validité des résultats qu'il a annoncés ;
•Enfin, toutes déclarations émanant de la CEI et portant sur des résultats, ne peuvent être que des résultats provisoires. Et toutes les parties étaient et sont aujourd'hui encore d'accord avec cela.
Le 3 Décembre 2010, le Conseil Constitutionnel a proclamé le candidat Laurent GBAGBO, vainqueur de l'élection présidentielle dans le respect du texte constitutionnel.
Or, tout le monde sait qu'en Côte d'Ivoire l'article 98 de la Constitution dispose que : « Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics, à toutes autorités administratives, juridictionnelles, militaires et à toutes personnes physiques ou morales ».
Je considère donc que le débat sur le vainqueur de l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire est clos avec la décision du Conseil Constitutionnel ; et que Monsieur Laurent GBAGBO est le vainqueur des élections présidentielles de 2010 en Côte d'Ivoire.
Le 4 Décembre 2010, Monsieur Laurent GBAGBO prêtait serment devant le Conseil Constitutionnel. Cela est précisé par l'article 39 de la Constitution qui précise que « dans les 48 heures de la proclamation définitive des résultats, le Président de la République élu prête serment devant le Conseil Constitutionnel, réuni en audience solennelle ».
Toutes ces formalités ayant été appliquées conformément à l'article 39, Monsieur Laurent GBAGBO est le Président de la République de la Cote d'Ivoire.
Le seul Gouvernement légitime était donc celui mis en place par le Président Laurent GBAGBO.
Je tiens à préciser que quel que soit le gouvernement mis en place par Monsieur Alassane OUATTARA, il ne pouvait être valable qu'après sa prestation de serment devant le Conseil Constitutionnel réuni en audience solennelle, et cela conformément à l'article 39 de la Constitution.

II. SUR LA CRISE POSTELECTORALE
La crise postélectorale est ainsi née du refus de respecter le choix du peuple ivoirien et la décision du Conseil Constitutionnel rendue conformément à la Constitution ivoirienne.

A. SUR L'INTERVENTION INTEMPESTIVE ET ABUSIVE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE 
1. LA CERTIFICATION
Dans son Rapport du 14 Mai 2007, le Secrétaire Général des Nations Unies insiste sur le fait que :
 « (...) il est admis que le rôle de certification des Nations Unies ne saurait se substituer aux prérogatives qui appartiennent aux institutions nationales en ce qui concerne la certification des différents aspects du processus électoral, mais qu'il vient se greffer sur ces prérogatives »
'est ainsi que la Résolution 1765 du Conseil de sécurité adopte le 16 Juillet 2007, confie dans son Paragraphe 6, au Représentant Spécial la mission de certifier que :
 « (.9 tous les stades du processus électoral fourniront toutes garanties nécessaires pour la tenue d’élections présidentielles et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes conformément aux normes internationales ».
Le Certificateur a une mission d’évaluation des différentes étapes du processus (procédures et modes opératoires) conformément aux normes internationales en vigueur en matière d’élections démocratiques.
En aucun cas, il n'a compétence pour :
- Dépouiller des procès-verbaux de votes ;
-Proclamer des résultats.
A aucun moment, les déclarations du Certificateur ne peuvent prévaloir sur les dispositions des textes nationaux.
Etant donné que l'ONU, elle-même, considère sacro-sainte la souveraineté des Etats qui la constitue.
Monsieur CHOI, en transgressant ses prérogatives, est venu faire déraper tous les débats sur les élections en Côte d'Ivoire.
2. LES AUTORITES FRANÇAISES, PARTIES AU CONFLIT
J'ai constaté une ingérence des autorités françaises dans le débat ivoirien. Cela s'est manifesté entre autre par la lettre du Président SARKOZY au Président de la Commission Electorale Indépendante. De quoi se mêle-t-il ?
Cela s'est aussi manifesté par les bombardements des autorités françaises, qui n'ont pas eu pour but de protéger les populations civiles, mais d'assister la rébellion dans ses attaques contre l’armée ivoirienne et les institutions de la Cote d'Ivoire.
Les autorités françaises n'ont malheureusement fait qu'accentuer la crise postélectorale :
- En encourageant le candidat malheureux a user de la violence au lieu de saisir le Conseil Constitutionnel pour dénoncer d’éventuelles irrégularités ;
- En incitant à la prise de résolutions onusiennes et européennes visant a établir des embargos dont les principales victimes sont les populations civiles ;
- En bombardant la résidence présidentielle pendant une dizaine de jours, alors qu'aucune résolution de l'ONU ne leur donnait ce pouvoir.
C'est à croire que l'intention inavouable des autorités françaises était l’élimination physique du Président élu Laurent GBAGBO.
En tout état de cause, tout cela était prémédite si on en croit le Président SARKOZY qui aurait déclaré selon des journalistes français dans l'ouvrage « ça reste entre nous, hein » les propos suivants : « (...) Quand je vois, le soin que j'ai mis à intervenir en Côte d'Ivoire ... On a sorti Laurent GBAGBO, on a installé Alassane OUATTARA, sans aucune polémique sans rien ».

B. SUR LE REFUS D'ALASSANE OUATTARA
Le 3 décembre 2010, c'est à dire le jour même où le Conseil Constitutionnel a proclamé le candidat Laurent GBAGBO, vainqueur de l'élection présidentielle, Monsieur Alassane OUATTARA signifiait au Conseil Constitutionnel un premier serment par écrit.
Je précise qu'aucun texte régissant les élections présidentielles en Côte d'Ivoire ne prévoit une prestation par écrit adressée au Président du Conseil Constitutionnel.
La Loi ivoirienne prévoit comme je l'ai dit, la prestation de serment devant le Conseil Constitutionnel réuni en audience solennelle.
Le 8 Décembre 2010, le Conseil Constitutionnel rappelait à Monsieur Alassane OUATTARA que la Commission Electorale Indépendante n'avait pu donner de résultats provisoires conformément aux textes, et que conformément aux dispositions de l'article 94 de la Constitution, les résultats définitifs sont du ressort exclusif du Conseil Constitutionnel. 
Lequel Conseil Constitutionnel a proclamé le 3 Décembre 2010, le candidat Laurent GABGBO vainqueur de l'élection présidentielle.
Le 22 Décembre 2010, à la suite de la correspondance de Monsieur Alassane OUATTARA, le Conseil Constitutionnel rendait une décision dans laquelle, il déclarait nulle et de nul effet, la prestation de serment par écrit de Monsieur Alassane OUATTARA, et précisait que les actes de ce dernier ne sauraient donc engager la Côte d'Ivoire. 
A la suite de tout cela, la Côte d'Ivoire fera l'objet d'une agression violente et multiforme.
Les troupes rebelles de Monsieur Alassane OUATTARA et de Monsieur Guillaume SORO, aidés par leurs mercenaires et milices appuyées par les forces onusiennes et françaises, ont entrepris la descente sur Abidjan massacrant des populations civiles, humiliant des représentants de l'Etat, éventrant des prisons, pillant et incendiant les résidences des cadres de la LMP sur leur passage, et cela tout le long de leur avancée.
La Côte d'Ivoire fera en outre l'objet d'un embargo économique et tous ses avoirs à l'extérieur seront bloqués.

III. SUR LA PRISE DE POUVOIR PAR ALASSANE OUATTARA
Je note qu'après la capture du Président Laurent GBAGBO et de moi-même, à la résidence présidentielle, le Conseil Constitutionnel rendra une nouvelle décision le 4 Mai 2011, proclamant Monsieur Alassane OUATTARA Président de la République.
J'ai à ce stade,  plusieurs  observations à faire. Effectivement, à l'examen de cette décision, je note que :
- Le Conseil Constitutionnel n'a pas été saisi en application des dispositions de l'article 59 et 60 de la Constitution. Comment donc pouvait-il rendre une décision sans avoir été saisi ?
- De plus, dans sa décision du 4 Mai 2011, le Conseil Constitutionnel ne s'est pas dédit par rapport à sa décision du 3 décembre 2010. Vous noterez effectivement que dans sa décision du 3 décembre 2010, le Conseil Constitutionnel a proclamé le Président Laurent GBAGBO vainqueur de l'élection présidentielle, alors que dans sa décision du 4 mai 2011, il prend acte d'une situation de fait et proclame Monsieur Alassane OUATTARA Président de la République de Côte d'Ivoire et non vainqueur de l'élection présidentielle de 2010.
La Constitution, en son article 94 qui définit les missions du Conseil Constitutionnel, ne prévoit pas la proclamation d'un Président de la République.
Le Conseil Constitutionnel a ainsi rendu :
- Le 3 décembre 2010, une décision proclamant les résultats définitifs de l'élection présidentielle faisant du Président Laurent GABGBO le vainqueur de ladite élection, et ce conformément aux pouvoirs que lui confère l'article 94 de la Constitution ;
- Le 4 mai 2011, une décision que je pourrai qualifier de décision politique de légitimation du candidat perdant, mais soutenu par la Communauté Internationale.
Je m'interroge donc. Comment puis-je être poursuivie sur la base d'une décision politique qui en tout état de cause, ne conteste pas la victoire du Président Laurent GABGBO aux élections présidentielles de 2010 et la légitimité du Gouvernement qui en a découlé ?
Comment puis-je être poursuivie alors que j'ai respecté la décision, du Conseil Constitutionnel ?
Vous noterez que Monsieur Alassane OUATTARA prêtera de nouveau serment, et cette fois-ci, devant le même Conseil Constitutionnel réuni en audience solennelle le 6 Mai 2011, et le 21 Mai 2011, il fait son investiture à YAMOUSSOUKRO.
S'il avait véritablement donné une quelconque valeur à sa prestation de serment du 3 décembre 2010, pourquoi Monsieur Alassane OUATTARA prête-t-il de nouveau serment le 6 Mai 2011 ?
Si la prestation de serment par écrit du 3 décembre 2010 était valable, la 2ème prestation de serment serait alors superfétatoire.
Les décisions du Conseil Constitutionnel ont été rejetées par Alassane OUATTARA lorsqu'il proclamait Laurent GBAGBO vainqueur, et brusquement le 6 Mai 2011, la même institution dirigée et animée par les mêmes personnes devient à ses yeux et aux yeux de la Communauté internationale, crédible lorsqu'elle proclame Alassane OUATTARA, Président de la République.
Cela démontre encore que le Président Laurent GBAGBO était bel et bien le Président élu de la République de Côte d'Ivoire au moins jusqu'au 6 Mai 2011.

IV. SUR LES CONDITIONS DE MON ARRESTATION
Comme je vous l'ai indiqué, c'est le 11 avril 2011, et après d'intenses bombardements sur la résidence présidentielle par l'armée française, que j'ai été arrêtée.
J'ai été battue avec une violence inouïe, et conduite contre mon gré à l'hôtel du Golf.
Le 22 Avril 2011 à 2 heures du matin, j'ai encore été réveillée et conduite dans un véhicule jusqu'à Odienné, sans être au préalable informée ni de la date, ni de la destination.
Je tiens à préciser que j'ai fait l'objet d'une détention arbitraire du 11 avril jusqu'au 16 aout 2011, date de ma première inculpation. Contrairement à ce qui a été dit, je n'ai jamais été assignée à résidence, et mon immunité parlementaire a été violée.

V. SUR LES CHEFS D'INCULPATION
Enfin, je tiens à revenir sur les chefs d'inculpation. Je suis en effet poursuivie pour :
- Atteinte à la défense nationale ;
- Attentat ou complot contre l'autorité de l'Etat ;
- Constitution de bandes armées ;
- Direction ou Participation à un mouvement insurrectionnel ;
- Trouble à l'Ordre public ;- Rébellion.

Je ne me reconnais bien évidemment pas dans ces chefs d'inculpation. Mais surtout, je voudrais faire un certain nombre d'observations :
Premièrement, il ne m'a été fait cas d'aucun fait concret que j'aurai personnellement posé et qui serait constitutif d'une seule de ces infractions. Au point où à l'heure actuelle, où je me présente devant vous à la barre, je ne sais toujours pas quels sont les actes matériels qu'on me reproche d'avoir posés ;
Deuxièmement, l'instruction a duré 2 ans. En 2 ans, je n'ai jamais été confrontée à un quelconque témoin des infractions reprochées ;
Troisièmement, en 2 ans d'instruction, le Juge d'Instruction ne m'a auditionnée qu'une seule fois pour ne me poser qu'une seule question qui est la suivante : « Après le 28 décembre 2010, vous avez reçu plusieurs groupes
ethniques, tels les TOURA, la coalition des femmes du Grand V Baoulé, la population d'Alépé, et animé plusieurs réunions au cours desquelles vous avez demandé à ces populations de résister à l'exercice effectif du pouvoir par Monsieur Alassane OUATTARA et de libérer la Côte d'Ivoire et l'Afrique entière.
Que recherchez-vous exactement en tenant de tels propos ? ».
J'ai répondu au Juge d'Instruction que j'ai reçu les femmes de différentes communautés à la résidence présidentielle, dans des rencontres couvertes par les médias, et pour les encourager à résister à la pression des embargos, et à organiser la solidarité de façon encore plus efficace. Il fallait que la population continue d'être approvisionnée en vivres et en produits de premières nécessités en dépit des embargos.
Quatrièmement, je me demande toujours comment une telle question posée par le Juge d'Instruction a pu me conduire devant la Cour d'Assises pour des crimes aussi graves.
Je vous remercie de m'avoir écoutée, et je suis à votre disposition pour toutes les questions que vous voudriez me poser.
Simone GBAGBO (23 février 2015)

vendredi 13 février 2015

NOUVELLE INTERPELLATION D'ONG FRANCAISES SUR LA SITUATIONS DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA MACA DU 13/02/15

NOUVELLE MOTION D’INTERPELLATION DE HRW DU VENDREDI 13 FEVRIER 2015  SUR LA SITUATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA MACA
Depuis notre manifestation du vendredi 24 octobre 2014 avec remise d’une motion d’interpellation sur les graves violations des droits de l’Homme qui se poursuivent en Côte d’Ivoire[1], notamment en ce qui concerne les prisonniers politiques de la MACA (Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan), ces derniers ont repris leur grève illimitée de la faim le 01 décembre 2014 après l’avoir suspendue faute du respect des engagements pris par les autorités ivoiriennes[2]. Le jour de Noël, au 25ème jour de la reprise du mouvement, alors que plusieurs dizaines d’entre eux étaient admis à l’infirmerie et jugés dans un état critique, la représentante de l’ONUCI Mme Aïchatou MINDAOUDOU les a gratifiés d’une visite surprise et s’est émue de leur situation jusqu’à leur promettre qu’ils seraient libérés ou jugés avant le 7 janvier 2015[3]. Malheureusement, Mme MINDAOUDOU n’a pas tenu ses promesses et rien ne s’est passé depuis ce 25 décembre 2014 pour les centaines de prisonniers politiques de la MACA hormis la libération de 51 d’entre eux le 21 janvier 2015[4] tandis que d’autres étaient arrêtés entre temps de façon à garder toujours intact ce vivier d’otages, véritable monnaie d’échange et de chantage auprès de l’opposition.
Nous étions toujours dans la dénonciation de ces arrestations et détentions abusives aggravées par des mauvais traitements physiques et moraux qui se poursuivent au quotidien début février 2015 lorsqu’un mouvement de grève est survenu, situation qui a abouti à l’intervention des FRCI et des forces spéciales il y a quelques jours, ce qui a généré les messages d’alerte ci-dessous. C’est à cette occasion que nous vous avons informés de notre vive inquiétude quant au sort des centaines de prisonniers politiques de la MACA privés de tout contact avec l’extérieur que ce soit leurs familles ou leurs avocats[5]
Celle du lundi 09 février 2015[6] :
ALERTE ALERTE MACA PAR Marie Yapo : le bain de sang qui se préparait hier a peut-être déjà commencé à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan. En ce moment, des tirs nourris se font entendre. Si vraiment tu veux soutenir les prisonniers politiques de la MACA qui vont encore faire les frais de cette énième vrai/fausse mutinerie sur fond de grève des gardes pénitentiaires avec intervention des FRCI et des forces spéciales (CCDO) qui semblent ne plus rien contrôler (pour de vrai ou pour justifier ce qui se prépare), c'est le moment de poser des actes concrets. A ceux qui ont des informations vérifiables de nature à pouvoir faire pression pour que les ONG, l'ONUCI,... interviennent prière de contacter : Amnesty International : 01 53 38 65 65 ; FIDH : 01 43 55 25 18, HRW : 01.43.59.55.35, Croix Rouge : 01 44 43 11 00 et toutes institutions décisionnaires ou médias que vous serez en mesure de sensibiliser à l'urgence de cette cause ! 

ALERTE ALERTE MACA: ce lundi 9 février la vie des prisonniers politiques est en danger.

Depuis ce matin, l'administration pénitentiaire est fermée, il n'y a pas de gardes pénitentiaires. Ce sont Yacou le Chinois et son groupe de prisonniers de droit commun qui gèrent la MACA en ce moment. Ce dernier est rentré dans les cellules de certains prisonniers politiques vers 7h en proférant des menaces sur leur vie. L’Armée en grand nombre est positionnée devant l'entrée de la prison. Que prépare le gouvernement ? Un bain de sang sur tous les prisonniers sans distinction au cas où un prisonnier de droit commun tenterait de s'échapper? Prions pour les prisonniers politiques. Hauts les Cœurs restons à l'écoute. OVAJAB
Précédée de celle de la veille en pleine finale de la CAN[7] :
Info Maca: on vient de nous informer que les gardes pénitentiaires lourdement armés depuis ce matin 8 février  viennent d'être désarmés de force à l'instant même par les FRCI et les CCDO et sont actuellement dans les locaux de la MACA.
ALERTE A LA MACA D'ABIDJAN : Les FRCI et les forces spéciales (CCDO) ont investi la MACA et auraient désarmé les gardes pénitentiaires en grève[8]. C'est le moment d'interpeller à nouveau les autorités tant nationales qu'internationales, l'ONUCI, les ONG droitsdelhommistes sur les risques encourus par les prisonniers politiques de la MACA après plusieurs années d'incarcération sans jugement, en proie à toutes sortes de tortures physiques et morales, après de vraies/fausses mutineries en vue de dissuader toute velléité de protestation, après des cas avérés de contaminations volontaires de virus mortels, après une grève de la faim plusieurs fois suspendue sur la base de fausses promesses de jugement ou de libération, notamment la dernière en date de la représentante de l'ONUCI en Côte d'Ivoire Mme Aichatou Mindaoudou,... Chose bizarre, alors que l'Opération des Nations Unis en Côte d'Ivoire (ONUCI) a un profil Facebook dévolu à la promotion de ses actions[9], aucune mention n'est faite de la rencontre de la représentante avec les détenus politiques le jour de Noël où elle leur avait "arraché" une nouvelle interruption de leur mouvement de grève de la faim illimitée en contrepartie de la promesse non tenue de les libérer ou de les juger d'ici le 07 janvier 2015. Toutes ces autorités publiques et autres institutions en charge de la protection des Droits de l'Homme en Côte d'Ivoire seront tenues pour responsables de ce qui se passera à la MACA notamment en ce qui concerne les prisonniers politiques des plus illustres au plus anonymes. Et ce n'est pas la libération de 51 prisonniers d'une main (même si on s'est réjoui pour eux et pour leurs familles) pendant que de l'autre on en a incarcéré pratiquement autant de façon à garder la même force de "marchandage" qui amoindrira leur responsabilité le cas échéant ! Pour rappel lien vers un article consacré à  la visite  de Mme Mindaoudou à la MACA le 25 décembre 2014[10]: 

Par cette nouvelle motion déposée en mains propres ce vendredi 14 février, nous entendons à nouveau vous interpeller sur les graves violations subies par les prisonniers politiques de la MACA[11]. Ceux qui ont pu joindre leurs proches par téléphone ont dit qu’ils craignaient pour leur vie depuis que les forces spéciales avaient investi la prison le dimanche 08 février 2015 et la géraient après avoir désarmé les gardes pénitentiaires en grève qui auraient menacé de libérer les prisonniers politiques. Nous estimons également qu’il vous appartient en tant qu’ONG de dénoncer les centaines d’arrestations abusives qui se poursuivent ainsi que les conditions d’incarcération qui ne respectent ni les Droits de l’Homme, ni les conventions spécifiques relatives au traitement des prisonniers.Haut du formulaire





NOUVELLE MOTION D’INTERPELLATION D'AMNESTY INTERNATIONAL DU VENDREDI 13 FEVRIER 2015  SUR LA SITUATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA MACA


NOUVELLE MOTION D’INTERPELLATION DE LA FIDH DU VENDREDI 13 FEVRIER 2015  SUR LA SITUATION DES PRISONNIERS POLITIQUES DE LA MACA