TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

dimanche 30 août 2015

Dans Métronews du 31 mars 2011, Tiken Jah Fakoly fait sa promo pour ses concerts tandis que les FRCI et autres hordes de rebelles à la solde de son mentor OUATTARA assassinent, violent et pillent à Duékoué et dans tout l’Ouest ivoirien avant de monter sur Abidjan aidés des forces franco-onusiennes  : http://www.metronews.fr/culture/tiken-jah-fakoly-l-afrique-c-est-le-continent-de-l-avenir/mkcD!CL15d5k19Pz2/. Le ménage ayant été bien fait sur le Net l’article dans lequel il appelle à une intervention armée de la France et de la Communauté internationale a été retiré du Net mais vous pouvez le trouver ci-dessous via  deux photos prises  à la Bibliothèque François Mitterrand où l’on peut consulter  cet exemplaire de Métronews du   31 mars 2011 où Tiken Jah apparaît bien en première page et en page intérieure 



samedi 29 août 2015

Déclaration de la coordination du FPI en exil sur les accusations d'Alassane Dramane OUATTARA à son encontre


La Coordination FPI en exil a appris de sources très fiables et très crédibles l’existence d’un certain nombre de manœuvres diligentées par le Chef de l’Etat ivoirien à la fois à l’encontre des exilés ivoiriens, notamment ceux vivant au Ghana et à l’encontre du gouvernement dudit pays. 

La Coordination FPI en exil, par la présente, voudrait faire à l’opinion ivoirienne, ghanéenne et internationale, la relation des faits portés à sa connaissance (I), les commentaires qu’elle en fait (II), avant de dégager sa position (III). 

I/ LES FAITS 

Les informations en notre possession font état de ce qu’au mois de juin 2015, monsieur Alassane Dramane Ouattara a saisi l’ONU aux fins d’interpellation du gouvernement ghanéen sur les « activités subversives » des exilés ivoiriens vivant au Ghana. 
Selon nos sources cette demande a été faite suite à la visite efectuée en France par le Chef de l’Etat ivoirien et au cours de laquelle, il a été reçu en audience le mercredi 17 juin 2015 par son homologue français. Nos sources nous ont rapporté que parmi les sujets débattus au cours de cette rencontre, figurait la question de la violation de l’embargo de l’ONU sur les armes en Côte d’Ivoire conformément à la résolution 1970 du Conseil de sécurité de l’ONU votée en novembre 2004. 
Toujours selon nos sources, monsieur Ouattara a justifié à son hôte cette violation de l’embargo, entre autres raisons, par le fait que les exilés proches du Président Laurent Gbagbo qui sont au Ghana, veulent déstabiliser son régime et qu’il a interpelé plusieurs fois le gouvernement ghanéen sur cette question, mais ce dernier n’a jamais réagi. 
Rentré en Côte d’Ivoire, monsieur Ouattara a donc adressé une correspondance à l’ONU lui demandant d’interpeller le gouvernement ghanéen. Suite à cette demande de monsieur Ouattara, l’ONU a saisi le 24 juin 2015 le gouvernement ghanéen d’une requête en investigation sur certains exilés. 
La Coordination FPI en exil a pu obtenir copie du courrier de saisine du gouvernement ghanéen par l’ONU grâce à une source bien introduite au sein du dispositif onusien. Dans ce courrier, l’ONU fournit au gouvernement ghanéen une liste de neuf (9) personnes sur lesquelles, il demande que des investigations soient menées à l’effet de révéler si ces personnes, vivant sur son sol, sont impliquées dans des entreprises de déstabilisation du gouvernement ivoirien, comme l’allègue monsieur Ouattara.
Cette liste comporte les noms ci-dessous dont cerains sont d’ailleurs inconnus dans le milieu des exilés ivoiriens au Ghana. Ce sont :
- Ahoua Don Mello ;
- Koné Katinan Justin
- Guiriéoulou Emile
- Damana Pickass
- Alphonse Gouanou
- Dadi Zadi
- Loba Patrice
- Akapéa
- Clotaire
Ces faits appellent de notre part les commentaires suivants. 

II/ NOS COMMENTAIRES 

Depuis que l’ONU et Nicolas Sarkozy ont installé par la force des armes monsieur Ouattara à la tête de la Côte d’Ivoire, les militants et sympathisants du FPI et de façon plus générale, les sympathisants du Président Laurent GBAGBO, aussi bien en Côte d’Ivoire qu’en exil, font l’objet d’une traque à nulle autre pareille dans les nombreux conflits électoraux que connait le monde. Après avoir déporté leur leader, des Ivoiriennes et Ivoiriens, du seul fait de leur proximité avec ce dernier, sont devenus des hommes sans droits, les parias et les renégats de l’humanité qui peuvent être tués en masse impunément, emprisonnés sans jugement ou suite à des procès expéditifs sans aucune preuve (monsieur Coulibaly Gnénéma, le ministre de la Justice de monsieur Ouattara, n’a-t-il pas déclaré récemment qu’il n’était nécessaire d’avoir des preuves pour condamner madame Simone GBAGBO ?). Les Pro-GBAGBO peuvent donc subir toutes les pires formes de tortures ou être l’objet de traques dans une chasse à l’homme à travers le monde sans que cela n’émeuve personne. 
Asymétriquement, monsieur Ouattara et son gouvernement se permettent tous les excès, y compris violer les résolutions de l’ONU dans l’indifférence complice de celle-ci. C’est pourquoi, monsieur Ouattara peut se permettre de justifier ses pratiques dignes d’un chef de mafia, comme l’acquisition illégales d’armes de guerre et de recrutement de mercenaires proches des djihadistes par des allégations de déstabilisation dont il serait victime de la part des exilés. Il est quand même déconcertant de constater que l’ONU accepte de diligenter une telle enquête comme si les allégations de Ouattara, à supposer qu’elles soient établies, peuvent justifier les actes posés par ce dernier y compris la violation de l’embargo imposé par l’ONU et qui l’objet d’une surveillance par un groupe d’experts commis par l’organisation mondiale. 
En effet, pourquoi monsieur Ouattara n’a pas daigné saisir officiellement l’ONU des agissements subversifs des exilés ivoiriens au Ghana avant d’acquérir ses armes et de recruter ses mercenaires ? Le recrutement de mercenaires est une pratique prohibée par l’ONU. Mais, hélàs, pour monsieur Ouattara, l’ONU peut bien s’autoriser à tolérer voire encourager cette violation de sa charte tant que cela est nécessaire pour protéger son régime. 
L’indexation sans preuve des exilés ivoiriens est devenue une obsession maladive pour le gouvernement ivoirien. Il tente toujours de couvrir ses forfaits par des accusations invariables de déstabilisation dont il serait victime de la part des exilés. Il bénéficie des soutiens de l’ONU dans sa croisade contre ses opposants exilés notamment ceux qui vivent au Ghana, en mettant au besoin une pression énorme et inutile sur le gouvernement ghanéen, jusqu’à lui demander parfois de violer les règles de l’ONU. L’on se rappelle que l’ancien Représentant Spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, monsieur Bert Koenders, s’était déplacé jusqu’au Ghana pour demander au gouvernement ghanéen d’extrader de façon extrajudiciaire, le ministre Koné Katinan alors qu’en tant qu’exilé ce dernier est sous la protection de l’ONU conformément à la convention de Viennes de 1951. Mais pour les besoins de monsieur Ouattara, l’ONU peut contourner ses propres règles. 
Plus d’une fois, les exilés ont manifesté leur exaspération face au harcèlement dont ils sont victimes de la part de la paire Ouattara-ONU qui, incapable de réconcilier les ivoiriens entre eux, veut transformer les exilés en leur souffre-douleur. 
Non, les exilés ivoiriens ne se sentent pas concernés par les allégations du gouvernement ivoirien qui relèvent de la pure diffamation. Au contraire, suffisamment imprégnés de l’enseignement du Président Laurent GBAGBO, ils continuent d’attendre monsieur Ouattara sur le chemin du dialogue politique. Malheureusement, toutes les initiatives qu’ils ont prises dans ce sens ont toujours tourné court du fait de la mauvaise foi du gouvernement, qui convaincu du soutien de l’ONU, assoit et développe une gouvernance de violence et de haine.
Nous voulons prendre à témoin l’opinion nationale et internationale sur les nombreuses initiatives de dialogue politique entreprises par le FPI et les exilés, lesquelles initiatives ont toutes échoué du fait de monsieur Ouattara et de son gouvernement. 

1/ Initiative de la direction intérimaire du FPI, étouffée par le Chef de l’Etat Ivoirien 
Dès septembre 2011, la direction intérimaire du FPI avait insisté pour obtenir du gouvernement ivoirien l’ouverture d’un dialogue direct entre le FPI et ce dernier. Une rencontre avait eu lieu entre la direction du parti et le Chef de l’Etat. Pour l’occasion, le FPI a remis au Chef de l’Etat ivoirien un mémorandum comprenant les points sur lesquels le FPI souhaitait ouvrir les discussions et obtenir un accord avec le gouvernement. Malheureusement le gouvernement en voulant éviter de discuter directement avec le FPI, avait crû trouver une parade dans la constitution d’une plateforme comprenant des partis dits de l’opposition dont certains n’étaient que l’appendice du gouvernement lui-même. Le FPI sentant le piège, n’a jamais intégré cette plateforme. En lieu et place de cette plateforme, le FPI avait sollicité un dialogue direct sans succès, le gouvernement ayant tout rejeté la demande du parti.
Ce n’est qu’en janvier 2013 que le gouvernement, contraint par une résolution de l’ONU qui l’obligeait à travailler à la réconciliation en Côte d’Ivoire, décida de reprendre langue avec le FPI pour relancer le dialogue. Mais très vite sa mauvaise foi est apparue. En effet, tous les points d’accord obtenus pendant ces négociations n’ont jamais été mis en œuvre par le gouvernement. C’est pourquoi le FPI avait souhaité que si elles doivent se poursuivre, ces négociations devraient être conduites par un médiateur. 

2° / Initiative ghanéenne rejetée par le Chef de l’Etat Ivoirien 
Le 6 Octobre 2011, profitant d’une visite que lui rendait le Chef de l’Etat ivoirien, feu le Président John ATTA MILLS, alors Président de la République du Ghana, avait invité les cadres du parti en exil à une concertation avec son homologue ivoirien. A cet effet, une délégation des cadres en exil avait été constituée pour rencontrer le Chef de l’Etat ivoirien en présence de son hôte ghanéen. Cette belle initiative du Président ghanéen n’a pas été menée jusqu’au bout puisque, cette réunion qui avait pourtant été annoncée par le protocole de l’Etat ghanéen, ce qui suppose qu’elle avait été discutée et arrêtée d’accord parties entre les deux Chefs d’Etat, avait été annulée in fine, parce que le Chef de l’Etat Ivoirien n’en voulait plus. 


3/ Initiative infructueuse de dialogue entreprise par le Porte-parole du Président Laurent Gbagbo 
Du 19 au 22 novembre 2011, devant les informations persistantes du transfèrement du Président Laurent GBAGBO à la HAYE, son porte-parole, le ministre Koné Katinan Justin, s’était rendu au Bénin à l’effet d’y rencontrer le Pape Benoît XVI qui y effectuait une visite officielle et solliciter de lui son intervention personnelle auprès des autorités ivoiriennes, pour empêcher ce transfèrement qui était à tous points de vue, une opération dangereuse pour la réconciliation en Côte d’Ivoire. Cette démarche avait débouché sur une rencontre entre le ministre Koné Katinan et une délégation du Chef de l’Etat ivoirien, représenté pour l’occasion par madame Henriette Diabaté, Grande Chancelière de l’Ordre National Ivoirien, qui était à l’accueil du Pape au nom du Chef de l’Etat ivoirien. Madame la Grande Chancelière était accompagnée pour l’occasion par monsieur Ehui Bernard, Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Ghana et au Togo, qui a avait été mandaté à cette fin par le gouvernement ivoirien, pour participer à une séance de travail qui se déroulait dans un pays qui n’est pas de son ressort de compétence. La séance de travail qui a eu lieu le mardi 22 novembre 2011 avait été présidée par monsieur Pascal Koukpaki, alors Premier Ministre béninois, spécialement mandaté par le Président de la République du Bénin, monsieur Yayi Boni. L’objectif de la réunion était d’éviter le transfèrement du Président Laurent GBAGBO à la CPI et de favoriser l’ouverture d’un dialogue entre le Chef de l’Etat ivoirien et le Président Laurent GBAGBO. Alors que le Chef de la délégation ivoirienne semblait montrer de bonnes dispositions d’esprit, curieusement un mandat d’arrêt de la CPI a été émis le mercredi 23 novembre, c’est-à-dire le lendemain même de cette séance de travail, et le 29 novembre 2011, le Président Laurent GBAGBO fut précitamment transféré à la CPI dans les conditions que l’on sait, tuant ainsi dans l’œuf cette initiative. 

4/ L’initiative du Président Macky Sall 
Approché par un certain nombre de cadres ivoiriens en exil et encouragé par certains leaders africains, dont le Président Thabo MBEKI, Le Président de la République du Sénégal, monsieur Macky Sall, avait pris l’initiative de faire engager un dialogue politique entre le gouvernement ivoirien et le FPI. A cet effet, une délégation conduite par le Président du parti par intérim, le Camarade Miaka Ouretto avait séjourné à Dakar, sur invitation du Président du Sénégal. Avant même que les conclusions de ces premières rencontres n’aient été rendues publiques, le Chef de l’Etat Ivoirien, avait manifesté son opposition, et avait affirmé à l’occasion, qu’il n’avait mandaté personne pour jouer le rôle de médiateur entre lui et le FPI. Il ne se reconnaissait donc pas dans les discussions qui avaient cours au Sénégal. L’initiative du Président de la République sénégalaise avait ainsi tourné court. 

5/ L’initiative Ouattara boycottée par Ouattara. 
Du 24 au 30 avril 2015, le Président Thabo MBEKI, l’ancien Président de la République d’Afrique du Sud, sur son invitation, a reçu une délégation du FPI conduite par le Vice-Président Emile Guiriéoulou, et comprenant les Vice- Présidents Léon Emmanuel Monnet et Koné Katinan Justin ainsi que l’ambassadeur Abié Zogoé Hervé-Brice. Au cours des séances de travail que cette délégation a eues avec le Président Mbeki, ce dernier a révélé qu’il avait été mandaté par monsieur Ouattara pour engager un dialogue politique avec le FPI. La délégation s’était réjouie de cette initiative même si elle se gardait d’être euphorique, connaissant la coutume de monsieur Ouattara de renier ses propres paroles. Toutefois, le FPI s’est montré tout disposé à dialoguer avec monsieur Ouattara. La délégation était encore en discussion avec le Président Thabo Mbeki, quand monsieur Ouattara a envoyé son armée pour aller mater les militants du FPI qui étaient en congrès à Mama, le village du Président Laurent GBAGBO. Pendant que le FPI reste en attente de la médiation du Président MBEKI initiée par monsieur Ouattara lui-même, ce dernier continue de déployer la violence contre le FPI en procédant à de nombreuses arrestations parmi ses militants. Ainsi ont été arrêtés et jetés en prison :
• le Professeur Dano Djédjé, Président du comité d’organisation du congrès de Mama, 
• le Professeur Hubert Oulaye, Président du comité de contrôle du parti, 
• Koua Justin, Secrétaire général adjoint du parti, 
• Cissé Mariam Marie-France et Sepo Alain tous membres de la direction du parti, 
• Douhouré Dahi Nestor, Secrétaire national de la Jeunesse du parti et 
• Alain Durand Zagol, Président de la jeunesse de l’Union des Nouvelles Générations (UNG), parti allié.
Il apparait de façon évidente à la relation de ces faits, que le blocage du dialogue et donc des initiatives de paix sociale, n’a jamais été du côté du FPI. Bien au contraire, c’est toujours lui qui a jusque-là pris les initiatives. Par son refus constant d’empruntrer les voies pacifiques, monsieur Alassane Dramane Ouattara reste fidèle à sa préférence de la violence comme moyen de règlement des différends politiques. N’a-t-il pas préféré le recours aux armes au recomptage des voix en 2011 ? Cette vérité est corroborée par les récentes déclarations du Président de la Commission Dialogue, Vérité et Réconciliation, le Premier Ministre Charles Konan Banny, qui a affirmé qu’il avait été empêché par le Chef de l’Etat Ivoirien de rencontrer le Président Laurent GBAGBO.

Devant ce qui apparaît comme une nouvelle menace contre les exilés, souvent victimes des tentatives d’enlèvement de la part du gouvernement ivoirien comme l’a relevé un rapport de l’ONU de 2013, la Coordination FPI en exil exprime sa position comme suit :

III/ POSITION DE LA COORDINATION

1/ A l’endroit de monsieur Ouattara et de son gouvernement
La Coordination FPI en exil dénonce la traque dont sont objets les exilés ivoiriens de la part de monsieur Ouattara et de son gouvernement. Cette traque continue contre les exilés est symptomatique de la duplicité de ce gouvernement qui proclame qu’il travaille pour le retour des exilés et dans le même temps, les pourchasse à travers le monde. La coordination FPI en exil met le gouvernement ivoirien en garde contre toute forme de menace de son fait qui pourrait perturber la quiétude des exilés qui après avoir tout perdu dans leur pays, vivent péniblement malgré la grande sollicitude du peuple ghanéen et de son gouvernement.
La Coordination interpelle vivement monsieur Ouattara sur sa responsabilité à réconcilier les ivoiriens au lieu de les diviser par des pratiques mafieuses. Il est de sa responsabilité exclusive de créer les conditions du retour des exilés ivoiriens. 
La Coordination dénonce avec véhémence les pressions que le gouvernement ivoirien met sur le gouvernement ghanéen sur la question des exilés ivoiriens. Elle rappelle que monsieur Ouattara a accordé l’exil à monsieur Compaoré, l’un des plus grands criminels de la zone africaine aussi comptable des souffrances des populations ivoiriennes, dont la présence en Côte d’Ivoire est une menace pour la transition au Burkina Faso.
Enfin la Coordination dément solennellement les allégations mensongères de monsieur Ouattara. Elle les considère comme diffamatoires à son endroit. 

2/ A l’endroit de l’ONU 
La Coordination FPI en exil rappelle à l’ONU qu’il est de son devoir d’assurer la protection des exilés. Elle ne saurait se dérober de cette obligation du seul fait que les exilés en question sont proches du Président Laurent GBAGBO. 
La Coordination FPI en exil dénonce l’accointance continue de l’ONU avec le régime ivoirien malgré les violations massives des Droits de l’Homme y compris de ceux des exilés, pourtant dénoncées par ses propres services. Cette posture de l’ONU la rend complice des violations des Droits de l’Homme perpétrées par le régime de monsieur Ouattara et ternit davantage l’image déjà suffisamment dégradée auprès des populations, du fait de sa gestion calamiteuse et partisane de la crise ivoirienne.
La Coordination FPI s’étonne que l’ONU veuille enquêter sur une quelconque raison qui justifierait la double violation de l’embargo sur les armes par le gouvernement ivoirien (achat d’armes et recrutement de mercenaires).
La Coordination demande à l’ONU de faire preuve de son autorité pour que monsieur Ouattara consente à mettre en œuvre une vérité réconciliation conformément à la résolution du Conseil de Sécurité. 

3/ A l’endroit du gouvernement ghanéen 
La Coordination se félicite de la vigilance du gouvernement ghanéen. Elle le prie de bien vouloir redoubler cette vigilance devant ce qui constitue une autre cabale du gouvernement ivoirien contre les exilés ivoiriens, laquelle cabale n’a pour objectif que d’opérer des enlèvements d’exilés.
La Coordination FPI rassure le gouvernement ghanéen qu’elle entend rester fidèle à sa parole donnée à feu le Président Atta Mills de ne mener aucune activité à même de brouiller les relations entre le Ghana et la Côte d’Ivoire et l’assure de sa disposition entière à répondre à toutes ses sollicitations dans le cadre de la présente affaire. Elle attend que la lumière y soit faite pour que, une fois pour toutes, la vacuité des allégations du gouvernement ivoirien contre les exilés soit mise à nue afin que les exilés ivoiriens vivent en paix sur cette accueillante du Ghana, berceau du panafricanisme.
La Coordination réitère ses remerciements au peuple ghanéen, au Président de la République du Ghana, SEM John MAHAMA, à son gouvernement et à l’ensemble de la classe politique ghanéenne pour l’hospitalité et l’assistance qu’ils continuent d’accorder aux exilés ivoiriens. 

Pour la Coordination FPI en exil,
Le Président
Le ministre Emile Guiriéoulou

Le 29 août  2015

mardi 18 août 2015

REVOILA LES CHIENS DE GARDE DE LA DOMINATION NEOCOLONIALE !

A quelques mois de la parodie d'élections présidentielles qui se profile en Côte d'Ivoire sous le régime vassal de OUATTARA installé par la force et dans le sang à coup de bombes franco-onusiennes le 11 avril 2011, les chiens de garde de la FRANCIVOIRE/FRANCE-A-FRIC refont surface.
Citons d’abord Florent Geel responsable Afrique de la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l'Homme) qui en bon VRP du charity-business desdites ONG droitsdelhommistes [1]
assure encore et toujours le SAV (Service Après Vente) de la recolonisation totale de la Côte d'Ivoire au service des multinationales prédatrices que sont Bouygues, Bolloré, SIFCA, Dreyfus, Orange, et tant d'autres. C'est ainsi qu'il accordait une interview à Christophe Boisbouvier "journaliste" de RFI le mercredi 12 août 2015[2], radio aux ordres

s'il en est, nous assénant à nouveau ses contrevérités sur la crise ivoirienne. De l'assassinat d'Alex Saint-Joël GNONSAN[3], témoin-rescapé du massacre de Nahibly du 20 juillet 2012[4] pour lequel la FIDH s'est sournoisement constituée partie civile, il n'en sera bien entendu pas question, pas plus que de l'impunité des crimes dont la FIDH est complice depuis 2000 en Côte d'Ivoire. Rappelons que la FIDH a exfiltré le tout sauf indépendant juge Epiphane Zoro Bi Ballo[5], fondateur du MIDH (Mouvement Ivoiriens des Droits de l'Homme), une des nébuleuses de OUATTARA dont le Président drissa TRAORE a été élevé au grade d’officier de l’ordre du mérite ivoirien par Henriette DIABATE en janvier 2013[6]. On ne s’étonne dès lors pas que Florent GEEL  parle du Président OUATTARA en des termes élogieux, qu’il se targue d’avoir avec d’autres accompli un travail de titan pour que justice soit rendue dans les crimes de la crise postélectorale, réaffirmant la nécessité de faire juger Simone et Laurent GBAGBO pour crimes contre l’humanité. Des dizaines de milliers de victimes du plus long coup d’Etat de la françafrique de septembre 2002 jusqu’à aujourd’hui[7] ainsi que des centaines de prisonniers politiques qui croupissent toujours en prison[8] et des centaines de milliers d’exilés ou de déplacés,  il n’en fut bien entendu pas question. A noter que nos manifestations sous les fenêtres du siège de la FIDH à PARIS ainsi que les nombreuses motions d’interpellation et de dénonciation des crimes passés ou en cours[9] en Côte d’Ivoire, n’ont jamais reçu le moindre début de commencement de réponse.







[5]  Sur la partialité du juge Epiphane Zoro Bi Ballo créature françafricaine incontestée protégé par la FIDH : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/10/le-petit-juge-epiphane-zoro-bi-la.html
[6]  Sur la remise de médaille à Drissa TAORE par Henriette Diabaté : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/06/les-mediamensonges-de-la-francivoire.html
[7]  Mémorandum en images non exhaustif de la crise ivoirienne depuis 2000 http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2012/12/memorandum-en-images-sur-la-cote-divoire.html
[8] Voir le rapport qui circule sur les réseaux sociaux le plus récent sur la situation des prisonniers politiques ivoiriens début août 2015 : https://soutienetliberte.files.wordpress.com/2015/08/rapport-prisonniers-ed4-20150804-doc.pdf
[9]  Voir le contenu de quelques motions de dénonciation de la complicité de la FIDH concernant les violations des Droits de l’Homme en Côte d’Ivoire sur les liens suivants  : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/10/motion-de-denonciation-de-la-fidh-du-23.html

mercredi 12 août 2015

LA CRISE AU FPI, UN AN APRES PAR AMBROISE GNAHOUA*


*Représentant du FPI au Sénégal, en Mauritanie, en Gambie et au Cap-Vert

"Aujourd'hui, nous sommes dans la deuxième semaine du mois d'août 2015. Il y a un an, je séjournais à Abidjan où j'étais arrivé environ un mois après le déclenchement de la crise au FPI. J'ai alors passé plusieurs jours à échanger avec les principaux protagonistes de cette crise pour comprendre, apprécier et me faire une opinion, par moi-même, en ma qualité de militant et de cadre du parti. C'est cette opinion personnelle que j'exprime depuis septembre 2014.

Aujourd'hui, un an après, je me suis interrogé sur l'état des lieux après tous ces débats que nous avons eu. Pour moi, il se résume en deux points: d'une part, le double échec de la ligne collaborationniste qui a accouché d'une candidature fantoche de Pascal AFFI NGUESSAN à l'élection présidentielle (I) et, d'autre part, Laurent GBAGBO qui es plus que jamais au centre du jeu politique ivoirien (II).

I - LE DOUBLE ECHEC DE PASCAL AFFI NGUESSAN


Il y a eu un échec démocratique et ensuite un échec de la dictature.

A - l'échec démocratique

Tout le monde se souvient que cette crise est née de la décision prise le 4 juillet 2014 par Pascal AFFI N'GUESSAN pour réaménager profondément le Secrétariat Général ; laquelle décision a été déclarée « en tous points, non conforme aux textes et à la pratique en vigueur au sein du parti » par le Comité de contrôle. Il comptait ainsi modifier artificiellement un rapport de force interne, largement défavorable relativement à sa volonté d'opérer une rupture idéologique, reléguant Laurent GBAGBO au rang de vestige à oublier et à abandonner à son sort à La Haye. Las !!! Il a dû revoir sa copie sous la bronca générale et en particulier celle du comité de médiation. C'était le début du premier échec de Pascal AFFI NGUESSAN qui se poursuivra par sa défaite devant le comité central du parti, en particulier sur l'attitude à observer face aux élections et, donc, à la CEI. 
Il confessera lui-même, lors de sa désormais historique conférence de presse du 9 décembre 2014, pour justifier son triple recours à la justice ivoirienne: "j'ai échoué à convaincre les camarades....". Face à cet échec cuisant, surtout pour un président en exercice depuis 13 ans, contre toute attente démocratique, il choisit, ni de s'aligner, ni de se démettre. Il décide au contraire de vaincre le parti, avec l'aide du gouvernement et de la justice.

B - l'échec des moyens de la dictature

Dès ce constat d'échec, s'engage une période où l'objectif affiché est de vaincre et d'écraser les adversaires, avec une collusion évidente avec le gouvernement. Tout y passe: prise en otage des organes du parti, tracasseries, menaces, emprisonnements, condamnations ciblées, tentatives de retournement de certains adversaires et cadres. Le résultat attendu était que, cernés de toutes parts, sans parti (légal), sans possibilité de se réunir ou d'organiser des manifestations, sans moyens pour continuer de se réclamer de GBAGBO et de le réclamer, ses adversaires viendraient, "la queue entre les pattes et toute honte bue", se prosterner devant lui et solliciter sa clémence afin qu'il permette, dans sa grande magnanimité, "leur retour à la maison". Ici encore, Affi a échoué à vaincre la ligne souverainiste du FPI. 
En effet, non seulement le FPI a continué de fonctionner comme tel (CCE du 5 mars 2015, Congrès de Mama, renouvellement de ses organes, adhésion à la CNC, prises de positions sur les évènements de la vie politique, etc), mais aucun des cadres qui se sont opposés à Affi depuis le début n'a retourné sa veste. Bien au contraire, le mouvement s'est fait dans l'autre sens. L'un des cas les plus emblématique est celui de Franck Anderson Kouassi, précédemment responsable de sa communication.
Face à cette situation, il ne restait plus à Jeune Afrique, que prsonne ne peut soupçonner d'accointances avec Gbagbo, à acter ce double échec en décernant à Affi le titre de "l'homme qui voulait tourner la page GBAGBO". C'est cet homme qui est candidat aux élections présidentielles, en affirmant l'être au nom du FPI.

C - Une candidature fantoche

Il est évident que l'objectif initial de cette candidature était de faire participer aux élections un FPI sinon convaincu, du moins vaincu et ayant tourné la page GBAGBO. Dès lors, ayant échoué à convaincre et à vaincre le FPI pour l'amener à tourner la page GBAGBO, la candidature de Pascal AFFI NGUESSAN à la présidence de la République apparaît fantoche et sans valeur ni saveur. J'ai de l'admiration pour ses partisans qui affirment qu'il va balayer Ouattara aux urnes. Wait and see.
Savent-ils seulement que ce monsieur:
* n'a jamais gagné une élection concurrentielle à scrutin uninominal, y compris au sein du parti, préférant les scrutins où il est candidat unique;
* était le premier ministre, chef du gouvernement contre lequel la rébellion a été levée et qui a échoué à protéger le pays de cette rébellion;
* pour se maintenir à la tête du parti, a préféré tenter de vaincre, par la terreur, ses organes et ses propres militants au lieu de s'aligner ou de se démettre dès lors qu'il reconnaissait avoir échoué à les convaincre;
* a été incapable de maintenir la cohésion et l'unité d'un parti politique qu'il a dirigé pendant 13 ans;
* a été exclu du FPI par le congrès de Mama.
*etc.
Je me demande comment un tel homme, qui n'a pas su garder une poule, peut prétendre et convaincre certains, qu'il est capable de garder Notre Eléphant, qui plus est, est un animal blessé? 
Je leur souhaite bonne continuation, sans moi. Moi, mon président du FPI s'appelle Laurent GBAGBO et son intérimaire est SANGARE Aboudrhamane.

II - LAURENT GBAGBO PLUS QUE JAMAIS AU CENTRE DU JEU POLITIQUE IVOIRIEN

Ceux qui, au sein du FPI, se sont opposés à Affi jusqu'à son exclusion ont toujours eu pour objectif de garder Laurent GBAGBO au centre du jeu politique ivoirien, convaincus que c'est de cette façon qu'il échappera à une condamnation autrement quasi certaine. Assurés également qu'au delà de la personne de Laurent GBAGBO, c'est l'idée et le symbole de la Côte d'Ivoire libre et souveraine qui ont été déportés à La Haye.
En face, il y avait ceux qui voulaient tourner sa page. 
Aujourd'hui, force est de constater que Laurent GBAGBO est plus que jamais au centre de ce jeu politique: tous vont ou veulent aller le voir à la Haye, même ceux qui voulaient tourner sa page n'ont pas le courage de l'assumer et sont obligés de se cacher derrière son image, plusieurs candidats se déclarent candidats pour lui, certain(e)s se rappellent subitement qu'ils ont été proches de lui ("une proche de GBAGBO vient de déposer sa candidature"), de nombreux ivoiriens réunis en meetings publics à Abidjan par la CNC ont crié à pleins poumons leur attachement à Laurent GBAGBO, etc....
Quand je me rappelle qu'en 2011, un simple t-shirt à son effigie pouvait signifier la mort et que son reniement était un sésame pour ouvrir certaines portes, je mesure le chemin parcouru... Nous avons donc relevé cet énorme défi. Mais, évidemment, les jeux sont loin d'être faits. Nous devons donc, plus que jamais, garder le cap.
A cet effet, la CNC, au sujet de laquelle j'ai promis une vigilance sans a priori ni procès d'intention, apparaît comme une opportunité historique qui apparaît comme une terre de repli et d'exil, comme une bouée de sauvetage, notamment judiciaire et réglementaire, pour la ligne souverainiste du FPI. 
Je considère par ailleurs que la décision de confier la présidence de la CNC à Banny est une excellente idée: son profil et son parcours le mettent à l'abri de certains traitements dégradants et barbares généralement réservés à nos camarades. Or, il apparaît que, de plus en plus, il partage notre combat et défend les mêmes idées que nous, notamment en rapport à Laurent GBAGBO, sans nous demander de nous renier. 
Bien sûr, certains diront que ce n'est pas sincère et qu'il cherche les voix des pro-GBAGBO. On verra bien. Mais n'est-il pas évident qu'en voulant mettre Laurent GBAGBO au centre du jeu politique, c'est précisément ce que nous recherchions? N'est-il pas acquis que tous les hommes politiques ivoiriens cherchent aujourd'hui les voix de GBAGBO, celui dont personne ne réussira à tourner la page? 
En tout état de cause, moi, j'ai confiance au FPI, à son président Laurent GBAGBO et à la direction intérimaire incarnée par SANGARE Aboudrhamane et conduite par Laurent AKOUN pour ne jamais oublier nos classiques et notamment celui relatif à la contradiction principale et l'aspect principal de la contradiction.

Notre ambition politique demeure de bâtir une société libre et de libertés ainsi que de fonder une nation africaine, démocratique et socialiste. Enfin, nous sommes toujours "engagés contre toute forme de domination en Côte d'Ivoire et sur la Côte d'Ivoire". 
Tel est le FPI auquel nous avons adhéré. Et c'est ce FPI qui est à la CNC. Pour le reste, nous jugerons sur pièces.

Fait à Dakar, le 11 août 2015"