TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

mercredi 28 octobre 2015

MARCHE DE LA DIGNITE A PARIS CE SAMEDI 31 OCTOBRE 2015

A l'initiative du Collectif MAFED (MArche des FEmmes pour la Dignité) se tiendra la grande marche pour la dignité prévue de longue date à PARIS ce samedi 31 octobre 2015 de Barbès (Rassemblement à partir de 14h) à la place de la Bastille.




APPEL MARCHE DE LA DIGNITÉ LE 31 OCTOBRE 2015 :
Avec le soutien d'Angela DAVIS 


"En octobre 2005, étaient fauchées en Seine-Saint-Denis, les jeunes vies de deux clichois, une tragédie mettant en cause des fonctionnaires de police. Depuis, la stratégie de l'État français, loin de chercher à châtier les coupables, consiste uniquement à fuir ses responsabilités. Comme il l'a fait dans les dizaines de crimes policiers depuis des décennies. Ce même mois d'octobre 2005, comme réponse à leur mort, un vent de colère secoua toutes les banlieues de France pendant des semaines. Les interprétations les plus courantes de ces émeutes incriminèrent à juste titre la déshérence des quartiers, les conditions sociales lamentables, le chômage, la vie dure : une véritable guerre sociale faite aux pauvres. Mais elle ne dirent pas assez combien au cœur de cette révolte, figurait, forte, l'exigence de respect. La dénonciation du mépris par lequel avait été traitée la mort de ces deux adolescents et à travers leur cas, la dénonciation du mépris souverain dans lequel sont tenus les habitants des quartiers, leur attachement à la dignité collective.

Vingt ans plus tôt, ce sont déjà d'autres violences policières qui poussèrent des jeunes issus de l'immigration post-coloniale à mener à travers la France la Marche de 1983, la fameuse marche pour l'égalité. Égalité sociale, bien sûr mais aussi égalité de considération. Les jeunes disaient "Nous ne sommes pas du gibier à flics, nous sommes des êtres humains !" L'État se devait de la briser. Il mit alors tout en œuvre pour saboter cette auto-organisation en médiatisant à outrance certaines officines pseudo-antiracistes. Celles-ci s'employèrent de tous leurs moyens financiers à étouffer la Marche pour l'égalité sous les milliers de décibels de concerts gratuits et leur antiracisme de pacotille. Aujourd'hui, comme il y a 30 ans, comme il y a 10 ans, loin d'avoir renoncé à ses comportements passés, l'État français ne sait que renforcer tous ses dispositifs de surveillance et de répression. En plus des conditions sociales toujours plus déplorables, le harcèlement des populations des quartiers, leur humiliation, constituent le quotidien pour les Noirs, les Arabes, les Rroms, les Blancs des quartiers.
Dans ce paysage dévasté, le crime policier n'est jamais fortuit. Il est l'aboutissement de toute la logique d'un État qui n'a pour nous que désintérêt et mépris. Le crime policier est l'expression achevée du racisme d'État. C'est celui-ci qui conditionne des fonctionnaires puissamment armés à passer à l'acte, c'est lui qui les dispense de réfléchir au moment tragique, qui leur donne le temps de se saisir de leur arme, d'ajuster et de tirer à mort ou d'écraser la poitrine et la gorge de leur proie sous la clef d'étranglement. Le message implicite que délivre le crime policier est simple. "Non seulement vous n'êtes pas des êtres humains comme les autres, mais avec vous nous pouvons aller jusqu'à la mise à mort et les meurtriers sont assurés de l'impunité". À ce jour, rarissimes sont les procès ayant abouti favorablement. Le crime policier n'est jamais un homicide involontaire, il n'est jamais gratuit, il est là pour répandre la consternation, la désolation dans les cœurs et les esprits des familles endeuillées, pour nous faire renoncer à être traités comme des êtres humains. Il n'épargnera personne, il est là pour nous terroriser.
C'est pourquoi comme il y a 30 ans, comme il y a dix ans, contre l'humiliation quotidienne, contre le mépris, contre l'islamophobie, la négrophobie, la rromophobie, galopantes, contre les crimes policiers, s'impose une nouvelle marche : la marche de la dignité. Notre réaction puissante, organisée, confiante est la seule façon d'enrayer notre écrasement collectif annoncé. C'est à cette grande Marche de la Dignité que nous vous convions le 31 octobre prochain.
Amal Bentounsi, le 8 mai 2015, à Saint-Deni 
au nom du MAFED,collectif de la Marche des Femmes pour la Dignité composé de...




Sur la page Facebook créée pour l'occasion :
"Les quartiers populaires ne sont pas le problème mais la solution." C'est avec ce bel hommage plein d'espoir et à contre courant de la pensée impérialiste que le FUIQP (Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires) appelle à participer massivement à la marche parisienne de la dignité ce samedi 31 octobre 2015 qui partira de Barbès pour arriver à la place de la Bastille."Comme il y a 30 ans, comme il y a dix ans, contre l'humiliation quotidienne, contre le mépris, contre l'islamophobie, la négrophobie, la rromophobie, galopantes, contre les crimes policiers, s'impose une nouvelle marche : la marche de la dignité. Notre réaction puissante, organisée, confiante est la seule façon d'enrayer notre écrasement collectif annoncé. C'est à cette grande Marche de la Dignité que nous vous convions le 31 octobre prochain."
Aller sur la page Evénement de Facebook : 


Sur l'article consacré à l'événement par Investig'Action à travers un entretien avec le FUIQP (Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires) : 
"27 octobre 2015
Article en PDF :
"Depuis des années, le pouvoir médiatique et politique martèle des expressions telles que "quartiers sensibles", "apartheid", "territoires perdus de la République", etc. Par la banalisation de ces termes, les habitants des quartiers populaires se retrouvent ciblés et stigmatisés de façon récurrente. Malgré cela, ces derniers s'auto-organisent pour faire valoir leurs droits, dans un contexte de forte régression sociale. Ils contribuent ainsi à la transmission d'une mémoire des luttes à l'échelle nationale. Dix ans après la révolte des banlieues, le FUIQP appelle à participer à la Marche de la Dignité de Paris le 31 octobre prochain. Entretien."


Vidéo de Médiapart consacrée à cette marche de la Dignité :

« Samedi 31 octobre, ils ont choisi de « marcher à nouveau », avec le soutien affiché d’Angela Davis. Islamophobie, violences policières, contrôle au faciès… Une nouvelle génération développe un discours radical et une indépendance viscérale par rapport aux partis politiques traditionnels. 
Sihame Assbague (Stop contrôle au faciès)
Omar Slaouti (collectif Ali Ziri)
Franco Lollia (Brigade anti-négrophobie)
Hanane Karimi (Les femmes dans la mosquée)
Amal Bentounsi (Urgence notre police assassine) 
et Widad Ketfi du Bondy Blog »



QUAND LE RAP MARCHE POUR LA DIGNITÉ
"Dix ans après les émeutes de 2005, trente ans après la marche des beurs, les populations des quartiers populaires s’apprêtent à reprendre le pavé ce samedi à Paris. Un mouvement qui a déjà sa bande-son. Et celle-ci s’annonce forte en punchlines."
Urban Shoot TV "Spécial Marche de la Dignité" | Casey - Despo Rutti - Escobar Macson...
Ajoutée le 26 oct. 2015
Les artistes Bams, Casey, Despo Rutti, Dj Hamdi, Escobar Macson, Fik's, Nakk et Ndongo composent le cypher URBAN SHOOT en soutien de la Marche de la Dignité et contre le racisme qui aura lieu le 31 oct à Barbès - 14H.
Marche de la Dignité:
Au racisme d'État français, nous répondons que nos identités africaines descendantes, magrebines, musulmanes & rroms ne sont pas négociables !!!
' comme il y a 30 ans, comme il y a dix ans avec les révoltes de 2005, contre l'humiliation quotidienne, contre le mépris, contre l'islamophobie, la négrophobie, la rromophobie, galopantes, contre les crimes policiers, s'impose une nouvelle marche : La Marche de la Dignité. Notre réaction puissante, organisée, confiante est la seule façon d'enrayer notre écrasement collectif annoncé.'
La MAFED, collectif de femmes subissant le racisme organise la Marche de la Dignité et contre le racisme. Elle coordonne l'action avec un panel historique d'associations de terrains (violences policières, migrant, sans papier, logement, droit à la santé, à la culture emploi...), d'intellectuelLEs, de collectifs, de personnalités et d'artistes issus de l'immigration. L'anti racisme est le point commun de nos luttes.
Le peuple français dans toute sa diversité est appelé à marcher avec nous."

Tribune d'Angela DAVIS la marraine de la marche :
"Angela Davis : «De Ferguson à Paris, marchons pour la dignité !»
Angela Davis, marraine de la marche de la dignité et contre le racisme, bat le rappel pour l'événement du 31 octobre, à Paris. La marche, lancée par un collectif de femmes, est coanimée par des organisations de l'immigration et des quartiers populaires et également soutenue par de nombreuses organisations du mouvement social à l'échelle nationale et internationale.

Une transformation historique est en cours dans les métropoles occidentales. Depuis 2013, les États-Unis traversent une vague de contestation profonde des institutions policières et judiciaires. À la suite de la mort de trois hommes noirs – Trayvon Martin, puis Michael Brown et Eric Garner entre les mains de la police –, un mouvement a vu le jour pour réclamer la justice sociale et raciale, sous le nom de « Black Lives Matter ».

La suite sur : 


La dignité en marche

Samedi 31 octobre aura lieu à Paris la Marche pour la dignité et contre le racisme. Pour commémorer les dix ans des révoltes dans les banlieues et passer à l’offensive contre une République qui doit être refondée.
Le spectre de la récupération plane, mais il ne les empêchera pas de marcher. Plus de trente ans après le traumatisme d’une Marche pour l’égalité méthodiquement vidée de sa force politique à coup de concerts festifs et de pin’s "Touche pas à mon pote", les "Racisé-e-s" marcheront pour la dignité le 31 octobre de Barbès à Bastille. Soutenu par Angela Davis, l’appel a été lancé en mai 2015 par Amal Bentounsi, dont le frère a été tué par la police.
Une nouvelle marche donc, dix ans exactement après les révoltes des banlieues, pour dénoncer l’islamophobie, la négrophobie et la rromophobie que subissent au quotidien les populations des quartiers populaires et issues de l’immigration postcoloniale.
Contre le "racisme d’État"
Derrière cette mobilisation qui se veut historique, le collectif Marche des femmes pour la dignité (Mafed), soit une soixantaine de militantes, intellectuelles et artistes aux trajectoires variées mais qui ont toutes en commun de « subir le racisme d’État ». On y trouve des militantes chevronnées comme Sihame Assbague, porte-parole du collectif Stop le Contrôle au Faciès, Houria Bouteldja, fondatrice du Parti des indigènes de la République (PIR), mais aussi des personnalités comme la chanteuse Bams, qui s’est politisée au moment de l’affaire Exhibit B, l’historienne réunionnaise Françoise Vergès, ancienne présidente du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, l’étudiante en droit Anina Ciuci, auteur de Je suis tzigane et je le reste, la doctorante féministe et musulmane Hanane Karimi, ou encore Stella Magliani Belkacem, éditrice à La Fabrique et directrice de publication de la revue marxiste Période.
La dignité n’est pas un concept politique nouveau. Réapparu il y a quelques années dans les soulèvements du Printemps arabe, notamment en Tunisie où la jeunesse exigeait « Dignité, pain et Liberté », il est chargé de l’histoire coloniale. « En Algérie, le "nif" ("l’honneur") était au cœur de la résistance du FLN », explique Louisa Yousfi, membre du collectif. "La dignité c’est l’inverse de la "hogra", qui signifie en arabe "humiliation". C’est quelque chose qui parle à tous les "racisé-e-s", c’est-à-dire à tous ceux qui subissent le racisme d’Etat ». Racisme d’État qui prend, selon eux, de multiples formes, du contrôle au faciès à l’interdiction du port du voile à l’école en passant par le démantèlement systématique des bidonvilles rroms, et qui trouve sa forme la plus accomplie dans les violences policières.
Les promesses non tenues de la République
On l’aura compris, l’antiracisme du Mafed et de ses soutiens est bien loin de celui de SOS Racisme, de la LDH, du MRAP et de la LICRA, qui ont lancé en septembre un appel national réaffirmant, dans la perspective des élections régionales, « l’urgence des principes républicains » contre « les candidats du racisme et de l’antisémitisme ». Un discours « éculé des années 1980 », qui «jamais ne parle d’islamophobie », et qui oublie que « les lois racistes n’ont pas besoin de l’extrême droite », souligne Houria Bouteldja, rappelant que « c’est une mairie communiste qui a démantelé le bidonville rrom à la Courneuve cet été ».
De même, le féminisme de ce collectif exclusivement féminin, qui s’inscrit dans l’héritage des "Mères de la place Vendôme", est aux antipodes de celui de Ni putes ni soumises. « On sait que les mecs de nos quartiers sont sexistes, mais leur sexisme n’est pas très différent du sexisme français en général", poursuit Houria Bouteldja. "Or penser leur sexisme à travers le prisme de l’islam crée la guerre des sexes et empêche la solidarité dans les quartiers ».
Pour ces "Français de seconde zone", il ne s’agit plus de "quémander" une intégration républicaine qui leur est de toute façon refusée. « La République n’a pas tenu ses promesses, elle ne veut pas de nous, alors maintenant c’est nous qui ne voulons plus d’elle, résume Louisa Yousfi.
"Déclaration d’indépendance"
Les divers intervenants l’ont affirmé haut et fort lors du meeting de lancement le 9 octobre dernier : les hommes et les femmes qui marcheront ne "réclament" pas la dignité. Celle-ci est déjà en eux : « C’est parce que nous sommes dignes que nous marchons », a martelé la sociologue Nacira Guénif-Souilamas, qualifiant la marche de « déclaration d’indépendance ». « On veut poser nos culs où on veut, comme Rosa Parks ! », a lancé Sihame Assbague, citant le rappeur Booba : « Ce sont ceux en face qui ont perdu leur dignité, et le 31 on va les aider à la retrouver », a renchéri Omar Slaouti du collectif Ali Ziri, visant ceux «qui n’ont que "République" à la bouche mais qui pensent en fait Empire, la main sur la matraque ». Pas question pour cet ancien du NPA de s’excuser pour les "violences" urbaines, les flammes mettant « la lumière là où personne ne veut regarder ».
Le ton du meeting pouvait être d’autant plus offensif que plusieurs intervenants ont pris soin d’explicitement condamner les positions de Soral et de Dieudonné, « qui ne s’intéressent qu’à leur gueule et qui en ont rien à foutre des habitants des quartiers populaires », a résumé Omar Slaouti, suscitant les applaudissements de la salle. « Ils ne sont pas antisionistes, ils sont d’extrême droite ! », a ajouté Youssef Boussoumah, du PIR, contrant préventivement les accusations de proximité idéologique auxquels les Indigènes font régulièrement face.
Reste que les craintes de récupération ont autant pour objet l’extrême droite soralienne que l’ensemble de la classe politique. C’est pourquoi le Mafed a clairement hiérarchisé les niveaux de signataires : défileront en tête du cortège, derrière la banderole "Dignité, Justice, Réparations", les familles des victimes policières ainsi que les représentants de l’immigration et des quartiers populaires qui subissent les discriminations. Et resteront en queue de cortège les organisations du mouvement ouvrier et les partis de gauche comme Ensemble, les Jeunes communistes ou le NPA. Ces derniers n’auront pas leur mot à dire quant aux revendications officielles de la Marche, même si bon nombre de militants "racisé-e-s" rêveraient que leurs combats soient davantage inscrits sur l’agenda politique des partis de gauche.

Nous ne sommes pas toutes sur la photo mais toutes, femmes du MAFED, appelons à nous rejoindre le 31 octobre, à Barbès (14h), pour une Marche de la Dignité qui s'annonce désormais, sans le moindre doute, d'envergure historique !

Houria Bouteldja, membre du MAFED, à propos de la Marche de la Dignité du 31 octobre :
"À la question : aimez-vous la France ? je répond est-ce que la France nous aime ? Nous parlons et maîtrisons les codes et les références françaises. Nous sommes Français au sens sociologique du terme. Que faire de plus pour prouver que nous le sommes ? La question ne dépend donc pas de moi mais d'un projet politique qui pourrait être le nôtre et qui pourra nous faire advenir comme des citoyens ou des humains. Devenons les citoyens d'une société juste, française ou pas française, d'un territoire, d'un État qui cesse d'opprimer les peuples du Sud. Voilà notre objectif politique."


POUR EN SAVOIR + :

DECLARATION DU FRONT POPULAIRE IVOIRIEN DE LAURENT GBAGBO DU 28 OCTOBRE 2015

                               https://www.youtube.com/watch?v=10gEfxW63LE
                                              Via Citoyen Média

Ajoutée le 28 oct. 2015
FPI : ce qui s’est déroulé le dimanche 25 octobre 2015 est tout sauf une élection juste, transparente, équitable et démocratique (http://rene.kimbassa.over-blog.com/2015/10/fpi-ce-qui-s-est-deroule-le-dimanche-25-octobre-2015-est-tout-sauf-une-election-juste-transparente-equitable-et-democratique.html)


Déclaration du Front Populaire Ivoirien suite à la proclamation par la CEI des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 25 octobre 2015
1- La Commission Electorale Indépendante (CEI) dirigée par M. Youssouf Bakayoko, par qui la Côte d’Ivoire et son peuple baignent, jusqu’aujourd’hui encore, dans une situation de crise aiguë, a annoncé le lundi 26 et le mercredi 28 octobre 2015, respectivement le taux de participation puis les résultats provisoires du premier tour de l’élection présidentielle ; 
2- Le premier taux de participation, selon ladite Commission, serait de 60%. Mais que de tractations au sein de la CEI pour aboutir à ce premier chiffre plus de vingt quatre heures après la clôture du scrutin ! Or, il est notoirement établi que l’organe national chargé des élections dans un pays peut disposer du taux national de participation, au plus tard trois heures après la clôture des bureaux de vote, si le processus de vote s’est déroulé dans la régularité, dans la transparence et dans la sincérité. Car, dans tout processus électoral sérieux, le taux de participation par bureau de vote est par principe disponible avant même le pointage des voix obtenues par chaque candidat ;
3- L’annonce de ce premier taux de participation surréaliste de 60% n’a été faite ni par Monsieur Youssouf Bakayoko, président de la CEI, ni par Me Victoire ALLEY, Porte-parole de l’institution. Elle a été plutôt faite par M. Sourou Koné, le représentant du candidat Alassane Ouattara au sein de la CEI ; 
4- Ce fameux taux de participation de 60%, annoncé à la télévision nationale par Sourou Koné, a été démenti par un communiqué officiel de la CEI indiquant que le représentant d’Alassane Ouattara a agi de son propre chef, sans mandat de la CEI ;
5- Plus tard, la CEI a annoncé un second taux de participation qui serait de 54,63%. Ce taux, bien qu’inférieur à celui de Sourou Koné, choque la conscience et l’intelligence du Peuple souverain de Côte d’Ivoire qui connaît la réalité du terrain ;
6- Ces taux de participation contradictoires provenant de personnes de la même institution sont, en réalité, très loin des taux de participation annoncés par les organisations nationales et internationales qui avaient leurs représentants et experts sur l’ensemble du territoire national ;
7- Ainsi : 
- la CEDEAO a avancé un taux de 40% ;
- les médias internationaux (France2, France24 et Africa24) ont annoncé 20% ;
- plusieurs chancelleries occidentales notent 9% ;
- de façon générale, au moment de la fermeture légale des bureaux de vote (17 heures), sur un total de 6.300.142 inscrits, le FPI a noté, avec ses relais à travers tout le pays, que seulement 11% des électeurs ont participé au scrutin, soit à peu près 700.000 votants ;
- Ce chiffre du FPI est corroboré par des indiscrétions au sein de la CEI qui affirment que le vrai taux de participation sorti des urnes serait de 10,33% ! 
8- De tous ces taux de participation contradictoires pour la même élection, le constat est net que c’est celui du FPI (11%) qui avoisine ceux en possession des chancelleries (9%), ceux sortis des indiscrétions de la CEI (10,33%) et des services de renseignements de l’Etat ;
9- Ces seuls chiffres convergents montrent non seulement une grande et nette victoire du FPI dont le mot d’ordre d’abstention a été largement suivi par le Peuple souverain de Côte d’Ivoire, mais traduisent aussi et surtout le rejet constant du régime minoritaire d’Alassane Ouattara issu du coup d’Etat du 11 avril 2011 ;
10- Le Front Populaire Ivoirien relève qu’en plus des taux de participation erronés et des résultats provisoires fantaisistes annoncés officiellement par la CEI, l’élection présidentielle a été entachée de nombreuses irrégularités flagrantes dont voici quelques unes : 
• Monsieur Alassane Ouattara, candidat inéligible, selon les dispositions pertinentes de la Constitution, a participé à ladite élection ; 
• Pour le retrait des cartes d’électeurs, suite au peu d’engouement des populations après le délai légal, le gouvernement et la CEI ont pris sur eux de proroger ce délai en violation flagrante des dispositions du code électoral ; 
• Les tablettes biométriques ont été introduites dans le processus électoral sans l’autorisation préalable de l’Assemblée Nationale ; 
• L’achat des consciences et la campagne électorale avaient toujours cours le jour du vote auprès de nombreux électeurs et dans des lieux de vote ;
• Les chasseurs traditionnels Dozos, les FRCI et autres milices du Rassemblement des Républicains (RDR, parti d’Alassane Ouattara) ont obligé les populations dans le Nord du pays à entrer dans des bureaux de vote avec des consignes précises de vote sous la contrainte ;
• Des électeurs ont été convoyés pour voter plusieurs fois dans différents bureaux de vote.

Au vu de ce qui précède, le Front Populaire Ivoirien : 
- Relève que ce qui s’est déroulé le dimanche 25 octobre 2015 est tout, sauf une élection juste, transparente, équitable et démocratique ;
- Observe que notre pays qui a connu la vraie démocratie et la dignité sous le régime du Président Laurent Gbagbo est, aujourd’hui, exposée à la risée du monde entier avec des taux de participation bassement contradictoires pour la même élection ;
- Souligne que le calme observé, partout dans le pays tout au long de la journée du 25 octobre 2015, montre à l’évidence de quel côté s’est toujours trouvée la violence en Côte d’Ivoire ;
- Remercie à nouveau le Peuple souverain de Côte d’Ivoire pour son engagement à ses côtés et au côté du Président Laurent Gbagbo pour le triomphe de la liberté et de la démocratie ;
- Réitère ses félicitations aux Ivoiriennes et aux Ivoiriens qui ont infligé une autre cuisante défaite à tous les imposteurs par une abstention réelle de plus de 89% à la parodie d’élection ; 
- Ne reconnait pas les résultats annoncés par la CEI et les rejette ;
- Entend se donner tous les moyens légaux pour contester cette mascarade ;
- Réaffirme que Monsieur Alassane Ouattara, chef d’Etat de fait depuis le coup d’Etat sanglant du 11 avril 2011, prétendu vainqueur de ladite parodie d’élection présidentielle, est et reste inéligible selon la Constitution de la République de Côte d’Ivoire.

Fait à Abidjan, le 28 octobre 2015 
Pour le Front populaire ivoirien 
Le Secrétaire Général Adjoint,
Porte parole par Intérim du FPI
KONE Boubakar

dimanche 25 octobre 2015

BOYCOTT DE LA MASCARADE ELECTORALE IVOIRIENNE : UN MOT D'ORDRE BIEN SUIVI

Laurent AKOUN et Marie-Odette LOROUGNON à la table de séance de cette conférence de presse du 25 octobre 2015

A 60 mn de la fermeture des bureaux de vote, Laurent AKOUN, Président délégué du Front Populaire Ivoirien (FPI) a animé une conférence de presse afin d'évaluer le suivi du mot d'ordre de boycott lancé par ABOUDRAHAMANE SANGARE, à 72 heures de l'ouverture du scrutin.


Texte de la déclaration liminaire

Messieurs les Représentants des organes de presse nationaux et internationaux,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,

Le Front Populaire Ivoirien tient à échanger avec vous au moment où cette journée du 25 octobre 2015, tend à s’achever.
Cette rencontre est aussi pour nous le lieu de remercier et de féliciter le peuple de Cote d’Ivoire pour sa constance et sa détermination dans le refus de reconnaitre la légitimité de ce régime qui lui a été imposé par les armes depuis avril 2011. Le peuple ivoirien démontre quotidiennement ce refus dans les grands rendez-vous nationaux, notamment à l’occasion des différents scrutins, dont le taux de participation est généralement inférieur 15%.
Merci donc aux peuple de Côte d’Ivoire !

Chers amis des médias,
Ce dimanche 25 octobre 2015, le régime illégal, illégitime et impopulaire d’Alassane Ouattara a encore agi en pleine illégalité en organisant un scrutin présidentiel hors-la-loi. Dans ce scrutin, le chef de l’Etat s’est fait admettre candidat élu d’avance par un Conseil constitutionnel embrigadé alors que la Constitution ivoirienne le rend inéligible, de par son article 35. Les Ivoiriens ne se sentant pas concernés par cette parodie d’élection, ont manifesté une grande apathie et pour l’inscription sur les listes électorales et pour le retrait des cartes d’électeur, puis finalement pour leur participation effective au vote, ce jour. Les chiffres réels en notre disposition le démontrent éloquemment.
• A la fin de la date officielle de retrait des cartes d’électeur, seulement 9% des inscrits présumés avaient daigné retirer le document. C’est ce chiffre qui a provoqué la prorogation de quelques jours du délai de retrait des cartes ;
• Malgré ces jours de prorogation, le taux de retrait des cartes se situait à 13% au samedi 24 octobre, veille du scrutin.

Le FPI reste convaincu que ce régime, qui use du mensonge, de la tricherie et de la violence comme système de gouvernance, fera fi de toute réalité, pour concrétiser son passage en force préparé depuis des lustres. C’est pourquoi, à quelques petites heures de la fin du scrutin, il nous parait utile et légitime, d’une part de donner les faits dans leur réalité, et de l’autre, d’affirmer avec force notre position par rapport à la situation.
Pour ce qui concerne les faits
• Sur le déroulement du scrutin, nos différents relais sur toute l’étendue du territoire nous ont signalé que des votes ont eu lieu dans des mosquées de certains quartiers et villes, avant le jour du scrutin ;
• Des électeurs, dans certaines villes du Nord, fief d’Alassane Ouattara, dont Katiola, sont convoyés par autocars et font des votes dans plusieurs localités à la fois ;
• Au quartier Dar-Es-Salam de Bouaké, autre fief de Ouattara, le nombre de bureau de vote est passé de 3 à 12, sans qu’aucune affluence ne le justifie ;
• A Gagnoa, le ministre Kakou Guikahué, homme de main de Henri Konan Bédié, l’allié d’Alassane Ouattara, menace les habitant de son village Djikouéhipalégnoa, parce que ceux-ci refusent de voter ;
• Dans plusieurs autres localités des sources signalent le convoyage de nos frères de la CEDEAO, notamment Maliens, Guinéens, Burkinabè appelés à voter.

Pour ce qui concerne le taux de participation
Sur les chiffres de la participation au scrutin, le FPI, par ces relais sur le terrain a fait le point, ce jour, entre 12h et 16H30, dans plusieurs localités. Il va sans dire qu’à la fin de la journée, le FPI aura les chiffres réels de la plupart des localités. Mais pour illustration, je voudrais vous indiquer quelques chiffres comme échantillons enregistrés ce jour entre midi et 16h30 dans un tableau provisoire :
COCODY :
Lycée Classique et Lycée Ste Marie :
Inscrits :……………………. 5655
Votants à midi………….. 150 soit 2,6%

PORT-BOUET :
Lycée Moderne et Selmer :
Inscrits : 4 618
Votant : 80 soit 1,73%

ABOBO :
PK 18, EPP Elysée, EPP Montagne Ephraïm :
Inscrits :……………. 7 600
Votants :…………….. 530 soit 6,90%, etc.

De façon générale, sur un total de 6.300.142 inscrits, le FPI a noté que seulement 11% des électeurs ont participé au scrutin, soit à peu près 700.000 votants aux environs 17 heures.
Chers amis des médias,
La vérité, c’est que les Ivoiriens ont fait de cette journée du 25 octobre 2015, un véritable désert électorale. L’exemple le plus parlant, c’est celui du village de DRÉTROYA dans le département de ZOUKOUGBEU. Dans les deux bureaux de vote de ce village, il n’y avait encore aucun seul votant jusqu’à 16 heures GMT. 
A partir de ces exemples, on peut aisément dire que le peuple de Côte d’Ivoire refuse de s’associer à la mascarade grossière du régime à lui imposé, dans le mensonge la tricherie et la violence.

C’est ce désert électoral qui oblige le pouvoir aux abois à proroger le vote jusqu’à 19h, alors que tout devait s’arrêter à partir de 17heures !

L’histoire retiendra qu’en 2010, le régime du président Laurent Gbagbo avait tout mis en œuvre pour rester collé au respect des lois, à commencer par la Constitution. Même pour rendre exceptionnellement éligibles les candidats exclus par la loi, comme Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié, le Président Laurent Gbagbo s’est appuyé sur les lois de la République. L’élection s’est déroulée correctement, sauf dans certaines localités du Nord tenues par les rebelles. La Communauté internationale, menée par la France de Nicolas Sarkozy, a usé de tout, y compris des armes pour nous imposer le faux. Par le désert électoral de ce dimanche 25 octobre 2015, le peuple de Côte d’Ivoire vient de démontrer son attachement au respect des lois et des normes.
La position du FPI
Le FPI annonce ici et maintenant qu’il ne reconnaitra jamais les résultats de cette parodie d’élection organisée dans l’illégalité, avec la candidature par « dérivation » du chef de l’Etat actuel, candidature contraire à la constitution ivoirienne.
Le FPI rappelle que la CEI, l’institution commise à l’organisation de l’élection est, elle-même, illégale du fait de la forclusion, au regard de la loi, de son inénarrable président Youssouf Bakayoko. Cet homme a été maintenu à la tête de l’institution après avoir épuisé ses six ans de mandat légal à ce poste.
Le FPI ne peut reconnaître un prétendu vainqueur d’élection frappée de si nombreuses irrégularités constatées.
Le FPI appelle le peuple ivoirien à continuer de refuser de s’associer à la prostitution de la vie politique en refusant de cautionner le viol de la Constitution et la mascarade honteuse qui vient d’avoir lieu. Il invite, dès cet instant, les démocrates de tout bord, les militants et sympathisants de toute l’opposition et du FPI, de même que le peuple tout entier, à être à l’écoute et à se tenir prêts à respecter les prochains mots d’ordre en leur direction.

Fait à Abidjan, le 25 octobre 2015


Pour le Front populaire ivoirien
Laurent Akoun
Président par délégation"

PHILIPPE KOUHON EN MISSION COMMANDEE POUR OUATTARA


Les mange-mil de la lutte carburent à fond en cette journée de mascarade électorale. Il y a visiblement beaucoup d'oseille à se faire. Ainsi Philippe KOUHON nous gratifie d’une vidéo éloquente de parti pris et de tricherie organisée, lui qui en d'autres temps se faisait passer pour un journaliste engagé pour la vérité et la justice de son pays aux côtés de la CÔTE D'IVOIRE libre et indépendante incarnée par Laurent GBAGBO.


A l'époque il paradait autour des "leaders" de la Résistance, enfin de ceux qui avaient de quoi lui graisser la patte. Depuis quelques mois, on le voit roucouler aux pieds des barons de OUATTARA en mal de légitimité. Quand on pense que des Abel Naki et autres Zap Krasso n'avaient de cesse de le faire participer à toutes les réunions de ladite Résistance ivoirienne et panafricaine de France y compris celles où la discrétion était de mise... Au moins les choses sont claires aujourd'hui : il ne cache plus pour qui il roule. Cette girouette de faux-journaliste n'a même pas la décence de respecter une objectivité de façade en affichant par exemple les 7 candidats en lice dont 6 servent de caution au candidat-président inéligible OUATTARA. C'est pourtant lui qui se pare du titre de "journaliste d'investigation". Ôtez-moi d'un doute, mais il me semble que lorsque l'on revendique ce statut, il faut avoir les qualités qui vont avec… Ou au moins faire semblant. Ainsi on s’attendrait à ce que Monsieur Philippe KOUHON, journaliste d’investigation épuise son sujet en allant tendre son micro à ceux qui appelaient au boycott de ces élections par exemple. Au lieu de cela, il commence son reportage par deux photos de soutien à OUATTARA. Il nous fait croire que tout va bien au Palais de MONTREUIL lieu de vote des Ivoiriens de FRANCE. Il va jusqu'à faire un micro-trottoir vraiment représentatif de la parodie d'élections en cours :

- « On veut que la paix revienne » (c’est donc admettre qu’elle n’est pas encore revenue CQFD) ;
- "nous les vrais Ivoiriens" partisans du candidat OUATTARA (tiens qui parlait de la prétendue xénophobie des partisans du Président Laurent GBAGBO ?),

"Tchang le Dozo de PARIS"
- « C’est Tchang le Dozo de PARIS, y a la motivation, y a la mobilisation. Et aujourd’hui y a pas de souci. Toutes va se passer tranquillement.» (évidemment, maintenant qu’ils sont au pouvoir, ils n’ont pas besoin de recourir à la violence à laquelle ils sont habitués, tandis que nous partisans de Laurent GBAGBO avons été élevés dans le respect du principe de non-violence active sauf légitime défense) ;
- Opération « 1 coup chaos »

Philippe KOUHON soucieux de bien mettre en scène ces fausses élections apaisées avec un taux d’enrôlement, un taux de retrait des cartes d’électeurs, un retrait de 3 candidats et un appel au boycott d’une grande partie des dirigeants politiques continue son « investigation » en interrogeant différentes « personnalités » du RDR ou pro-candidats caution de la parodie d’élections :
- Un Monsieur qui semble parler au nom de la CEI se veut très rassurant sur le déroulement du vote. Il y a 16160 électeurs inscrits à PARIS, le reste en Province;
- On nous fait croire ensuite que le système biométrique est très efficace et justement rejette une dame qui ne comprend pas pourquoi. On apprend que cet assesseur qui se vante d’exécuter les consignes à la lettre est un représentant du FPI dit-il d’AFFI « Les gens malgré le boycott, ils sont venus voter ».
Représentant du candidat AFFI
« J’espère que ce soir on va sabrer le champagne et que OUATTARA va partir » (un journaliste digne de ce nom aurait dû évoquer l’existence de deux mouvements antagonistes du FPI (celui dirigé par le Pdt Laurent GBAGBO élu à plus de 95% à l’issue du Congrès de Mama en mai dernier) et celui de Pascal AFFI N’GUESSAN qui se targue de conduire une liste en vue de la libération du Président Laurent GBAGBO alors qu’il a été exclu du FPI canal historique, celui du Pr Laurent GBAGBO et des autres pères fondateurs dont Aboudramane SANGARE depuis le Congrès précité) ;

- « Il y a une forte affluence, une ambiance bon enfant, le palais des Congrès a été pris d’assaut ; c’est la preuve qu’il y aura un changement dans la Diaspora » nous dit un participant qui ne donne pas son nom mais se présente aux côtés de la représentante d’Henriette LAGOU ;

DALI Ramatou Représentante
d'Henriette LAGOU
- « En tant que représentante de Mme LAGOU, on voit que ce matin il y a eu un peu d’affluence, bon pas ce que l’on attendait parce que les bureaux sont vides, mais quand même, on espère que les Ivoiriens vont entendre, on a toute la journée. Donc on espère que les Ivoiriens vont sortir massivement pour venir voir ce changement-là qu’ils attendent pour leur pays. Je vous remercie ». « Votre nom ?» demande le « journaliste »: « DALI Ramatou »

Vincent GNIZAKO
Délégué du RDR 
- Drôle d’aveu que ceux de Vincent GNIZAKO délégué du RDR qui explique sans rire que le vote n'a pas pu commencer à l'heure prévue officiellement « car la salle était occupée par d’autres personnes pour la nuit ; le temps de la mettre en l’état et cela nous a pris du retard […]. Bon ça dépendra maintenant de l’affluence, en fin de journée, qu’est-ce qu’exactement ça va donner comme personnes étant dans l’impossibilité de voter. On pourra toujours régler ce problème-là. Sinon dans l’ensemble, c’est calme. Y a pas d’excitation particulière et on en est satisfait.» On est en droit de s’interroger sur ce que GNIZAKO du RDR entend par « on pourra toujours régler ce problème-là » concernant des personnes qui seraient dans l’impossibilité de voter… Pfffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffffff !!!

- « Je pense que pour l’instant les choses se passent dans le calme […]. Il faut
Georges AKA Représentant du faux-FPI d'AFFI
que les électeurs viennent massivement voter » commente ce faussaire de Georges AKA pseudo-représentant France du candidat AFFI dont il est de surcroît le neveu. A moins de souffrir d’une schizophrénie aigüe, on se demande comment celui qui invite les citoyens ivoiriens à participer à cette parodie d’élections alors que lui-même jouit du statut de réfugié politique et se garde bien de prendre le risque de rentrer au pays. C’est dire la confiance qu’il a dans les institutions ivoiriennes actuelles. Georges AKA est aussi celui qui en tant qu’ex-Secrétaire Général de l’Union des Réfugiés Ivoiriens de France (URIF) a pesé de tout son poids pour que cette association refuse d’apporter son soutien, voire même le moindre conseil à 4 demandeurs d’asile Ivoiriens. Il a notamment prétendu qu’en ce qui concernait le frère et le neveu de Firmin MAHE, l’affaire était trop politique (ben voyons, courage fuyons !) avant d’écrire sur son profil Facebook qu’ils étaient de faux-réfugiés politiques. Il a aussi à l’époque monté un CALCP (Comité d’Actions pour la Libération des Camarades Prisonniers politiques) qui a cessé d’exister dès que le « camarade prisonnier politique AFFI N’GUESSAN » a été libéré. On serait bien en peine aujourd’hui de citer une seule action concrète de cet opportuniste Georges AKA en faveur des prisonniers politiques. Il a également prétendu qu’AFFI N’GUESSAN avait fait verser 1000€ à Armand IRE quand nous nous battions pour que ce dernier puisse venir se faire opérer en France. Ce dernier a démenti avoir reçu la moindre somme à l’époque (octobre 2013). Mais comme lui-même est tout ce qu’il y a de plus ingrat et manipulateur, je ne saurais dire qui des deux dit la vérité… Une seule chose est sûre, Georges AKA fait preuve d’une détermination à toute épreuve, celle de se servir de la lutte pour exister, fusse en écrasant et en éliminant tous ses anciens compagnons de route. Il est en cela très bien épaulé par le triste sieur et mal nommé Koné Ladio Sankara.

« Tout se passe bien », un sentiment partagé par de nombreux électeurs selon Philippe KOUHON en mission pour OUATTARA :

- Séri Bahi celui que l’on surnomme le Pdt des Ivoiriens en France confirme ;

- La Présidente des des femmes d’Abobo « Vraiment, on veut que les élections se passent bien sans la pagaille et tout » ;
- « Oui c’est bien organisé. Je pense que cette fois-ci on aura quand même une élection apaisée ». C’est lui qui l’affirme mais son rire nerveux dément ses propos…

Au stade où il en est Philippe KOUHON devrait renoncer à se prévaloir du statut de journaliste d’investigation et assumer sa mission que l’on souhaite grassement rémunérée à défaut d’être moralement considérée : mange-mil du régime illégitime et liberticide d’Alassane Dramane OUATTARA.

vendredi 23 octobre 2015

J-1 : CHRONIQUE DE LA NOUVELLE MASCARADE ELECTORALE IVOIRIENNE

A 24h d'une nouvelle mascarade électorale* en Côte d'Ivoire, rappelons qu'en matière de hold-up électoral, OUATTARA n'en est pas à son coup d'essai. Retour sur la chasse à l'homme des années 2000 qui a abouti à la chute de Laurent GBAGBO le 11 avril 2011 sous l'assaut répété des troupes et des bombes franco-onusiennes :

Remontons plus loin encore dans les années 90 jusqu'à la rébellion de 2002 :
A toi OUATTARA, miracle de la Communauté internationale, enfer du peuple ivoirien au quotidien,
Bien joué pour l’instant Saint-Sauveur OUATTARA du grand capital. Tu crois que ta deuxième participation truquée aux élections présidentielles ivoiriennes s’annonce victorieuse pour la coalition internationale des criminels en col blanc que tu sers depuis si longtemps[1].
Sauf réaction populaire salutaire à laquelle appelle Aboudramane SANGARE en tant que 1er Vice-Président du Front Populaire Ivoirien présidé par Laurent GBAGBO[2], tu es assuré de gagner cette mascarade électorale annoncée. En dépit du retrait de 3 candidats sur 10 (Essy Amara, Mamadou Koulibaly, Charles Konan Banny ce vendredi 23 octobre 2015[3]), des déclarations de trois grandes centrales syndicales[4], des manifestations de la Coalition Nationale pour le Changement appelant au boycott de cette parodie d’élections ainsi qu’au respect de la Constitution et des libertés fondamentales[5], les institutions internationales et tous ceux qui profitent de ton mandat tâché du sang des Ivoiriens continuent de te soutenir au mépris des exactions commises en ton nom. Ils te soutiennent  non seulement concernant les crimes contre l'Humanité commis durant la crise postélectorale, mais en amont avec le coup d’Etat du 19 septembre 2002 dont tu portes la paternité en sus de celui du Père Noël Robert GUEI du 24 décembre 1999, et surtout en continuant de se taire sur l’Etat de non droit qu’est devenue la Côte d’Ivoire depuis ce funeste 11 avril 2011, date à laquelle les forces franco-onusiennes t’ont installé par la force et dans le sang à la tête de la Côte d’Ivoire. 


Il faut dire que tu ne ménages pas tes efforts pour mettre tous les atouts de ton côté…  le salut de la  Nation-ivoirienne-rompue-aux-intérêts-néocoloniaux passe par ton maintien coûte que coûte à la tête du pays… Surtout depuis que la Côte d’Ivoire est devenue la terre d’asile des dictateurs vassaux de l’Occident à l’instar de ton ami et complice en crimes contre l’Humanité Blaise Compaoré[6] . 

A  deux jours du premier tour de la parodie d’élection présidentielle du 25 octobre 2015, la fable du vrai-faux « miracle ivoirien » se poursuit : le taux déplorablement bas de 9% de retrait des cartes d’électeurs annoncé vendredi dernier au soir du délai de retrait du fameux sésame[7]  est passé à 55% en quelques jours selon tes courtisans[8].  Et ce triste constat d’un faible engouement populaire pour ce faux enjeu démocratique n’émane pas seulement d’une partisane du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes incarné par Laurent GBAGBO telle que ta serviteure, mais ressortit au traitement de la question par ceux que tu as désigné à la tête des autorités électorales[9].
En effet, si le taux de retrait des cartes électorales était à la hauteur des espoirs permis par ton bilan cube-maggi[10], alors tu n’aurais pas eu besoin de proroger le délai initial de retrait desdites cartes de 4 jours. Face à ce désastre annoncé d’un taux de participation ridiculement bas, la fin-justifiant-les-moyens que tu as imposée à la Côte d’Ivoire te pousse toujours plus loin dans la toute-puissance, le déni de réalité, le crime et l’impunité. Non contentes d’avoir prorogé le délai de retrait de la carte, tes milices électorales annoncent que les votants pourront retirer leur carte électorale le jour même de l’élection, voire voter sur simple présentation de leur carte d’identité[11]. Au point où tu en es, tu devrais t’épargner une élection risquée, coûteuse et chronophage en affichant directement les résultats déjà préparés à l’avance : 75% des suffrages exprimés pour ton immodeste personne et quelques miettes pour tes accompagnateurs bien rémunérés, ces candidats-alibis de la diversité qui te servent de caution[12] !
Car si avec tout ce que tu as déjà entrepris pour garantir une nouvelle confiscation de la vérité des urnes en ta faveur, tu n’es pas encore sûr d’approcher les scores des républiques bananières souvent dénoncés, c’est que vraiment ta popularité laisse à désirer.
Rappelons en effet qu’avant cette dernière ligne droite de ton art de la tricherie et du crime érigé en art de gouverner, tu as veillé à :
Ø Suspendre les journaux d’opposition qui ne disent pas que du bien de toi comme le temps qui relayait l’appel au boycott de Mamadou Koulibaly[13]  ;
Ø Acheter les candidats qui pouvaient l’être en leur distribuant 100 millions de francs CFA afin qu’ils participent à ton élection bidon[14]  ;
Ø Déclarer ton éligibilité sur la base du concept d’éligibilité dérivée inventé sur mesure[15] ;
Ø Elaborer  une liste électorale complaisante en permettant à ceux que tu considères comme ta réserve de bétail électoral captif de voter via un recensement électoral totalement ubuesque via la naturalisation de centaines de milliers d’allogènes au motif souvent fallacieux de  lutte contre l’apatridie ;
Ø Susciter la scission dans le camp adverse en corrompant ceux de tes adversaires qui peuvent l’être  à l’instar de ce qui s’est passé au Front Populaire, aujourd’hui divisé en deux camps ennemis avec le camp des fidèles partisans de Laurent GBAGBO Président du FPI et celui d’AFFI N’GUESSAN son parricide qui n’a pas hésité à saisir la Justice aux ordres de OUATTARA contre ses anciens  compagnons de lutte ;
Ø  Arrêter, torturer et maintenir en détention des centaines de prisonniers politiques, des plus illustres aux plus anonymes dont tu te sers comme monnaie d’échange[16] ;
Ø Assassiner des milliers d’Ivoiriens qui entravent ta gouvernance sanguinaire[17]
Ø ...


Sur la confiscation de la vérité des urnes en Côte d’Ivoire à l’occasion de l’élection présidentielle
de 2010, voir l’excellent livre de Fanny PIGEAUD : « France-Côte d’Ivoire : Une Histoire tronquée », Editions Vents d’ailleurs, juin 2015. Lien vers des vidéos sur sa conférence dédicace : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2015/10/france-cote-divoire-une-histoire.html ; http://www.dailymotion.com/video/x37o1lw_france-cote-d-ivoire-1ere-partie_news ; http://www.dailymotion.com/video/x37o5kw_france-cote-d-ivoire-2eme-partie_news ;
Liens connexes sur des émissions ou échanges autour de ce livre :
Intervention de Fanny PIGEAUD dans l'émission "Une semaine d'actualité" sur RFI du 19 septembre 2015 : http://www.rfi.fr/emission/20150919-pigeaud-journaliste-specialiste-afrique-histoire-tronquee
Interview de Fanny PIGEAUD sur RFI (Source : RFI, 13 juillet 2015)
http://www.rfi.fr/afrique/20150707-fanny-pigeaud-gbagbo-france-cote-ivoire-guerre-civile-onu-ouattara-chirac Article antérieur consacré à Fanny PIGEAUD :
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2015/04/en-attendant-la-sortie-de-son-livre-aux.html






[1] Rappelons en effet pour ceux qui ne le savent pas encore ou feignent de l’oublier que OUATTARA a toujours servi l’Organisation des Nantis Unis d’abord en tant qu’agent du FMI de nationalité voltaïque, de la Banque Mondiale, de la primature ivoirienne sous HOUPHOUËT BOIGNY, de la BCEAO, de la présidence usurpée de la Côte d’Ivoire, de la CEDEAO,…         Petit retour en image sur ton parcours criminel de servant local de l'Organisation des Nantis Unis qui nous dirige : https://www.youtube.com/watch?v=-qovELfU9RY Remontons plus loin encore dans les années 90 jusqu'à la rébellion de 2002 : https://www.youtube.com/watch?v=SJiQYgRP4pE.

[2] Pour tous les martyres de la lutte pour une Côte d'Ivoire libre et indépendante, pour les millions de victimes de l'exil, du viol, du pillage, des arrestations et détentions arbitraires, des atteintes aux libertés fondamentales comme celle de s'exprimer,... nous n'en attendions pas moins du Front Populaire ivoirien qu'il a contribué à fonder dans la clandestinité sous l'emprise du parti unique. Ce grand parti injustement mis au ban de la Communauté internationale du grand capital a montré qu'il était et qu'il restait un parti d'émancipation, un parti qui affirme dans l'article 4 de ses Statuts : "Le Front Populaire Ivoirien rassemble en une union volontaire les femmes et les hommes épris de justice et de liberté, engagés contre toute forme- de domination sur la Côte d'Ivoire et en Côte d'Ivoire."                                                                                                                                             Merci à Aboudramane SANGARE pour sa consigne claire et définitive de non participation à cette mascarade électorale annoncée préparée de longue date en Côte d'Ivoire à travers le message d'espoir et de justice au nom du Président du FPI Laurent GBAGBO du 21 octobre 2015 : http://www.connectionivoirienne.net/114274/cote-divoire-mot-dordre-de-gbagbo-le-fpi-appelle-au-boycott-de-la-presidentielle-du-25-octobre-officiel

[3]Côte d’Ivoire : Charles Konan Banny se retire de la course à la présidentielle le 23 octobre 2015: http://www.jeuneafrique.com/274061/politique/cote-divoire-charles-konan-banny-se-retire-de-course-a-presidentielle

[8]Taux de 55% annoncé par tous les médias pro-OUATTARA le 23 octobre 2015 : http://www.rfi.fr/afrique/20151023-cote-ivoire-55-seulement-cartes-electeurs-retirees-election-presidentielle ;
[9] Même tes plus farouches partisans reconnaissent en effet le manque d’entrain de la population à participer à ta désignation annoncée : http://www.afrik.com/cote-d-ivoire-election-presidentielle-faible-participation-en-perspective
[11] Article du RDR de OUATTARA qui rappelle que les candidats inscrits sur la liste électorale peuvent voter sur simple présentation de leur  carte d’identité et que ceux n’ayant pas retiré leur carte électorale pourront le faire le jour de l’élection : http://www.addl-association.info/index.php/actualites/politique/item/837-urgent-presidentielle-2015-on-peut-voter-avec-la-carte-d-identite-a-defaut-de-carte-d-electeur-rappelle-la-cei

[14]Tu as en effet versé 100 MILLIONS DE FRANCS CFA (150 000€) payés d’avance à chaque autre candidat pour cautionner ta réélection : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2015/10/ouattara-essaie-dacheter-sa-reelection.html

[15]http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2015/09/leligibilite-derivee-un-concept-sur.html ;   http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2015/10/ouattara-candidat-derive-rattrape-par.html

[16]Liens vers des articles qui parlent des arrestations et détentions arbitraires en Côte d’Ivoire : https://soutienetliberte.wordpress.com/detenus-politiques-en-cote-divoire ; https://soutienetliberte.files.wordpress.com/2015/08/rapport-prisonniers-ed4-20150804-doc.pdf Association des Femmes et Familles des detenus d'opinion https://www.facebook.com/AFFDOCI/videos/vb.523034054521192/523098831181381/?type=2&theater

[17]Lien vers un mémorandum non exhaustif des crimes commis par OUATTARA en Côte d’Ivoire depuis le coup d’Etat du 19 septembre 2015 jusqu’à aujourd’hui où les exactions se poursuivent : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2012/12/memorandum-en-images-sur-la-cote-divoire.html ; sur les massacres de Duékoué : https://www.youtube.com/watch?v=1fe6rneD5G0 ; de Nahibly : http://www.loeildelexile.org/cote-divoire-a-quand-la-justice-pour-les-massacres-de-nahibly ; d’Anonkoua Kouté : https://www.youtube.com/watch?v=uB638UwgGbM,  https://www.youtube.com/watch?v=o7cO2pl43qk ; de la rébellion sanguinaire maintenant au pouvoir depuis 2002 : « cours vite petit »  https://www.youtube.com/watch?v=UZ85S86A7Jc ; « le viol comme arme de guerre »  https://www.youtube.com/watch?v=QNFG5lb60dk ; « Bouaké 2002 je veux boire ton sang » https://www.youtube.com/watch?v=Wr6te1iilPc ; autres vidéos plus généralistes sur la rébellion de 2002 : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2011/04/lepuration-ethnico-politique-se.htmlhttp://contrepoids-infos.blogspot.fr/2011/04/lepuration-ethnico-politique-se.html ; https://www.youtube.com/watch?v=TMAo6MxKmGE ;