TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

dimanche 24 septembre 2017

FRANCE-A-FRIC-HAINE : MARCUS CONTRE LE MINISTERE PUBLIC FRANÇAIS OU QUAND « L’IMPOSTEUR » DENONCE L’IMPOSTURE NEOCOLONIALE


Dans l’affaire MARCUS contre le Ministère Public français, la mobilisation continue. Nous vous attendons nombreux le mardi 23 janvier 2018 à 14h pour la suite du procès en appel devant la Cour d’Appel de Versailles[2] dans l’affaire Marcus/Ministère public où c’est la victime qui est condamnée à de la prison ferme pour prétendues violences sur des personnes dépositaires de l’autorité publique alors que c’est lui qui a été brutalisé par les forces de l’ordre à l’instar de nombreux autres manifestants.
Maître MISSAMOU
Tout en remerciant toutes celles et ceux qui ont pu venir soutenir Marcus ce jeudi 21 septembre 2017 devant la Cour d’appel de VERSAILLES[3], nous saluons la défense de maître MISSAMOU[4] et de sa jeune consoeur qui ont obtenu le report de l’audience d’appel afin de pouvoir auditionner des témoins et visionner la vidéo sur laquelle Marcus a été condamné à tort le mardi 07 juin 2016[5]. Petit retour sur cette justice france-à-fric-haine. Dans cette affaire, Marcus avait fait l’objet d’une comparution immédiate après 2 jours de garde à vue et 3 jours de mandat de dépôt.
Désormais représenté par Maître MISSAMOU, Marcus[6]  espérait bien pouvoir rétablir la vérité des faits en faisant témoigner les personnes présentes à cette action de sensibilisation des actionnaires de Bolloré du 3 juin 2016.

Manifestant brutalisé le 03/06/2016 (AG Bolloré)
C’était sans compter sur l’arrogance mâtinée de panique tant du Ministère public que de la Défense du policier prétendument blessé par Marcus[7].Sur la base des témoignages ubuesques de policiers assermentées et d’une vidéo à laquelle la Défense n’a pas eu accès et n’aurait pas demandé à avoir accès en première instance, Marcus sera condamné alors que nous disposons de nombreux témoignages, vidéos et photos qui attestent des violences policières subies par les manifestants aux mains nues ce 3 juin 2016 au siège de la multinationale prédatrice BOLLORE[8] comme dans de nombreuses autres manifestations auxquelles Marcus a participé[9].
Marcus dit l’imposteur, militant panafricain, antinégrophobe, anticolonial et altermondialiste bien connu des trottoirs de France et de Navarre est donc devenu un symbole de l’engagement polymorphe au cœur de la convergence des luttes. Pour avoir participé à l’interpellation des actionnaires au siège de BOLLORE lors de leur AG du 3 juin 2016, il se retrouve aujourd’hui condamné à 6 mois de prison ferme et 1500€ d’amendes et de dommages et intérêts.
Mwazulu  de l''UDC brutalisé le 03/06/2016
En effet, alors que plusieurs mouvements avaient appelé à soutenir cette action non-violente d’interpellation des actionnaires de Bolloré à l’occasion de leur AG du 3 juin 2016 (ReAct, Confédération paysanne, Union des Populations du Cameroun, Survie, Grain…)[10], il est à noter que seuls deux manifestants – deux Africains de surcroît- ont été arrêtés et surtout poursuivis pour rébellion et outrage à des personnes dépositaires de l’autorité publique pour que finalement seul Marcus écope d’une peine totalement inique dont il a fait appel.
Revenons un peu sur les motivations profondes de cette manifestation car l’art de nos dirigeants consiste bien à détourner l’attention de l’opinion publique des véritables enjeux du combat : le droits des peuples à disposer d’eux-mêmes et dans le cas présent plus particulièrement celui des citoyens africains de jouir de leurs terres accaparées par des multinationales prédatrices sur fond d’expropriation et de spoliation par régimes dictatoriaux locaux interposés[11].
Pour éviter de donner de la visibilité à cette mobilisation contre l’accaparement des terres par Bolloré et tant d’autres, spécialement dans les pays d’Afrique francophones dirigés par les riches amis de la France, du CAC 40 comme de la Communauté financière internationale, les autorités françaises n’ont de cesse que d’essayer de discréditer les lanceurs d’alerte et autres altermondialistes en essayant de les faire passer pour des êtres violents, voire même des terroristes. Les participants à cette action du 03 juin 2016 qui avaient spontanément rédigé des attestations en faveur de Marcus et étaient prêts à venir témoigner en sa faveur n’ont même pas pu le faire faute d’avoir été informé de la procédure à son encontre.
 

 
Voilà en effet ce qu’il s’est passé à la Cour d’Appel de Versailles ce jeudi 21 septembre 2017. Dès le rappel de l’affaire par le Juge, Maître MISSAMOU demande l’audition de 6 témoins et le visionnage de la vidéo qui aurait soi-disant permis d’établir les faits reprochés à Marcus et motivé sa condamnation en première instance. L’avocate du policier présent ainsi que la Procureure Générale s’y opposent farouchement au motif que ces témoins seraient tombés du ciel et n’auraient jamais été mentionnés précédemment, que cela relèverait de la manœuvre dilatoire, qu’elles n’auraient pas été avisées de la succession d’avocats et que le « pauvre » policier victime supposé protéger les « braves » citoyens français devrait encore perdre une demi-journée de travail et solliciter l’accord de sa hiérarchie pour se présenter devant la Cour d’appel,... Ce à quoi Maître MISSAMOU rétorque avec brio dans le cadre de cet appel devant la Chambre correctionnelle qu’en vertu de l’article 6 de la convention Européenne des Droits De l’Homme, un procès se doit d’être équitable, que le débat contradictoire est de nature à participer à la manifestation de la vérité, que tant l’accusation que la Défense sont à armes égales et qu’à moins que la vérité ne soit écrite à l’avance par le Ministère public, les témoins cités doivent être entendus. Maître MISSAMOU n’oublie pas également de rappeler que Marcus a lui aussi payé un lourd tribut dans cette affaire puisqu’il a perdu son travail du fait de son incarcération et qu’il doit aussi solliciter un congé de son employeur pour assister aux audiences d’appel au risque de perdre l’emploi précaire qu’il a réussi à retrouver. Les juges se retirent pour délibérer sur les demandes de l’avocat et à leur retour annoncent que l’audience en appel est reportée au 23 janvier 2018 afin de permettre et l’audition des témoins sous réserve de leur assignation à comparaître par voie d’huissier. Les juges ont également accédé à la demande de visionnage du film qui a motivé le jugement défavorable à Marcus. Maître MISSAMOU avait en effet rappelé que les images et les vidéos[12] dont il dispose montrent au contraire que Marcus est inactif et neutralisé par les policiers ce qui rend difficilement crédibles le préjudice invoqué par ces derniers.
Mais avant de recueillir la sage décision des Juges, la salle aura toutefois assisté à une dernière manifestation de la toute puissance de l’avocate des parties civiles qui avant le prononcé du délibéré demandera avec arrogance au juge de confisquer tous les téléphones et autres appareils vidéo, prétendant que quelqu’un serait en train de filmer dans la salle. Quand bien même cela fut le cas, on ne peut que s’étonner d’une telle disproportion dans sa demande, elle qui refuse d’accéder aux requêtes légitimes de la Défense nécessaires à la manifestation de la vérité mais se met dans un état d’hystérie palpable dès qu’il s’agit d’empêcher la médiatisation de cette affaire. A croire qu’elle a bien quelque chose à craindre de ce côté-là…
Marcus sort donc libre du Tribunal mais comparaîtra de nouveau le mardi 23 janvier 2018 à 14H devant la Cour d’Appel de Versailles où nous vous attendons nombreux pour le soutenir. Celles et ceux qui voudraient témoigner en sa faveur sont invités à se rapprocher de lui ou de son comité de soutien :
N’oublions pas également que si Marcus a besoin de tout notre soutien militant sur le plan moral d'abord, nous sommes tous également invités à le soutenir financièrement, notamment pour ses frais de justice qui vont encore s’accroître avec l’assignation à comparaître des témoins. Selon Maître MISSAMOU, il faut prévoir 300€ par témoin. Nous vous invitons donc à continuer le pot commun mis en place dès sa mise en garde à vue dans cette affaire : https://www.lepotcommun.fr/pot/yvmb5mq2.



[1] C’est le surnom que Marcus porte dans la lutte anticolonialiste et panafricaine
[2] Tribunal de Versailles Cour d’Appel chambre correctionnelle 5, rue Carnot 78000 VERSAILLES + appel à venir soutenir Marcus : https://www.facebook.com/notes/lib%C3%A9rez-marcus/le-r%C3%A9cit/1605273889547485
[4] Maître Philippe MISSAMOU, l’avocat qui assiste Marcus en appel représente notamment certains parties civiles dans l’affaire des Disparus du Beach de 1999 : http://www.justiceinfo.net/fr/justice-reconciliation/27826-r%C3%A9publique-du-congo-un-espoir-en-france-pour-les-353-disparus-du-beach.html ; http://www.makaila.fr/2016/05/affaire-des-disparus-du-beach-debrazzaville-conference-de-presse-a-paris.html ;
[5] Voir les appels au soutien de Marcus lancés à l’époque : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2016/06/liberezmarcus.html
[6] Interview de Marcus dans laquelle il relate les circonstances de son arrestation, des violences subies et de sa condamnation abracadabrantesque à 6 mois de prison : https://www.facebook.com/516149925110878/videos/1587126548013205/?hc_ref=ARQNObqoZXln_MRzCySWrl40z-X74CMaWa1EeR8__UYqEm3PrB0lJzsCHBwONDMxJAc&pnref=story
[7] Il s’agit du policier que l’on voit sur la capture d’écran de l’affiche ci-dessus accroupi sur lui et qui d’ailleurs était le seul présent physiquement et représenté par une avocate hystériquement conservatrice ce jeudi 21 septembre devant la Cour d’Appel
[9] Vidéo de la grande marche anticoloniale du 8 mai 2016 où l’on voit Marcus se faire gazer à bout portant à plusieurs reprises alors qu’il ne fait que s’exprimer verbalement devant les policiers : https://www.youtube.com/watch?v=_QjfEaDxVzQ
[11]Dossier sur l’accaparement des terres par Bolloré et les revendications des riverains des plantations  du groupe : https://nuitdebout.fr/wp-content/uploads/2016/06/2016_06_synthèse_situation_alliance_.pdf  ; Numéro spécial de complément d’enquêtes sur Vincent Bolloré : https://www.youtube.com/watch?v=xrdOdBP-EDw




jeudi 21 septembre 2017

FREE MARCUS !

Photo de la campagne de mobilisation en faveur de la libération de Marcus en juin 2016

https://www.facebook.com/notes/ma-civ/communiqu%C3%A9-de-presse-sur-laffaire-qui-oppose-marcus-au-minist%C3%A8re-public/10213105753332026 

https://blogs.mediapart.fr/la-chapelle-en-lutte/blog/200917/free-marcus

Free Marcus!

Appel à soutien pour le procès de Marcus, militant accusé de violences contre des policiers, qui se tiendra le 21 septembre à 14h au Tribula de Grande instance de Versailles.
Le comité de soutien en faveur de Marcus invite toutes les personnes éprises des droits de l’homme et des libertés à venir en grand nombre à l’audience devant la Cour d’Appel de Versailles ce jeudi 21 septembre 2017 à 14h.
En effet, Marcus a été victime d’un procès inéquitable au terme duquel il a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre qui a prononcé à son encontre le 7 juin 2016 les condamnations suivantes :
- 6 mois d’emprisonnement ferme
- Des dommages et intérêts de 1100 euros
- Une amende de 400 euros
Toutefois, Marcus qui conteste catégoriquement les faits constitutifs de violences physiques et verbales envers les policiers pour lesquels il a été condamné en première instance, a saisi Maitre Philippe Missamou, avocat à la Cour aux fins d’assurer sa défense pénale avec force et détermination devant la Cour d’appel de Versailles.
Ainsi, de nombreuses personnes ayant assisté au déroulement des faits qui lui sont reprochés ont accepté de témoigner à la barre afin de relater ce qui s’est vraiment passé ce jour du 3 juin 2016.
Dans ces conditions, nous vous donnons rendez-vous à 12h30 au château de Versailles (pour s'y rendre prendre le RER C direction Versailles château rive gauche) pour cheminer ensemble vers le tribunal où le procès est prévu à 14h.
Un pot commun a été mis en place pour soutenir Marcus financièrement pour faire face aux divers frais de justice. Voici le lien :
Merci d'avance à toutes les personnes qui ont déjà manifesté leur solidarité et qui la manifesteront encore ce jour-là en venant à Versailles ou d'une manière ou d'une autre.
Le comité de soutien de Marcus
Pour en savoir plus voici un article détaillé sur les circonstances de l’affaire :
Free Marcus

mercredi 20 septembre 2017

SOUTIEN A MARCUS VICTIME DE VIOLENCES POLICIERES ET POURTANT CONDAMNE COMME L'AGRESSEUR !

Communiqué de presse sur l’affaire qui oppose Marcus au Ministère public

MA CIV·MARDI 19 SEPTEMBRE 2017
Mesdames, Messieurs,
Le comité de soutien en faveur de Marcus invite toutes les personnes éprises des droits de l’homme et des libertés à venir en grand nombre à l’audience devant la Cour d’Appel de Versailles ce jeudi 21 septembre 2017 à 14h.
En effet, Marcus a été victime d’un procès inéquitable au terme duquel il a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre qui a prononcé à son encontre le 7 juin 2016 les condamnations suivantes :
- 6 mois d’emprisonnement ferme
- Des dommages et intérêts de 1100 euros
- Une amende de 400 euros
Toutefois, Marcus qui conteste catégoriquement les faits constitutifs de violences physiques et verbales envers les policiers pour lesquels il a été condamné en première instance, a saisi Maitre Philippe Missamou, avocat à la Cour aux fins d’assurer sa défense pénale avec force et détermination devant la Cour d’appel de Versailles.
Ainsi, de nombreuses personnes ayant assisté au déroulement des faits qui lui sont reprochés ont accepté de témoigner à la barre afin de relater ce qui s’est vraiment passé ce jour du 3 juin 2016.
Dans ces conditions, nous vous donnons rendez-vous à 12h30 au château de Versailles (pour s'y rendre prendre le RER C direction Versailles château rive gauche) pour cheminer ensemble vers le tribunal où le procès est prévu à 14h.
Un pot commun a été mis en place pour soutenir Marcus financièrement pour faire face aux divers frais de justice. Voici le lien :
https://www.lepotcommun.fr/pot/yvmb5mq2
Merci d'avance à toutes les personnes qui ont déjà manifesté leur solidarité et qui la manifesteront encore ce jour-là en venant à Versailles ou d'une manière ou d'une autre.
Le comité de soutien de Marcus

Le jeudi 21 septembre, notre camarade Marcus militant panafricain et défenseurs des droits humains passera en procès à la cour d'appel de Versailles et sera représenté par son avocat Maitre Philippe Missamou. Suite à une arrestation lors d'une action collective contre le groupe Bolloré et son implantation coloniale en Afrique, il a été condamné à 6 mois de prison ferme et à verser 1100 euros de dommages et intérêts et à une amende de 400 en première instance pour outrage et rébellion et refus de signalétique et de prélèvement ADN.
A quelques jours de ce rendez-vous, nous nous permettons un petit rappel des faits et du déroulé d'un enfermement de 5 jours au terme duquel Marcus a perdu son travail. Il a en effet décidé de faire appel de cette décision de justice inique.
Au printemps 2016, pendant les mobilisations contre la loi travail et Nuit Debout, s'organise un blocage de l'Assemblée Générale des actionnaires du groupe Bolloré.
Les organisateurs de l'action contactent divers militants, dont Marcus, pour bloquer l'accès au lieu où se tient l’Assemblée Générale et d'expliquer aux actionnaires les méfaits du groupe sur les populations en Afrique.
Au matin du vendredi 3 juin, la tour Bolloré à Puteaux est bloquée par une centaine de personnes. Alors que l'accès principal est bloqué, les organisateurs de l'action demandent à quelques personnes, dont Marcus de se positionner devant un autre accès sur le côté de la tour.
Un petit groupe se sépare du gros du rassemblement et se met devant cette porte latéral où plusieurs discussions parfaitement calmes s'engagent avec des actionnaires. Malheureusement, lorsque le groupe principal décide de partir, il oublie d'aller en informer ces quelques camarades qui de fait se retrouvent isolés et ciblés par des policiers qui leur intiment l'ordre de quitter les lieux.
Se faisant brutalement interrompre alors qu'il est en pleine conversation avec un actionnaire, Marcus fait remarquer qu'il veut juste finir sa conversation et l'actionnaire en question abonde en ce sens. Cette élémentaire remarque de savoir-vivre est malheureusement prise comme un outrage et très vite plusieurs policiers se dirigent sur Marcus et son interlocuteur. L'un d'eux frappe violemment Marcus au visage, manquant de lui faire tomber ses lunettes.
Le petit groupe oublié à la porte latérale comprend à ce moment-là que les autres manifestants ont quitté les lieux et Marcus qui avait laissé ses affaires, notamment un mégaphone et un micro, aperçoit au loin un militant qui est en train de partir. Désireux de récupérer son matériel, il part dans sa direction, laissant sur place les quelques camarades avec lesquels il bloquait la porte annexe. Comme quatre policiers le suivent, Marcus s'arrête et les policiers lui disent qu'il est placé en garde-à-vue.
Ne voulant pas être arrêté sans que personne ne le sache, Marcus part en courant pour essayer de rattraper le groupe principal, puis ne le voyant pas, il retourne vers la porte latérale où se trouvaient encore les 3-4 camarades « oubliés ». Là, plusieurs policiers lui sautent dessus, l'insultent, le gazent, cassent ses lunettes et son téléphone. Comme 6 policiers sont sur lui, leur chef vient les voir et leur dit « Allez-y doucement car là nous sommes à découvert ».
Alors qu'il est à terre, face contre le sol et menotté dans le dos, 3 policiers sont assis sur lui. Cela dure longtemps, Marcus n'arrive plus à respirer (d'autant qu'il a été gazé) et sent son cœur qui s'emballe. On sait que de tels gestes sont responsables de la mort de plusieurs personnes. Lamine Dieng et Adama Traoré pour ne citer que quelques exemples, en ont été victimes. On voit à quel point ces pratiques policières entrainant la mort sont courantes.
En garde-à-vue, Marcus choisit conformément à son droit d'exercer son droit au silence car son avocat qu’il a réclamé n'est pas là. Il refuse de donner son ADN, ne voyant même pas pourquoi il est là, et ne donne pas son accord pour la signalétique vu que ces éléments sont déjà en possession et à disposition de la police.
Ensuite alors qu'il demande à aller voir le médecin pour faire constater ses coups et blessures, celui-ci dit qu'il n'est pas là pour ça mais pour valider la compatibilité avec la garde-à-vue. Marcus insiste beaucoup auprès de l'OPJ (officier de police judiciaire) et lors de la seconde visite médicale, pour le renouvellement de la garde-à-vue. Le médecin consent alors 1 jour d'ITT après avoir négocié et s'être arrangé sur cette base minimaliste avec l'OPJ.
Lors de la première nuit de garde à vue, un fait notable survient : après un changement d'équipe Marcus va aux toilettes et un policier veut alors l'obliger à réintégrer sa cellule en enlevant ses chaussures. Marcus refuse car le lieu est très sale, qu'il n'a plus de lacets et que cela fait plus de dix heures que le port de ses chaussures en cellule ne semble pas poser de problème. Là un policier le menace physiquement et lui fait comprendre qu'il trouve dommage que les cellules soient équipées de caméras.
Après 48 heures de garde-à-vue et d'exercice du droit au silence, Marcus est déféré au dépôt où il reste environ 24 heures…. Juste le temps de comparaître devant un juge des libertés et de la détention qui l'envoie directement à la prison de Nanterre.
À la prison de Nanterre, rebelote, l'administration demande à Marcus de donner ses empreintes et de se laisser prendre en photo. Face à son refus on lui envoie une dizaine de surveillants pénitentiaires décidés à en découdre. Ne souhaitant pas finir ses jours avec des côtes cassées et une hémorragie interne à agoniser dans une cellule, Marcus obtempérera.
Après quelques heures dites « d'intégration dans la prison », on lui propose de rencontrer le directeur de la maison d’arrêt de Nanterre qui l'accueillera avec ces mots : « Monsieur, je sens qu'on va avoir de sérieux problèmes avec vous. »
Marcus est passé en comparution immédiate au Tribunal de Grande Instance de Nanterre le 7 juin 2016. Ce jour-là une manifestation pacifique de soutien devant le tribunal s’est tenue, mais beaucoup des personnes venues en solidarité n'ont pas pu entrer dans la salle d’audience.
Devant le juge, un policier a raconté sa version des faits en présentant 6 jours d'ITT. Un autre a raconté que Marcus lui avait donné 5 coups de pieds dans le dos alors qu'il était menotté face contre terre en train d'étouffer avec leur poids sur le dos.
Le procureur demande 3 mois ferme prétextant une récidive pour outrage et rébellion, le juge lui en donne 6. Il assortit les six mois ferme de 400 euros d'amende et de 1100 euros de dommages et intérêts. Plusieurs fois, tout au long du procès, le juge parle des agressions que subissent les policiers dans les manifestations contre la loi travail et qu'on ne peut pas laisser passer ça.
Il reproche également à Marcus de ne pas avoir fait appel de précédentes condamnations pour outrage et rébellion, en déduisant que le fait de ne pas faire appel induisait qu'il reconnaissait sa culpabilité.
Sorti à 18 heures du tribunal, Marcus ne quitte finalement la prison qu'à 23 heures.
Un an et demi après cette mésaventure, notre camarade Marcus passe donc en appel le 21 septembre devant la cour d'appel de Versailles.
Un RDV est donné à 12h30 au château de Versailles (pour s'y rendre prendre le RER C direction Versailles château rive gauche) pour aller en manifestation pacifique au tribunal où le procès est prévu à 14h.
Ce genre de mésaventure occasionnant en outre de nombreux frais de justice et d'avocat, un soutien financier est organisé sur le site pot commun :
Merci d'avance à toutes les personnes qui ont déjà manifesté leur solidarité et qui la manifesteront encore ce jour-là en venant à Versailles ou d'une manière ou d'une autre.
Un message de solidarité également à d’autres camarades militants qui passeront en procès ce même jour, le 21 septembre, au Tribunal de Grande Instance de Paris, que ce soit pour leur soutien aux réfugiés ou pour leurs luttes contre l'exploitation et les violences policières et leur implication dans les luttes sociales et dans le mouvement contre la loi travail.
Nous demandons la Relaxe pour Marcus et pour tous les militants que l’on cherche à criminaliser pour leur lutte à défendre le juste.
LIEN VERS DES ARTICLES CONSACRES A CETTE ARRESTATION ET CETTE CONDAMNATION AUSSI INJUSTES QUE POLITIQUES :
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2016/06/liberezmarcus.html


vendredi 21 juillet 2017

Libération de Pierre Simon EHIVET... On s'en réjouit mais que fait-on pour les autres ?

L'Affdo-ci Detenus d'Opinion  nous informe que Pierre Simon EHIVET a été libéré le mercredi 19 juillet 2017. On s'en réjouit pour lui et pour les siens. 
Rappelons toutefois qu'il avait été injustement incarcéré en novembre 2012 quelques jours seulement après la publication d'un article sulfureux de Maria MALAGARDIS contre la première Dame Simone EHIVET GBAGBO.
En ce vendredi 21 juillet d'ouverture des 8èmes jeux de la francophonie, en Côte d'Ivoire, la même Maria MALAGARDIS s'honorerait de publier un article sur le régime criminel d'Alassane OUATTARA dans lequel pas moins de 3 prisonniers politiques viennent de perdre la vie en un mois des suites des traitements inhumains et dégradants subis durant leur incarcération arbitraire :
RIP Todé BONFILS qui nous a quittés le 29 juin 2017, Joseph SERY le 11 juin 2017 , Jean Assié KOUATCHY le 20 mai 2017. Ils sont tous les trois décédés après 5 ans de détention aussi arbitraire que criminel en proie à toutes sortes de tortures physiques et morales comme beaucoup d'autres avant eux.
La lutte continue pour tous ceux qui souffrent dans ce pays de non droit qu'est devenue la Côte d'Ivoire sous Alassane OUATTARA et ses bourreaux en treillis ou en col blancs que sont sa mante religieuse Dominique, son PAN criminel Guillaume SORO, son voyou tortionnaire Hamed BAKAYOKO, sa lâche crapule d'ex-Président Henri Konan BEDIE ainsi que tous les autres chiens de guerre, médiacrasseux et dirigeants de ce monde corrompus qui les maintiennent au forceps au pouvoir pour préserver leurs marchés juteux au détriment du peuple ivoirien.
          
                      Todé BONFILS             Jean KOUATCHY                 Joseph SERY







vendredi 30 juin 2017

Todé BONFILS encore un prisonnier politique ivoirien décédé !

Après Jean Assie KOUATCHY le 20 mai et Joseph SERY le 11 juin, Todé BONFILS est le troisième prisonnier politique à décéder en prison en un mois en Côte d'Ivoire en proie à toutes sortes de traitements aussi inhumains que dégradants. 
Incarcéré en le 08 mai 2012, il est décédé ce jeudi 29 juin 2017  à l'infirmerie de la MACA suite à un palu aigü.
Combien de morts et de familles éplorées devront-nous encore supporter avant que les organisations supposées défendre les droits de l'Homme ne réagissent ?

samedi 24 juin 2017

QUELLE RECONCILIATION AVEC LE PAN CRIMINEL GUILLAUME SORO ?

Parodie de réconciliation à la Soro-Ouattara-Nyamsi... NON à cette inversion permanente de la victime et du bourreau en Côte d'Ivoire. Franklin NYAMSI la plume aussi sulfureuse que nauséeuse du PAN criminel Guillaume SORO reprend tous les médiamensonges qui ont servi à renverser Gbagbo à coup de bombes franco-onusiennes pour installer le très libéral et ami des milliardaires occidentaux Alassane OUATTARA. Qu'il s'agisse de Tiburce KOFFI, le mangercrate ivoiritaire qui retourne sa veste plus vite que son ombre, d'Alain TOUSSAINT qui avait dévoilé sa véritable nature vénale depuis fort longtemps, de Sidiki BAKABA, immense réalisateur à qui l'on doit "la victoire aux mains nues" en 2004 avant de virer SORO (SOROS ?) en 2017 ou encore de Michel BAROAN dont on attend le démenti concernant son ralliement annoncé par Philippe KOUHON à la pseudo cérémonie de réconciliation et de pardon annoncée pour septembre 2017 en Côte d'Ivoire, quelques trophées de guerre des communicants de la SORO-OUATTARANDIE ne parviendront jamais à faire oublier les centaines de victimes de la tragédie ivoirienne. SORO et OUATTARA continuent de tuer les Ivoiriens pour un seul et même commanditaire comme Franklin NYAMSI le reconnaît lui-même : "Le Professeur Franklin Nyamsi a expliqué la vision du Pardon et de la Réconciliation que promeut le Président Guillaume Soro et exhorté les derniers exilés Ivoiriens à rentrer paisiblement dans leur pays, sous la bienveillance du Chef de l'État, Son Excellence Alassane Ouattara, qui encourage ardemment tous les retours d'exil." (cf. : http\://www.afrikipresse.fr/politique/reconciliation-nationale-un-conseiller-de-soro-et-le-president-des-refugies-ivoiriens-de-france-se-parlent).


NOUVELLE OFFENSIVE MEDIATIQUE DE LA SORO-OUATTARANDIE = PSEUDO-RECONCILIATION SOUS LE PATRONNAGE DE GUILLAUME SORO, UN DES PRINCIPAUX BOURREAUX DE LA CÔTE D'IVOIRE
Nous avons appris par l'intermédiaire de Philippe KOUHON, un des mangercrates du régime OUATTARA que Franklin NYAMSI l'éminence grise et plume nauséeuse de Guillaume SORO organisait une conférence à Paris en vue d'annoncer un colloque en septembre prochain sur "le pardon et la réconciliation en Côte d'Ivoire". 

Depuis quelques mois en effet, des photos et des vidéos produites par les communicants de SORO -dont son conseiller Franklin NYAMSI- nous montrent le ralliement de quelques personnalités qu'ils pensent emblématiques de la tragédie ivoirienne. C'est ainsi qu'après Alain TOUSSAINT depuis longtemps écarté de la lutte des véritables partisans du Président Laurent GBAGBO, sont venus rejoindre le rang des ralliés à SORO : Tiburce KOFFI ou la girouette qui tournait plus vite que son ombre (https://www.youtube.com/watch?v=UGvFw82o4L8) ou encore Sidiki BAKABA que son spectaculaire revirement a pu surprendre même si des prémisses se sont fait sentir après son retrait des invités de la conférence du 22 avril 2017 notamment et tout dernièrement Michel BAROAN dont les pudeurs de gazelle à la tête de l'URIF (Union des Réfugiés Ivoiriens de France) trouvent désormais une nouvelle signification à l'aune de ce ralliement pour le moins inattendu. 
Mais ce ne sont certainement pas quelques trophées de "guerre" de communication de surface qui feront oublier la responsabilité pleine et entière de SORO et de ses nouveaux amis en ce qui concerne les victimes du régime illégitime et criminel auquel il appartient, à commencer par Joseph SERY même pas encore enterré, Jean Assié KOUATCHY mort enchainé au pied de son lit d'hôpital après d'infâmes tortures, et les dizaines d'autres milliers de disparus depuis que SORO et ses mercenaires de tous bords ont décidé de conquérir le pouvoir et de s'y maintenir par les armes au lieu des urnes avec le soutien des puissances occidentales, France en tête.
NOUS N'AVONS PAS LE DROIT DE LAISSER NOS ENFANTS CROIRE QUE LA FORCE PREVAUT SUR TOUTE AUTRE CONSIDERATION MORALE TELS QUE LE PARTAGE, LA NON VIOLENCE ET LE VERITABLE PARDON PRÔNES PAR LE PRESIDENT LAURENT GBAGBO.

La désactivation de certains comptes facebook comme celui d'Alexis Gnagno (Alexis Bayoro Gnagno) ou encore avant-hier de Willy Bla n'est sans doute pas complètement étrangère à l'annonce en grande pompe sur le Web de cette vaste comédie humaine que serait une réconciliation à l'initiative de SORO, à moins qu'une fois de plus il appartienne encore aux victimes de demander pardon à leurs bourreaux !

TEXTE DE L'INVITATION RECUE PAR MAIL DE PHILIPPE KOUHON : 
« Samedi 24 juin à 16h : conférence de presse du conseiller spécial du président de l’assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Professeur Franklin Nyamsi à l’adresse de l’opinion ivoirienne et internationale sur l’annonce du colloque international des 9-10 septembre 2017 sur le pardon et la réconciliation en Côte d’Ivoire » – Lieu : Grand Hôtel du Havre, sis au 18, rue d’Amsterdam, près de la gare de Saint Lazare dans le 9e arrondissement de Paris. – Inscription : franklin.nyamsi@gmail.com »


Sur la mission commandée d'Alain TOUSSAINT de briser la Résistance ivoirienne et panafricaine de France en l'infiltrant de l'intérieur pour la faire exploser, il y aurait beaucoup à dire et ce au moins depuis que je le connais début 2011. Avant de revenir ultérieurement sur ses actes de trahison, prenons le dernier en date : l'appel à céder aux sirènes de la parodie de réconciliation du PAN criminel OUATTARA ainsi qu'en atteste cette photo du 3 mai 2017 : http://www.camer.be/59919/6:1/cote-divoire-reconciliation-nationale-ivoirienne-le-president-guillaume-soro-joint-l39acte-a-la-parole-audience-accordee-a-alain-toussaint-ex-conseiller-du-president-gbagbo-a-paris-kleber-cote-divoire.html#iwZLSUEG9GCb1BG2.99

Articles qui parlent de ce rapprochement entre Tiburce KOFFI et Franklin NYAMSI en mission commandée en FRANCE pour essayer de faire quelques bonnes prises dans la sphère patriotique des partisans de Laurent GBAGBO, celle de ceux qui ont déjà cédé ou céderont à l'achat de conscience des communicants de SORO :
PETIT RAPPEL SUR QUI EST CE PANTIN DE TIBURCE KOFFI PRÊT A TOUS LES REVIREMENTS POUR SATISFAIRE SA PANSE:
TIBURCE KOFFI, UN RAT DE PALAIS QUI SE MORD LA QUEUE :

Un des ralliements à l'appel à la parodie de réconciliation et de pardon de SORO, si ce n'est le seul ralliement qui nous a vraiment surpris : celui du grand réalisateur Sidiki BAKABA, auteur de "La victoire aux mains nues" de 2004 où il indexe la France pour ses crimes impunis contre les populations civiles de Côte d'Ivoire : la victoire aux mains nues sidiki bakaba (64 morts et des milliers de victimes) : https://www.youtube.com/watch?v=CdZcI9zrfws.
Le même Sidiki BAKABA qui dénonçait l'imposture de OUATTARA et de ses soutiens jusqu'à tout récemment, a soudain décidé de répondre favorablement à l'appel à la réconciliation et au pardon du très criminel Guillaume SORO : http://www.connectionivoirienne.net/127148/cote-divoire-sidiki-bakaba-soutient-lappel-de-soro-guillaume
Sidiki BAKABA avait également refusé de participer à la conférence/commission d'enguête du samedi 22 avril 2017 animée par Investig'Action- Michel Collon. Une lecture rétrospective invite à comprendre qu'il avait peut-être déjà à l'époque rejoint le camp des bourreaux de la Côte d'Ivoire.

L'information et surtout la photo de Michel Baroan ne sont pas de moi mais je l'ai ai reçues dans un mail en date du jeudi 22 juin 2017 du très zélé mangercrate Philippe Kouhon. Et la photo où l'on voit Michel Baroan aux côtés de Franklin NYAMSI date du 21 juin d'après l'article d'Afrikipress que le même Philippe Kouhon utilise comme appât pour la réconciliation. A trois jours de leur conférence de presse d'hier, avouez que ça appelle quelques explications, surtout qu'en ce qui me concerne, ce Monsieur vers qui Laurent Akoun m'a renvoyée pour trouver un appui dans les dossiers des demandeurs d'asiles que je suivais n'a jamais daigné s'intéresser au sort des demandeurs d'asile "anonymes", ne s'intéressant qu'aux personnalités connues et délaissant totalement celles et ceux qui n'ont ni entregent, ni moyens pour se défendre... Alors certes contrairement à Sidiki Bakaba, Alain Toussaint et Tiburce Koffi, on n'a pas de vidéo appelant à rejoindre le camp des ralliés à SORO pour sa parodie de réconciliation mais à ce niveau de la lutte, je ne conçoit guère que Michel Baroan ait pu seulement pêcher par naïveté. Et si c'est le cas, il n'a qu'à démentir être en pourparlers avec SORO comme l'affirme Philippe Kouhon dans le mail qu'il a envoyé à des centaines de journalistes et autres avec cette phrase que je reproduis ici : "Depuis donc le 15 avril 2017, date de la cérémonie « Ayo Paris » organisée à Paris par "Ivoir Prod et la FERDIF ( Fédération des ressortissants d'issia en France) pour rendre hommage à SEM Guillaume Soro président de l'assemblée nationale de la côte d'ivoire à travers ses différentes actions politiques, sociales et culturelles, Franklin Nyamsi a déjà rencontré MM. Alain Toussaint ( ex conseiller en communication de Gbagbo), Sidiki Bakaba ( cinéaste), Tiburce Koffi ( journaliste-Ecrivain) et Michel Barouan ( président des réfugiés ivoiriens en France) afin de les exhorter à s’approprier cette vision nouvelle du PAN et d’en devenir les ambassadeurs. Nous y reviendrons." Lien vers l'article d'Afrikipress susmentionné : http://www.afrikipresse.fr/politique/reconciliation-nationale-un-conseiller-de-soro-et-le-president-des-refugies-ivoiriens-de-france-se-parlent.

Lien vers l'article d'Afrikipresse diffusé par le très mangercrate Philippe KOUHON le jeudi 22 avril 2017 : http://www.afrikipresse.fr/politique/reconciliation-nationale-un-conseiller-de-soro-et-le-president-des-refugies-ivoiriens-de-france-se-parlent.





mercredi 14 juin 2017

Quand l'inversion de la victime et du bourreau en Côte d'Ivoire se retrouve au coeur de la terre mère France-à-fric ! !

Soutien à Steve BEKO poursuivi en FRANCE par le faux-nez du FPI AFFI N'GUESSAN via la fille de Christine ADJOBI

Ce jeudi 15 juin 2017 à 13h débutera l'audition de Fabrice Lago aka 

Steve Beko, Secrétaire Général Adjoint de l'UNG (Union des Nouvelles Générations) au Tribunal Correctionnel de BOBIGNY sis au 173 avenue Paule Vaillant Couturier (métro Bobigny Pablo Picasso (Ligne 5). Il est poursuivi pour diffamation et injure publique par la fille de Christine ADJOBI sur la base du post ci-dessous transféré. Mobilisons-nous pour dénoncer cette nouvelle inversion de la victime et du bourreau, cette stratégie constante des ennemis de la vérité pour faire passer AFFI et ses AFFIDES pour les représentants du FPI qu'ils ont cessé d'être à la minute où ils se sont alliés à OUATTARA pour cautionner son régime. Rappelons-nous la condamnation récente de Koua Justin, Dano Djedje et Dahi Nestor Jfpi pour "discrédit d'une décision de justice" -en l'occurrence leur position légitime et courageuse consistant à refuser de reconnaître l'imposture d'AFFI à la tête du FPI- qui a achevé de faire voler en éclat leur prétendue action en faveur de la libération des prisonniers politiques alors que ce sont aujourd'hui eux qui contribuent officiellement à faire enfermer et torturer nos frères de combat. Le fait que ce nouvel épisode de la "guerre" "interne" du FPI, c'est-à-dire celle des bourreaux du peuple ivoirien pour asseoir leur domination néocoloniale- se déroule en FRANCE est une chance pour nous, celle de disposer d'une tribune pour dénoncer l'imposture de OUATTARA et de ses commanditaires occidentaux. Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, reconnaissons à Steve Beko le mérite d'être fidèle aux idées du Président Laurent GBAGBO et soyons nombreux à lui apporter notre soutien. Si j'ai bien compris, il s'agit d'une audition devant le Juge d'instruction et non d'une audience publique. Merci de nous préciser le cadre judiciaire de cette affaire ! Petite suggestion : et si on écrivait massivement notre soutien à Fabrice LAGO en dénonçant nous aussi le faux-nez affi et les relents pestilentiels de ses soutiens tel celui de Mlle N'touan Marie Ange Adjobi, fille de l'ex ministre Christine Adjobi ?


 

https://www.facebook.com/steve.beko.5/posts/1493271807414908



Pour rappel la condamnation de Koua Justin, Nestor Dahi et Dano DJEDJE à 30 mois de prison pour prétendu discrédit de "décision de justice" :  
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2017/05/francivoire-victimes.html


dimanche 11 juin 2017

Joseph SERY nouvelle victime du régime OUATTARA

En ce dimanche 11 juin où le Président MACRON s'apprête à recevoir l'imposteur OUATTARA, Joseph SERY, pompier ivoirien et ex-prisonnier politique du régime criminel et dictatorial imposé à la Côte d'Ivoire par les bombes franco-onusiennes le 11 avril 2011 est tombé sur le champ d'honneur des combattants de la liberté.

Injustement incarcéré en 2011 sur des chefs d'accusation totalement infondés, Joseph sera remis en liberté en décembre 2015, puis de nouveau tout aussi arbitrairement emprisonné pour sa soit-disant participation à l'affaire des enlèvements du Novotel aux côtés du Général Dogbo Blé avant d'être acquitté et relâché en avril 2017 sans aucune indemnisation cependant pour ses 4 années de détention arbitraire comme d'ailleurs aucun ex-prisonnier politique ne l'a été à notre connaissance. Joseph SERY était connu pour son altruisme lui qui a aidé tant de prisonniers politiques à la MACA.


Joseph SERY est malheureusement loin d'être le premier Prisonnier politique ivoirien à décéder des suites de son emprisonnement arbitraire. Nombreux sont nos parents et amis ex-otages du régime illégitime et criminel actuel à ne pas se remettre des traitements inhumains et dégradants. Il y a ceux qui meurent pendant leur détention comme Jean Assie KOUATCHI enchaîné au pied de son lit ou encore ceux qui décèdent peu de temps après à l'instar de Joseph SERY mort officiellement des suites d'un AVC mais on le sait victime également sans aucun doute des suites des tortures subies au quotidien durant sa détention comme Basile Mahan GAHE avant lui ou encore le commissaire César NEGBLE


Cela fait des années que nous dénonçons ses exactions du régime ivoirien actuel soutenu par la FRANCE notamment auprès des ONG supposées protéger les droits de l'Homme, mais sans effet notable jusqu'à présent.


Lien vers des articles qui traitent de la situation des prisonniers politiques ivoiriens :

"En Côte-d’Ivoire, des centaines de prisonniers politiques": http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2016/08/en-cote-divoire-des-centaines-de.html ;

CÔTE DIVOIRE : ENCORE UN PRISONNIER POLITIQUE PRO GBAGBO QUI MEURT A LA MACA : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2017/01/cote-divoire-encore-un-prisonnier.html ;

Nouvelle vague d'arrestations en Côte d'Ivoire :
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2015/05/nouvelle-vague-darrestations-de.html ;

Grève de la faim des prisonniers politiques de SEGUELA :
http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2015/05/prisonniers-politiques-de-seguela-en.html

Reprise de la grève de la faim des prisonniers politiques ivoiriens : 

Prisons sous Ouattara = mouroirs pour détenus politiques ivoiriens : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/09/les-prisons-sous-ouattara-sont-devenues.html       

Grève de la faim des prisonniers politiques de la MACA : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/09/greve-de-la-faim-des-prisonniers_6.html



Un Dossier sur les prisonniers politiques ivoiriens du 09 mai 2014 : http://indignez-vous.hautetfort.com/media/00/00/4284625072.pdf

Ci-dessous le communiqué du COFED suite à ce nouveau décès d'un ex-prisonnier politique ivoirien :


DÉCLARATION DU COLLECTIF DES FEMMES ET PARENTS DES DÉTENUS DE LA CRISE POST ÉLECTORALE DUE A LA MORT DES PRISONNIERS PRO- GBAGBO APRÈS LEUR LIBÉRATION.
« Nous tenons une fois de plus a attirer l’attention de tous les partis politiques des institutions internationale et nationales de tous les ivoiriens face au drame que subissent nos parents prisonniers politiques après leurs libérations évidemment après avoir passé plusieurs années en détention de manière arbitraire , abusive et gratuite.

En effet, nous sommes sans ignorer que nos parents lors de leur arrestation subissent des tortures accompagnées des conditions inhumaines de détention qui entraînent par la suite des maladies. Le triste constat est qu’ils sont tous malades et même après leur libération traînent toujours les corollaires de la prison.
Nous nous rappelons que plusieurs de nos parents ont perdu la vie quelques temps après avoir été libéré. Il y a le cas du sous-préfet KAPHET AIMÉ GNAKO qui est décédé le 02 octobre 2016 après avoir été libéré le 24 décembre 2015 après plusieurs années de détention gratuite.

Et le cas le plus récent est celui de notre époux, frère et parent SERY JOSEPH qui faisait partie des premier prisonnier de la MACA en 2011. Il est mis en liberté en janvier 2015 et ensuite incarcéré en fin d’année 2016 jusqu’en Avril 2017 à l’école de gendarmerie avec le Général Dogbo Blé dans le cadre du procès de Novotel pour lequel il fut totalement blanchi et mis en liberté définitive depuis ce mois d’Avril 2017. Donc là encore notre parent fut gratuitement emprisonné pendant 4 ans .

Le Drame est que notre parent SERY JOSEPH vient malheureusement de nous quitter hier DIMANCHE 11 juin a 5 h du matin suite à un AVC.
Nous le Collectif des Femmes et Parents des détenus de la crise post-électorale tenons le Gouvernement et sa justice partiale pour responsable de la mort de nos parents.
Par conséquent nous réclamons le dédommagement de nos parents qui font gratuitement de la prison avec un suivi médical après leur libération et nous pensons également que cette manière de gérer le cas de nos parents prisonniers politiques ne fait qu’envenimer et aggraver la situation sociale et politique.
Nous le Collectif Des Femmes COFED exigeons la libération sans condition aucune de tous nos parents qui croupissent de manière injuste dans les prisons de la Côte d’Ivoire ».

Fait à Abidjan le 11 juin 2017
Pour le Collectif des Femmes Cofed
Mme Datte Simone Présidente du COFED