TIBALA

Chers amis de la liberté et de la souveraineté des peuples, La démocratie ne s'impose ni par la force, ni de l'étranger pas plus qu'elle ne s'achète ! Elle se construit pas à pas dans le respect des peuples et de leurs institutions souveraines. Mais courage, résistons et soutenons le souverainiste Laurent GBAGBO car son combat, c'est aussi le nôtre, celui de tous les citoyens libres et égaux en droit. Après avoir armé, formé, financé, renseigné et protégé les rebelles de OUATTARA depuis 2002, la France a imposé son poulain à la tête de la Côte d'Ivoire pour garder la mainmise sur les richesses de ce pays (pétrole, cacao, café,...). Elle participe activement à l'épuration ethnico-politique qui se poursuit dans l'indifférence coupable tant de la Communauté Internationale que des média et des partis de gouvernement.

jeudi 14 décembre 2017


Le Cercle des Volontaires enregistre la troisième émission « Guerre & Paix » à Ivry-sur-Seine le samedi 16 décembre 2017 de 14h30 à 17h30. Cette émission s’intitulera « Côte d’Ivoire : la Françafrique, encore et toujours ? », et sera présentée par Raphaël Berland et Olivier Mukuna. Elle portera sur l’élection de 2011, le procès de l’ancien président Laurent Gbagbo à la CPI, et le rôle de la France dans ces événements.
Nous vous proposons d’assister et de participer (1) à l’enregistrement, dont le prix d’entrée est de 10€ (il n’y a que 40 places). Venez également rencontrer en « off » les membres de notre équipe, ainsi que les invités. Pour vous inscrire, nous vous remercions de remplir le formulaire suivant.
(1) Deux sessions de 10mn de questions du public sont prévues.

samedi 9 décembre 2017

METTONS DES VISAGES ET DES NOMS SUR LES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS

Merci de relayer aussi largement que vous pouvez cette campagne "Mettons des visages et des noms sur les prisonniers politiques ivoiriens" à l'approche de ces fêtes de NOËL que tant des nôtres passeront loin des leurs !

Alors que vient de se tenir un sommet UE-UA à ABIDJAN à l'occasion duquel la communauté internationale - MACRON en tête- ont encore oeuvré pour  relégitimer le régime ivoirien,  tandis que les institutions tant nationales qu'internationales, médias mainstream et autres ONG influentes continuent de nier les crimes de  ce régime criminel imposé à la tête de la Côte d'Ivoire depuis le 11 avril 2011, la longue liste des victimes de cette inversion de la victime et du bourreau caractérisée continue de s'allonger.

Au recensement des personnes décédées, disparues, torturées, violées, expropriées, pillées, exilées,... il convient d'ajouter que des centaines de prisonniers politiques civils et militaires croupissent toujours dans les geôles ivoiriennes, dont un grand nombre sans jugement et sans mandat de dépôt. Le RAPPORT N°2-2017 SUR LES PRISONNIERS POLITIQUES DU SECRETARIAT NATIONAL CHARGE DE L’ADMINISTRATION PENITENTIAIRE ET DES PRISONNIERS POLITIQUES [1] du 01 décembre 2017 fait état de 197 prisonniers politiques reconnus (c’est-à-dire bénéficiant d’un mandat de dépôt et régulièrement enfermés dans une maison d’arrêt officielle). Il ne s'agit donc là que des prisonniers politiques officiellement enregistrés auxquels il convient d'ajouter tous les civils et militaires arbitrairement incarcérés en dehors de toute procédure légale quand ils ne sont pas purement et simplement enlevés et assassinés comme Lath ESSOH [2]. A la privation de liberté s'ajoute les violences physiques et morales, l'absence de soins, de privation de nourriture décente, les mesures vexatoires, les humiliations permanentes et autres traitements dégradants du quotidien. 

Dans le cadre de l'accompagnement de demandeurs d'asile au quotidien que nous menons ici en FRANCE, la même inversion de la victime et du bourreau se poursuit puisque les décisions tant de l'OFPRA que de la CNDA (pour ce qui est du Conseil d'Etat, nous attendons de voir venir car nous sommes seulement en train de le saisir sur un cas d'espèces), les décisions de ces instances ne cessent de vanter la réconciliation promise et tenue par OUATTARA en allant même jusqu'à prendre l'exemple d'ASSOA ADOU selon elles rentré d'exil en toute quiétude et sans aucun préjudice [3]. Quand on sait qu'il est toujours incarcéré pour avoir seulement défendu la ligne souveraine et démocratique du FPI incarnée par GBAGBO il y a de quoi s'interroger sur la santé mentale de ces administrations qui président à la destinée de centaines de milliers de demandeurs d'asile toutes origines confondues !

Parce que les fêtes de Noël approchent et pour continuer de dénoncer sans relâche le sort de ces centaines de prisonniers politiques connus, les familles et proches de détenus ont décidé de lancer la campagne "METTONS DES VISAGES ET DES NOMS SUR LES PRISONNIERS POLITIQUES IVOIRIENS".

Cette campagne médiatique relaie le travail harassant et constant des collectifs des familles et des proches qui oeuvrent pour la libération des prisonniers politiques ivoiriens dont le COFED (Collectif des Femmes et des parents de Détenus de la crise postélectorale) [4] et l'AFFDO-CI (Association des Femmes et des Familles de Détenus d'Opinion en Côte d'Ivoire) [5]. Elle est largement diffusée sur les réseaux sociaux par des militants du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes telle Marie YAPO sur Facebook [6] dont on salue l'engagement sans faille aux côtés des ses parents et amis particulièrement touchés par cette tragédie. 




[3] Ainsi dans plusieurs de ses décisions de rejet de la demande d’asile de militants du FPI, la CNDA soutient que leurs craintes de persécution ne seraient pas crédibles dans la mesure où « le Président OUATTARA a tenu sa promesse de ne pas poursuivre les personnes qui rentreraient au pays après s’être exilées » et que « plusieurs partisans de Laurent Gbagbo sont rentrés sans incident après s’être exilés pendant 3 ans » selon des rapports de  2015 sur lesquels elle s’appuie.  Contrairement aux promesses de M. OUATTARA que la CNDA prétend tenues, certains partisans et collaborateurs du Président Laurent GBAGBO ont bien été arrêtés à leur retour d’exil et sont à ce jour toujours maintenues en détention dans des conditions qui font craindre pour leur vie.  Citons notamment le cas du Ministre Assoa Adou arrêté à son retour d’exil  comme le dénoncent ces deux communiqués du parti communiste français : http://www.pcf.fr/64522  et http://international.pcf.fr/64523    

[4] https://www.facebook.com/collectif.desfemmes.73 

[5] https://www.facebook.com/collectif.desfemmes 

[6] https://www.facebook.com/glorieusemarie.yapo






















dimanche 3 décembre 2017

POLITIQUE ET SHOWBIZ A ABIDJAN : GESTION MOUTA MOUTA !


Alexis Gnagno a ajouté 3 photos.
8 h
A CEUX QUI VOUDRAIENT NOUS FAIRE TAIRE
Les gens veulent apparemment nous empêcher de parler mais ils vont devoir s'habituer à nous voir dénoncer cette attitude de complaisance ostensible d'un homme qui a dit lui-même que sa voix compte, dans un livre qu'il a publié.
Quand nous parlons de Didier Drogba, c'est toujours par rapport à notre pays qui souffre du fait d'un tyran qu'il donne en tout cas l'impression de soutenir, un tyran qui a tué beaucoup des nôtres, contraint beaucoup d'autres à l'exil, mis au chômage beaucoup d'autres encore, qui a divisé le pays et tient tout le monde en laisse, par une terreur qui s'exprime sous toutes les formes, physique , psychologique, etc . Didier Drogba a une posture très critiquable.
Et puis, nous lisons que le gars ne fait pas de politique, ah bon! mais tout montre pourtant qu'il fait bien de la politique, au moins pour rendre service au régime Ouattara. Par exemple, quand il a appelé à aller à des élections alors que l'opposition avait posé des revendications précises. " Election, c'est pas gnaga ", avait-il dit. Est-ce son rôle d'appeler les gens à aller à des élections ? Est-ce le rôle d'un footballeur puisque certains nous disent qu'il n'est qu'un simple footballeur ? Et où s'arrêterait ce rôle ?
Au début, il avait donné sa caution à une stratégie de communication du régime Ouattara qui voulait faire croire à une logique de réconciliation en créant la Commission Dialogue Vérité et Réconcilation ( CDVR ). Didier Drogba a été un membre de la CDVR. Et on pourrait donc logiquement se dire que c'est parce qu'il voulait voir les ivoiriens se réconcilier.
Didier Drogba n'est pas un homme politique, disent-ils, mais c'est tout ce que nous lui souhaitons, qu'il ne soit pas un homme politique, en tout cas qu'il ne choisisse pas un camp contre un autre. Alors , certains répondent que du temps de Gbagbo, Didier Drogba s'affichait bien avec le régime, comme sil voulait nous dire que Gbagbo et Ouattara, c'est la même chose !
Des ivoiriens étaient-ils dans des camps de réfugiés à l’étranger au temps de Gbagbo ?
Y avait-il des prisonniers politiques qui croupissaient dans des prisons pendant des années sans jugement ?
Au temps de Gbagbo, les comptes de ses adversaires étaient-ils gelés ? Etc.
NON, Gbagbo était dans une logique de réconciliation que personne ne peut nier, sauf à être de mauvaise foi, et Didier Drogba avait bien voulu apporter son grain de sel en proposant de jouer un match de l'équipe nationale de Côte d'Ivoire à Bouaké. Ce que le président Gbagbo avait accepté sans problème.
Tout ce que nous lui demandons donc aujourd'hui, c'est de prendre des initiatives, comme par le passé ou, s'il ne se sent pas le courage de le faire, qu'il se fasse au moins discret avec les bourreaux de la démocratie en Côte d'Ivoire. Sinon, nous nous réserverons toujours le droit de faire parler ces images muettes.

Merci à  Alexis Gnagno pour cette contribution. Il faut avoir le courage de dénoncer publiquement les personnalités dites apolitiques qui soutiennent le régime d'ABIDJAN. Pendant que Didier Drogba s'affiche aux côtés des dignitaires aux mains les plus tâchées de sang de ce régime aussi criminel qu'illégitime à commencer par le couple présidentiel et Hamed BAKAYOKO (dit Hambak, âme damnée attachée à leur garde rapprochée à qui on prête des ambitions présidentielles récemment nommé Ministre de la Défense après avoir été Ministre de l'intérieur depuis le putsch du 11 avril 2011), les opposants politiques et les civils aux mains nues qui se battent pour restaurer la démocratie en Côte d'Ivoire continuent de mourir et de croupir en prison, de souffrir sur les dures routes de l'exil quand ils ne perdent pas la vie et d'être muselés dans leur pays car toute personne qui se permet ne serait-ce que de critiquer ce régime se retrouve aisément en prison (on vient d'arrêter Gnakbo Kakou juste parce qu'il marchait pacifiquement pour une vraie réconciliation). 

Didier Drogba est certes un joueur de talent sur la fin et on peut comprendre qu'il ait besoin de se préparer une retraite dorée. Mais de là à cautionner les crimes de la Francivoire, il y a un pas qu'on regrette qu'il franchisse aussi aisément. On a eu Alpha Blondy avant lui, Tiken Jah Fakoly et tutti quanti... 
Au fait, ne sont-ce pas les mêmes avec lesquels on nous demande d'être "indulgents" aujourd'hui car ils ne savaient pas vraiment ce qu'il en était, qu'ils seraient enfin prêts à mettre leur popularité au service d'une vraie réconciliation et blablabla ? Si c'est celle des mangercrates et des fameux 1% qui nous asservissent, bon appétit, bonne réconciliation bling bling et que ue leur conscience s'en arrange ! L'Histoire jugera ici bas comme au-delà...

Souvenons-nous qu'en 2011/2012, il ne fallait dire de mal ni d'Alpha Blondy ni de Tiken Jah Fakoly qui cautionnaient ouvertement le régime illégitime et criminel de OUATTARA installé et maintenu au pouvoir par l'Occident, France en tête. Que les communiquants de la marionnette OUATTARA utilise ces personnalités ivoiriennes parmi les plus populaires du show business pour essayer de se refaire une virginité, cela est une évidence. Mais que des joueurs de foot et des artistes de talent, adulés par la foule qui ont l'occasion de faire le tour du monde et de sonder les coeurs tombent dans le panneau et fassent comme s'ils étaient exemptes de tout reproche quand l'heure des comptes sonne, cela est une insulte à la mémoire de toutes les victimes de la prédation néocoloniale notamment en Côte d'Ivoire. D'ailleurs si DROGBA et les autres étaient si apolitiques que cela, ils n'hésiteraient pas à s'afficher aux côtés de la Première Dame Simone Ehivet Gbagbo ou même à La Haye. C'EST GBAGBO QUI EST TOUMA TOUMA !


samedi 2 décembre 2017

RACISME EN NOIR ET BLANC


En ce samedi 02 décembre 2017, journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, il n’est pas inutile de rappeler que si « seuls ceux qui s’aiment connaissent le bonheur de s’enrichir en donnant »… Cela n’occulte en rien une réalité objective : la France est profondément raciste, un racisme sur fond de négrophobie et d’islamophobie qui redouble les effets du déterminisme social :

Je suis « blanche » et j’ai 5 fois ? 10 fois ? 100 fois ? 1000 fois ? 100000 fois moins de risques :

- De me faire violer en RDC ou ailleurs dans un pays en proie aux luttes des multinationales pour contrôler l’accès aux richesses minières et qui utilise le viol comme arme de guerre, véritable féminicide à ciel ouvert qui ne parvient même plus à franchir le seuil de notre conscience collective anesthésiée par les médiamensonges de l’oppresseur ;

- D’être exterminée à Duékoué ou ailleurs parce que la France et ses multinationales de l’agrobusiness notamment comme Bolloré, Dreyfus ont décidé de repeupler ma riche et hospitalière région cacaoyère d’une main d’œuvre étrangère corvéable et malléable à merci sur fond d’instrumentalisation ethnico-politique ( voir La Francia in nero documentaire de Silvestro MONTANARO (VO) ;

- D’être vendue et mise en esclavage en fuyant la misère de mon pays d’origine orchestrée par l’Occident comme Stephy, torturée en LIBYE après avoir fui la dictature de OUATTARA en CÔTE D’IVOIRE ;

- D’Être contrôlée et me faire abattre par la police comme Adama TRAORE parce que « Noir » ou comme Amine Bentounsi parce que «Arabe » (recensement des victimes connues depuis 2005)

- De me faire sodomiser comme Théo à coups de matraque en public par des représentants de la force publique payés pour nous protéger () ;

- De mourir noyée dans un fleuve à Venise sous les moqueries des passants comme Pateh Sabally, un Gambien de 21 ans () ;

- De tomber sous le coup des actes terroristes des groupuscules islamistes ou autres que l’Oxydant a pris l’habitude de former ou de protéger en bon pyromane qu’il est et pour la défense de ses seuls intérêts bien compris ;

- De recevoir une OQTH (Obligation de Quitter le Territoire Français) parce que les dirigeants « bienpensants » qui gouvernent la France ont décidé que le pantin qu’ils ont installé à la tête de mon pays sert mieux les intérêts de nos multinationales ;

- De subir des contrôle au faciès humiliants, aussi répétitifs qu’abusifs ;

- De crever de faim dans la rue ;

- D’être expulsé de mon logement ou déguerpi de mon campement de fortune ;

- De savoir ce que cela fait d’être jugé uniquement sur la couleur de sa peau ;

- D’être poursuivie à 8 ans dans les rues de mon village par des gamins hystériques avec des batons qui crient à mort le « bougnoule », le « bicaud » comme mon fils métis ;
- …
- BREF d’être victime d’actes racistes, parce que je veux bien que quelques mini-actes de racisme anti-blancs aient pu être posés – et encore il faudrait aller voir de plus près ce que l’on entend par là – mais la triste réalité reste quand même que ce sont bien les non blancs qui subissent le plus d’actes racistes des plus bénins aux plus tragiques. Il faudrait arrêter d’inverser la victime et le bourreau.

Mon mari est noir et il a 5 fois ? 10 fois ? 100 fois ? 1000 fois ? 100000 fois moins de chances que moi de :

- De gagner près d’un million d’euros dans le cadre d’un emploi fictif ou hériter de la fortune de ses parents comme… Là je ne crois pas qu’il y ait besoin de donner d’exemples… On sait tous de qui je veux parler ;

- De fréquenter de « bonnes » écoles ou d’être simplement scolarisé ;

- D’accéder à un logement décent ;

- D’accéder à la culture, aux loisirs et aux sports de la pensée dominante ;

- D’être enterré dignement ;

- D’être récompensé pour services rendus à la Nation (en revanche il a toutes les chances d'être dénigré voire assassiné pour ne pas le faire comme dans le Massacre de Thiaroye du Premier décembre 1944)

- De gravir normalement les échelons de la hiérarchie de son entreprise ;

- De bénéficier d’un non-lieu alors qu’il aurait provoqué la mort de 2 jeunes de cité « Zyad et Bouna » (à noter que Jean Pierre MIGNARD l’avocat blanc des familles des victimes est également celui de OUATTARA en Côte d’Ivoire) ;

- De pouvoir agir en légitime défense tant il est vrai que nous les Blancs avons le droit de résister à l’oppression tandis que les « Noirs » n’auraient que le droit d’être non-violents et encore sous réserve de ne pas trop contrarier les intérêts des « Blancs » dominants auxquels cas ils deviennent immédiatement des ennemis à éliminer par n’importe quels moyens (il suffit de se rappeler le sort fait à Lumumba, Ben Barka, Boganda, Um Nyobé, Ouandié, Max Moumié, Modibo Keita, Mariem Ngouabi Sankara, ou encore Khadafi sans oublier Gbagbo ou encore l’emblématique Mandela récupéré dans le panthéon occidental dès lors qu’il ne menaçait plus trop leurs intérêts après pourtant avoir été condamné à la peine de mort comme terroriste –peine heureusement communée en prison à perpétuité par les mêmes Blancs dominants 30 ans plus tôt sous la pression des pays maghrébins à l’ONU) ;
- …
Nos enfants sont métis et je ne sais pas trop ce qu’il en est des statistiques quant à leurs chances de connaître un monde moins inégal que celui dans lequel nous vivons, mais il m’est de plus en plus difficile de les accompagner sur le chemin de leur scolarité où on leur enseigne les grandes valeurs de la République française que l’on ne cesse de bafouer ou de laisser bafouer au quotidien. A nous de faire en sorte que cela change !

ESCLAVAGE EN LIBYE, DICTATURE EN CÔTE D’IVOIRE... L’OFPRA INDIFFERENTE A CES CRIMES CONTRE L’HUMANITE ?

Beaucoup s’émeuvent tout à coup de la situation faite au Noirs en LIBYE… Et il faut continuer à dénoncer cette pratique barbare[1] qui déshonore l’Humanité dite civilisée toute entière y compris et surtout les instances décisionnaires qui savent mais font semblant de ne pas savoir.

Depuis quelques années, nous accompagnons des demandeurs d’asile sur le douloureux et souvent très morbide chemin de l’exil. Chaque récit, chaque histoire de vie est un témoignage bouleversant qui vous transperce le cœur devant la bestialité à laquelle des certains sont capables de s’abaisser envers des frères égaux en Humanité uniquement motivés par la préservation de leurs petits intérêts matériels égoïstes au mépris du droit des autres à vivre librement.

Si les souffrances de nos frères et sœurs de combat ivoiriens sur leur terre natale nous arrachent le cœur –il s’agit majoritairement de partisans du partisans GBAGBO  même s’il nous arrive d’accompagner des ressortissants d’autres pays- le sort réservé aux migrants qui sont passés par la LIBYE durant leur parcours d’exil nous semble parmi les plus terribles quand ils ont la chance de pouvoir atteindre vivant les rives de la Méditerranée.

C’est ainsi que nous avons dernièrement rencontré Stephy, une jeune ivoirienne qui -partie de Côte d’Ivoire au plus fort de la crise parce qu’elle était sur la liste noire des rebelles et autres chiens de guerre de OUATTARA- s’est retrouvée en LIBYE non sans avoir subi la prostitution forcée d’une maquerelle africaine au NIGER avant cela. De tout ce qu’il nous avait été donné d’entendre sur les traitements inhumains et bestiaux infligés aux victimes de la prédation néocoloniale poussées à quitter leur terre pour échapper aux dictatures installées et maintenues par l’Occident sur la terre de nos ancêtres, les viols, traitements inhumains et meurtres collectifs infligés par les nouveaux « dirigeants » installés par l’OTAN à TRIPOLI par l’Occident terroriste est de loin une des pires choses qu’il nous ait été donné d’entendre.

Avant de commencer à relater son témoignage, nous voudrions dire qu’il y a une hypocrisie totale à ce que ce soit les dirigeants des riches puissances occidentales MACRON en tête qui se fassent passer pour les défenseurs des droits de l’Homme en Afrique et particulièrement en LIBYE alors que ce sont leurs gouvernements qui ont esclavagisé et continuent d’asservir une grande partie du continent en installant et en maintenant des dictateurs à leur tête amenant les populations paupérisées, affamées et maltraitées à prendre les routes de l’exil au péril de leur vie et de leur liberté (BONGO, EYADEMA pères et fils au GABON, BIYA au CAMEROUN, KAGAME au RWANDA, KABILA fils en RDC, DEBY au TCHAD,… OUATTARA en CÔTE D’IVOIRE, TERRORISTES LIBYENS depuis 2011 tout en assassinant ou en écartant du pouvoir toutes les grandes figures du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : Ruben UM NYOBE, Ernest OUANDIE, Max MOUMIE, Medi BEN BARKA, Modibo KEITA, Patrice LUMUMBA, Sylvianus OLYMPIO, Amicar CABRAL, Thomas SANKARA, Mouammar KADHAFI jusqu’à leurs épouses et leurs enfants qui comme Marthe MOUMIE la veuve de Max MOUMIE fut tout récemment assassinée au CAMEROUN pour avoir continué à se battre pour faire la vérité sur l’assassinat de son mari par les services secrets français en 1960. Et ça ne s’arrête pas aux dirigeants politiques puisque les opposants et les grands intellectuels panafricains et/ou lanceurs d’alerte sont également éliminés tel le grand économiste Joseph TCHUNDJANG POUEMI pionnier de la lutte contre le franc CFA, IBNI au TCHAD, le journaliste norbert ZONGO, le cyberactiviste burkinabé Rachid SANA empoisonné en Allemagne fin novembre dernier,…

Voici ce que Stephy raconte dans son récit déposé à l’OFPRA :

« Vers août 2015 –je me souviens qu’on avait passé l’anniversaire de mon fils - des étudiants camerounais ont dit qu’ils allaient prendre la route pour l’Europe en passant par la Libye. J’avais un peu économisé. Donc nous avons pris la route. Nous sommes partis en bus d’ORAN pour OUARGLA en Algérie. A OUARGLA, on a dit que ce sont des passeurs arabes qui emmènent  les gens en Libye mais qu’il faut attendre d’être plus nombreux pour partir. On a fait 5 mois là-bas. On a donné 17000 dinars algériens par personne. On a fêté janvier à OUARGLA. En février 2016, ils sont venus nous dire que comme nous étions assez nombreux (environ 80), ils allaient nous faire passer pour aller à DEBDEB la dernière ville frontière d’Algérie avant la LIBYE.
Ils nous entassés 40/40 dans 2 pick-up et ils nous ont fait passer les barrages. On est parti à 10h le matin et chaque fois qu’il y avait un barrage, ils nous faisaient descendre avant du véhicule. On marchait en contournant le barrage et on les retrouvait après. On est arrivé à DEBDEB vers minuit. A DEBDEB, nous sommes tombés sur des petits Libyens, très jeunes (12/13 ans) en armes qui nous ont fouillés. Ils ont d’abord fouillé les sacs et pris ce qui les intéressaient, puis ils ont fait fouille au corps et ils ont trouvé l’argent que j’avais glissé dans mon sexe dans un petit sachet plastique. On nous avait prévenus qu’on pouvait tomber sur des voleurs mais je ne pensais pas qu’ils iraient fouiller là. En revanche, ils n’ont pas trouvé les billets que la Camerounaise avait cousus sous ses nattes. Après ils nous ont dit de dégager. On a marché pendant 4 jours dans le désert, sans boussole.
Nous sommes arrivés dans ce qui ressemblait à un campement militaire abandonné avec des sacs de sable empilés et un grand corridor. Là-bas on a croisé des jeunes qui avaient vécu la même mésaventure que nous à DEBDEB. Nous avons rencontré des Arabes qui voulaient bien nous transporter mais contre de l’argent. Comme je n’avais plus rien, j’ai dû payer en nature. Ils nous ont embarqué dans des petites voitures bâchées jusqu’à TRIPOLI (3 jours de trajet). On attendait la nuit pour rouler pour qu’on ne nous repère pas. Le troisième jour, ils ont bâché et on a continué à rouler toute la journée.
A TRIPOLI, on nous a envoyé à « GARGARECH » où il y avait beaucoup de Noirs, de Camerounais, d’Ivoiriens, de Tchadiens, de Sénégalais de la Casamance et quelques Gambiens. Comme je n’avais pas d’argent, on se nourrissait entre nous. Il y avait un jeune Nigérien qui avait un groupe de filles nigérianes à qui il avait fait croire qu’il les emmènerait en Europe pour travailler (ménage,…). En fait, il les a emmenées à TRIPOLI. Il leur a dit qu’elles devaient rembourser le transport et leurs papiers en travaillant pour lui en se prostituant. Vu que je n’avais plus d’argent et que j’avais déjà été obligée de le faire à TAMANRASSET, j’ai fait ça pour survivre  jusqu’en juin 2016.
C’est en juin 2016[2] que les « Asma Boys » sont venus nous ramasser (Forces spéciales autoproclamées Anti-Kadhafi). Ils nous ont bien violées à trois garçons pour une fille. Ils nous ont envoyé dans une ancienne boulangerie abandonnée. On a trouvé des Ivoiriens qui avaient fait déjà au moins 8 mois là-bas. Ils violaient les hommes et ils nous violaient nous les femmes chaque jour avec leurs fusils. Ils ont tiré sur une fille qui refusait à chaque fois de se laisser faire et elle est morte. Quand on a vu ça on s’est laissé faire. En même temps qu’ils nous violaient et qu’ils nous frappaient, tous les jours, ils exigeaient que l’on appelle nos parents au pays pour qu’ils envoient de l’argent pour nous sauver
[Stephy vient de faire une fauche couche. Elle a perdu l’espoir qu’elle portait en elle d’une nouvelle vie et a bien failli perdre également la sienne. Le traumatisme subi par son corps comme par son esprit dans les camps de torture, d’esclavage sexuel et d’extermination des Noirs en LIBYE peut avoir joué un rôle déterminant dans cette tragédie qui touche également son compagnon lui-même rescapé de la shoah libyenne après avoir subi les crimes de la francivoire (sa femme et ses 3 enfants ont été assassinés au camp de gendarmerie de BOUAKE en 2002)].
En décembre 2016, il y a eu un conflit entre les « Asma Boys » et les « Barbus ». On disait « guerre des héritiers ». Quand ils ont cassé la « prison » (ancienne boulangerie), on a fui et nous nous sommes réfugiés au bord de la mer. J’ai fait 2 mois au bord de la mer. Les Barbus nous donnaient souvent du pain. Il y avait une usine de fabrication des médicaments pas très loin. On partait prendre des lots de médicaments pour se soigner et de la farine périmée pour manger en buvant l’eau salée de la mer.
Vers la fin janvier 2017, ils ont recommencé à tuer les Noirs dans le quartier « Gargarech ». Ils les prenaient dans les cargos/containers et les arrosaient de balles. C’est là que les « Barbus » ont décidé de nous faire traverser. Le 2 février 2017 à 22h, ils nous ont mis à l’eau dans un Zodiac[3]. Nous avons duré 12h sur l’eau. On pensait mourir. On était livré à nous-mêmes. A 10h le 3 février, on a vu arriver un bateau de l’ONG « Proactiva open arms ». Ils nous ont équipés de gilets de sauvetage et on est monté sur un grand bateau[4].
On a fait deux jours sur leur bateau avant d’arriver en Sicile début février à Pozzallo. Sur le bateau, ils nous ont pulvérisés pour nous désinfecter. Quand nous sommes arrivés à Torino, ils nous ont donné du matériel de première nécessité (brosse à dents, savon,…) et des badges de la Croix Rouge pour la cantine et pour se soigner avec notre photo et notre date d’arrivée. Au bout de deux semaines, je ne me sentais pas bien ni en sécurité. On était sous des tentes et j’avais très froid. Je ne comprenais pas l’italien. Dans ce camp de réfugiés, il y avait beaucoup d’Ivoiriens et souvent ils attendaient là-bas comme ça sans rien de concret (ni transfert, ni passage en commission,…). Comme la Croix Rouge italienne était submergée, je me suis levée pour partir pour la France où j’avais appris que mon ami était arrivé alors que je le croyais refoulé en Côte d’Ivoire. Voilà comment je suis arrivée en France comme je pouvais. »

ET QUE CROYEZ-VOUS QU’IL SE PASSA LORSQUE STEPHY FUT SOUMISE A L’INTERROGATOIRE DE L’OFFICIER DE PROTECTION DE L’OFPRA DEBUT NOVEMBRE 2017 ?

D’emblée, ce Monsieur écarta tout ce qui dans son récit s’était passé hors de Côte d’Ivoire tout particulièrement en LIBYE comme si ce n’était pas la France aux côtés pour ne pas dire aux devants de l’OTAN  avait fait bombarder la LIBYE en 2011[5] comme ils l’ont fait en CÔTE D’IVOIRE[6] bien sûr sous couvert de résolutions créées sur mesure par le Conseil de Sécurité toujours prompt à déguiser ses guerres économiques en guerres humanitaires. Au nom de la continuité de l’Etat, les dirigeants français doivent a minima avoir le courage d’affronter les conséquences de leur politique terroriste en Afrique en accueillant avec le plus de bienveillance possible les survivants de la SHOAH LIBYENNE et de l’exil des victimes des dictateurs qu’ils installent et maintiennent au pouvoir par la force et dans le sang.
En ce qui concerne les massacres ethnico-politiques et le génocide Wê en CÔTE D’IVOIRE, le même agent de l’OFPRA se contenta de lui poser toutes sortes de questions plus partisanes les unes que les autres :
« Mais vous teniez des barricades  à l’appel de qui ? N’était-ce pas comme l’a dit le Général MANGOU devant la CPI à l’appel de Charles Blé Goudé ? N’était-ce pas vous les Patriotes qui brûliez des Dioulas[7] ? » Quand on se rappelle qu’aujourd’hui, il n’existe pas une seule image, une seule vidéo crédible qui impute la mort d’un seul étranger vivant en Côte d’Ivoire au régime du Président Laurent GBAGBO alors que des milliers de vidéos, de photos et de témoignages prouvent les crimes commis par les rebelles et autres supplétifs de OUATTARA sous l’égide des forces franco-onusiennes depuis 2002[8], il y a de quoi se révolter !
Ceci est d’autant plus aberrant que Stephy est aujourd’hui hébergée par une famille Dioula. On se demande alors pourquoi des musulmans ivoiriens donneraient l’asile à ceux-là mêmes qu’on accuse de brûler les leurs.
« QUI EST NEUTRE DANS UNE INJUSTICE SE MET DU CÔTE DE L’OPPRESSEUR » rappelle Desmond TUTU… Et en l’occurrence en ce qui concerne la CÔTE D’IVOIRE et la LIBYE, on a largement dépassé le stade de la neutralité déjà insupportable. Il s’agit bien de complicité active de crimes contre l’Humanité. Dès lors attelons-nous à attraire les dirigeants actuels comme passés de la France et des pays membres de l’ONU devant leur fameuse CPI. Sauf que cette dernière est bien trop occupée à se voir remettre des faux prix des Droits de l’Homme[9] en récompense de ses parodies de procès comme celui actuellement intenté contre le Président Laurent GBAGBO à LA HAYE pour se préoccuper des crimes contre l’Humanité commis ou en cours de commission en LIBYE, en CÔTE D’IVOIRE et dans bien d’autres pays africains comme en RDC où l’on est même plus en mesure de dire à des millions près combien de victimes de crimes génocidaire et de viols comme arme de guerre cette guerre de prédation néocoloniale déguisée en conflit ethnique a déjà fait.

Fatou MAHINE et Christine TIBALA
Association Femmes En Résistance

[1] Bravo aux organisateurs des dernières manifestations qui ont réussi à mobiliser des dizaines de milliers de manifestants pour protester contre l’esclavage en LIBYE : https://www.youtube.com/watch?v=AbmlP8U2zSo

[2] Sur les exactions commises sur les Noirs et les migrants subsahariens notamment par les Asma Boys, voir les liens suivants : http://www.reuters.com/article/us-europe-migrants-libya-gangs-idUSKCN0YW187 ; http://www.africaguinee.com/articles/2017/03/16/alhassane-sow-migrant-rapatrie-de-la-libye-s-ils-tuent-un-noir-ils-crachent-sur ; https://newint.org/features/web-exclusive/2016/06/23/to-be-black-in-libya autant de vidéos et d’articles qui montrent que la question était connue avant la vidéo de CNN : http://www.lepoint.fr/monde/libye-des-migrants-vendus-sur-des-marches-aux-esclaves-15-11-2017-2172533_24.php

[3]164 personnes d’après ce que nous dirons ceux qui nous ont recensés à notre arrivée en Italie
[4]https://www.youtube.com/watch?v=QpeaV3fE7Co ; http://www.lefigaro.fr/international/2017/02/03/01003-20170203ARTFIG00292-les-images-du-cauchemar-vecu-par-des-migrants-secourus-en-mediterranee.php ; http://www.lalibre.be/actu/international/1-500-migrants-secourus-en-mediterranee-ce-week-end-4-500-depuis-mercredi-589767f2cd70ff671e022647 ; http://www.jeuneafrique.com/400300/societe/migrants-journee-difficile-large-cotes-libyennes

[5] Se reporter à l’excellent ouvrage de Patrick MBEKO sur la guerre impérialiste contre la LIBYE de KADHAFI qui nous a amené à cette situation : https://blogs.mediapart.fr/amdb/blog/041116/patrick-mbeko-objectif-kadhafi

[6] Voir une courte vidéo qui retrace le plus long coup d’Etat de toute l’Histoire néocoloniale française : https://www.youtube.com/watch?v=-qovELfU9RY

[7] Quand on pense que les officier de protection de l’OFPRA sont supposés être neutres et bienveillants ou faire semblant de l’être au moins au stade de l’instruction des dossiers, ça en dit long sur la suite. Mais c’est l’occasion de revenir sur cette accusation faite contre les pro-GBAGBO de brûler des Dioulas selon un prétendu code 125 imputé à CBG pour 100F CFA pour l’essence et 25F CFA pour l’allumette. Sauf que la photo supposée corroborer les crimes commis par des pro GBAGBO sur des allogènes et notamment des DIOULAS présentée par tous les médias mainstream et notamment au JT par Sogona BAMBA ne vient pas de Côte d’Ivoire mais bien d’Afrique du Sud : Cette photo prise en 2008 montrait en fait Ernesto Alfabeto NHAMUAVE, une victime de la violence xénophobe en Afrique du Sud : http://regardscroises.ivoire-blog.com/archive/2013/03/09/sogona-bamba-voleuse-d-images-et-manipulatrice-de-medias-pou.html ; https://africacheck.org/ernesto_original
Il faut dire que les médiamensonges sur la Côte d’Ivoire ont été et sont toujours tellement puissants avec inversion systématique de la victime et du bourreau, que beaucoup y compris parmi nos amis ont pu s’y laisser tromper. C’est ainsi que même notre jeune frère Kemi Seba que je soutiens sans réserve dans le combat contre le Franc CFA, contre l’esclavage en LIBYE comme en MAURITANIE et autres atteintes aux droits fondamentaux des peuples souverains d’Afrique et d’ailleurs a pu se laisser tromper par certaines campagnes calomnieuses contre la Première Dame Simone Ehivet GBAGBO (voir son interview de mai 2017 au BURKINA FASO : https://www.youtube.com/watch?v=h0D3aMqn-dc Interview dans laquelle certes il dénonce les exactions des rebelles de OUATTARA mais dans laquelle il n’hésite pas à rappeler qu’il a dénoncer la prétendue xénophobie de Simone GBAGBO en reprenant à son compte le concept de « poudrière identitaire ») . Leurs usines à fabriquer des storytelling mensongers sont réellement puissantes et redoutablement efficaces, que même lui Kemi Seba en fait souvent les frais, lui que l’on continue à accuser d’antisémitisme, de tribalisme ou autres ismes supposés discréditer les lanceurs d’alerte et les victimes de la négrophobie et de l’islamophobie institutionnalisées pour ne pas dire manipulées à souhait pour couvrir les politiques d’asservissement de l’Occident prédateur. C’est ainsi que l’expression « poudrière identitaire » qu’il reprend à son compte dans ce documentaire fait référence à un film de propagande d’un pseudo sociologue belge du nom de Benoît SCHEUER (http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/05/benoit-scheuer-le-propagandiste-de.html) qui dès 2001 va servir de support à la campagne de diabolisation de Laurent GBAGBO et de son régime par de très riches et très puissants amis de OUATTARA Georges SOROS en tête (http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2014/10/ces-ong-criminelles-qui-vampirisent.html) à tel point que c’est sur la base de la diffusion de ce montage que sera lancée la pétition internationale en vue de saisir la CPI pour crimes contre l’Humanité : http://survie.org/francafrique/cote-d-ivoire/article/appel-urgent-cote-d-ivoire … Déjà ! 15 ans plus tard, Laurent GBAGBO est devant la CPI mais aucun des crimes contre les populations allogènes invoqués par Benoît SCHEUER qui prétendait avoir déposé 150 plaintes de victimes notamment burkinabé des exactions du régime GBAGBO n’a été déposée à la CPI par son ONG de l’époque Prévention Génocide… Qui de surcroît a disparu après avoir pourtant servi de fer de lance à la campagne de diabolisation de Laurent GBAGBO.

[8] Crimes filmés des rebelles durant ladite crise postélectorale : http://contrepoids-infos.blogspot.fr/2015/10/guillaume-soro-rattrape-par-ses-crimes.html ; https://www.youtube.com/watch?v=u1kbokP3a5Y ; https://www.facebook.com/christine.tibala/media_set?set=a.1109675405778377.1073742065.100002077842574&type=3

[9] A noter que la CPI, cette tout sauf noble et indépendante institution porteuse de tant d’attentes déçues vient de se voir décerner le prix des Droits de l’Homme pour la Paix à STOCKOLM ce lundi 20 novembre 2017 : https://twitter.com/hashtag/Stockholmhumanrightsaward?src=hash après que OUATTARA et son allié corrompu BEDIE aient remis le mal nommé prix Houphouêt Boigny de la paix à l’ancienne Maire de LAMPEDUSA Giuseppina NICOLINI le 27 juin 2017 : http://www.afrikipresse.fr/politique/prix-unesco-fhb-pour-la-paix-une-ong-qui-a-sauve-de-la-mort-15-mille-migrants-illegaux-recompensee, l’hommage que le vice rend à la vertu en quelque sorte !



Je suis blanche mais si j'étais noire, je voudrais avoir le courage et la capacité de pardonner de Stephy esclave en Libye et victime de la dictature ivoirienne installée par la France à coup de bombes franconusiennes le 11 avril 2011. Il y a quelques mois, nous étions la voix de Stephy et je remercie Guy Anti-conformiste autorité suprême d'avoir relayé son témoignage sur les réseaux sociaux (https://www.facebook.com/verbelacrimogene/videos/1688025064833964)

Il y a 15 jours, Stephy a reçu la notification de rejet de sa demande d'asile au motif que son parcours d'exil après la Côte d'Ivoire et notamment la barbarie qu'elle a subie pendant 8 mois enfermée, violée quotidiennement à coup de cross de fusils par les Asma Boys qui font régner la terreur en LIBYE ne regardaient pas l'OFPRA (Office Français de Protection des Réfugiés et des Apatrides). Nous soutenons la thèse inverse. La France a lancé ses chiens de guerre (armée française en lien avec les mal nommés combattants de la liberté et autres milices esclavagistes) contre le régime du Président Mouammar KADHAFI avec la suite que l'on sait : assassinat du Guide libyen et "émergence" de la LIBYE actuelle, zone de non droit et de réapparition de l'esclavagisme dans sa forme la plus bestiale.
En France et dans tous les pays du monde, il existe un principe de droit fondamental : la responsabilité civile à titre individuel et la responsabilité professionnelle en tant que personne morale... Ce que l'on exige d'un individu ou d'une entreprise devrait valoir pour un Etat ou bien ? Or la FRANCE a bombardé la LIBYE après avoir massacré des dizaines de milliers de civils et de militaires libyens et ivoiriens au motif que le régime du Président KADHAFI et celui du Président Laurent GBAGBO avaientt commis ou étaient sur le point de commettre des crimes contre l'humanité. Or aujourd'hui, nous savons tous que KADHAFI n'a pas gazé BENGHAZI et que GBAGBO n'a bombardé ni les civils ni les militaires passés du côté de OUATTARA en 2011 (ce n'est pourtant ni la légitimité ni les moyens qui lui manquaient jusqu'à sa chute du 11 avril 2011). Alors nous sommes en droit de réclamer aux responsable de la barbarie humaine qui se déroule en Côte d'Ivoire certes mais a fortiori en LIBYE avec le règne des milices criminelles escalvagistes que l'Etat français prenne ses responsabilités et répare le préjudice qu'il a occasionné dans ces deux pays et plus largement dans toutes ses ex-colonies africaines. Aidez-nous à sauvez Stephy, à lui trouver un avocat compétent et non inféodé à la francivoire pour introduire son recours devant la CNDA.

Christine TIBALA